Interview

Interview de Salome no Kuchibiru à Japan Expo 2019

19/07/2019 2019-07-19 07:00:00 JaME 500 vues Auteur : Aravinth, Pierre RENAUD

À l'occasion de Japan Expo 2019, nous avons pu nous entretenir avec le groupe Salome no Kuchibiru.


© Aravinth

Bonjour Salome no Kuchibiru ! Merci d’avoir accepté cette interview ! Pourriez-vous vous présenter pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Satoshi Mizuno : Notre groupe « Salome no Kuchibiru » a pour thème le genre musical des années 40 de l’ère Showa, donc les années 1960-1970. C’est un genre musical très underground, très psychédélique et il est vrai que depuis quelques années, depuis 5 ans environ, nous nous sommes plus tournés vers des chansons avec un style un peu plus ancien, plus folk. C’est un mélange de plusieurs styles différents avec du folk, des éléments issus du bouddhisme, de la religion shintoïste, du funk, du psychédélique.

Pourriez-vous vous présenter chacun ?

Kyôko Tachibana : Je suis Kyôko Tachibana, la chanteuse du groupe. Je ne m’occupe que du chant. Pour tout le reste, mon collègue le dira mieux que moi mais c’est lui qui s’en charge.

Satoshi Mizuno : Je suis Satoshi Mizuno et je suis en charge de tout le reste. C’est-à-dire que je suis auteur-compositeur, je m’occupe des textes et des mélodies du groupe et je joue également de la basse.

D’où vient le nom du groupe et comment vous êtes-vous rencontrés ?

Satoshi Mizuno : C’est sous mon impulsion que le groupe s’est formé en 2003, Kyôko n’en faisait pas encore parti. C’était la troisième personne avec qui on se produit à Japan Expo, Kazumi Suzuki qui était dans le groupe à ce moment-là (NDLR : en tant que membre permanent). Le groupe s’est formé autour d’une passion commune à toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin au groupe, que ce soit ma collègue ou les guitaristes/batteurs de session : la culture de l’ère Shôwa.

En ce qui concerne le nom du groupe, il n’y a pas de sens particulier si ce n’est que c’était le nom d’un vieux film pornographique et on a trouvé la sonorité du titre très sympathique.

Votre dernier album « Minna no Kyôsokyoku » date de 2017. Est-ce que vous pourriez nous en dire quelques mots ?

Satoshi Mizuno : Notre dernier album qui est sorti en 2017 comme vous l’avez mentionné est notre 4ème album. Entre notre 3ème et notre 4ème album, vous remarquerez qu’il y a eu un creux de 5 ans. Il est vrai que cet album a mis du temps à sortir car on avait sorti beaucoup de singles au format vinyle et ce dernier album a été réalisé avec ces chansons sorties en vinyle.

Vous étiez déjà venus à Paris l’an dernier à l’occasion du festival « Paint Your Teeth ». Vous êtes revenus à ce même festival cette année et vous vous produisez également à Japan Expo. Que pensez-vous du public français ?

Kyôko Tachibana : L’année dernière, quand nous étions venus en France, personne ne nous connaissait, au point où les gens se disaient : « Mais quel est ce groupe ? ». Néanmoins, j’ai remarqué que les fans français, même s’ils ne connaissent pas un groupe, vont quand même manifester une curiosité pour voir à quoi ça ressemble et vont nous voir jouer sur scène. Et dès qu’ils se mettent à écouter et se disent qu’ils aiment bien, ils vont commencer à développer un réel intérêt pour le groupe. Bien sûr, il existe aussi ce genre de personnes au Japon mais il me semble un peu moins qu’en France et c’est pour cela que j’ai trouvé le public français particulièrement touchant.

De plus en plus d’artistes japonais diffusent leur musique sur des plateformes de streaming musical comme Spotify, ce qui est votre cas puisque l’on retrouve votre dernier album.  Les fans du monde entier ont donc accès à votre musique. Que pensez-vous de ce nouveau système de diffusion de la musique ?

Satoshi Mizuno : À l’époque où des plateformes comme Spotify ou Apple Music ont vu le jour, j’étais plutôt réticent devant ce concept alors que maintenant, je les utilise comme n’importe qui. Je pense que c’est un merveilleux moyen de diffuser nos chansons. Par exemple, quand quelqu’un écoute une chanson d’un style similaire au nôtre, il peut se voir proposer nos chansons et immédiatement, la diffusion de notre musique est importante.

Il y a juste un petit problème, c’est que le nom de notre groupe diffère selon les plateformes. On peut retrouver « Salome no Kuchibiru », « Lips of Salome » ou encore « Salome’s Lips ». Je pense qu’au niveau du nombre d’écoutes, ça peut poser pas mal de problèmes.

Si vous ne deviez choisir qu’une seule chanson pour faire découvrir votre musique, laquelle choisiriez-vous ?

Kyôko Tachibana : C’est un peu difficile d’en choisir une seule mais pour moi, ce serait « Ame no Hidamari » qui est une ballade. Nous avons remarqué que lorsqu’on la joue devant notre public, certaines personnes se balancent en rythme. Du coup, je pense que ce serait une bonne chanson pour le public français.

Satoshi Mizuno : Je rejoins Kyôko sur « Ame no Hidamari » car c’est une chanson qui compte énormément à mes yeux. Si je devais en proposer une autre, ce serait « Heparapera-Bushi ». Il y a un clip très intéressant disponible sur YouTube et qui illustre parfaitement la plus large diffusion des chansons de notre groupe et la manière dont notre communauté s’agrandit petit à petit. C’est une chanson particulièrement représentative de notre style un peu décalé.

Nous arrivons au terme de cette interview. Auriez-vous un dernier message à adresser à nos lecteurs ?

Satoshi Mizuno : Il est vrai que nous ne sommes pas un groupe extrêmement connu au Japon et malgré cela, avoir la possibilité de se produire en France et d’avoir face à nous un public aussi enthousiaste qui vient voir écouter nos chansons est un véritable honneur et cela nous procure une grande joie. Si nous pourrions revenir en France, ce sera avec grand plaisir !

Merci à Fanny Orange pour la traduction de l’interview et à Japan Expo pour cette opportunité !

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