Biographie

The ROOSTERS(Z)

23/04/2006 2006-04-23 12:00:00 JaME Auteur : luca

The ROOSTERS(Z)

The ROOSTERS(Z)

Le prélude.


Alors petite traduction rapide, on a au japon un poulailler fait de nombreuses folles et on a les coqs japonais. Des Coqs (The Roosters) d’un autre monde, leaders d’une génération et de toute une progéniture au japon.

En clair, pour les prêtres qui ont fait vœu de chasteté au japon, le rock a une hiérarchisation vaticale stricte : Il y a les Roosters et les autres.

Une symbolique permet de bien comprendre de quel groupe on parle.
Ce groupe underground à la base est une source au japon. Mais comme chacun sait, toute source possède un lieu, son sanctuaire. Un lieu sacré où l'on retrouve Chuck Piof, Edward Mcdaniels, Edward Cochran, Willie Dixon ……

On sait aujourd’hui que le groupe a pris racine comme beaucoup de leurs prédécesseurs anglo-saxons en rendant hommage au grand Willie Dixon. Ce bon Vieux Willie, premier noir à être employé par le label Chess présent à tous les maillons de la chaîne aux débuts du rock’n’roll.
C’est d’ailleurs la célèbre chanson du maître « Little Red Roosters » (repris par les Stones, Doors, Eric Clapton….) qui sera l’origine du nom du groupe. Lourde responsabilité !!!

L’histoire du groupe est un film de près de dix ans pimenté par une vie rock jusqu’au bout avec de nombreux effets secondaires encore de nos jours.

Une vie en quatre étapes bien distinctes.




1. The Roosters (Février 1979 - Juillet 1983) : La révolution Rock Japonaise


Le quatuor va se former dans sa ville d’origine Hakata-ku Fukuoka en 1978 avant de devenir officiel en février 1979. Agés seulement de 19 et 21 ans, ces petites frappes de la préfecture de Fukuoka vont marquer de manière irréversible le paysage rock nippon.
La légende va s’inscrire avec la sortie de quatre albums avec les membres originels. Une période courte de quatre ans qui sera la plus intense et la plus sacralisée par les fans.
Les Roosters, les précurseurs, ce sont avant tout quatre types explosifs avec une allure, une présence et une tenue unique.

* Shinya Ohe * Vocals, Guitar*
* Hiroyuki Hanada * Lead Guitar*
* Tomio Inoue *Bass Guitar*
* Jyunji Ikehata * Drums*

En ouvrant la pochette plastifiée des deux premiers albums, on se retrouve enfermé dans une boîte de confiseries des années 60. Miracle, les pâtes fruitées n’ont pas perdu de leur saveur bien au contraire. On n’est pas loin de croire qu’Alan Freed est ressuscité, venant finir ces vieux jours au japon.
C’est ainsi que sort le 25 novembre le premier opus : un album éponyme « The Roosters ». Une traînée de poudre qui va faire venir rapidement les costards dégageant de la naphtaline de chez Columbia.
Un album qui est actuellement collector avec des covers pour les puristes. Les coqs veulent frapper fort dans la gueule des chanteurs d’opérette et c’est pour ça qu’ils commencent par se prendre une bonne overdose de tequila dès le premier morceau.
Que dire de cette version de « Mona » d’Edward Cochran très explosive ? Personne n’est oublié, on y retrouve des stamps de Dieu : John Lee Hooker.
Un album respirant un potentiel énorme, on sait déjà qu’on n’a pas à faire à des jeunes premiers boutonneux. On a des envies frénétiques de crier : Baby la classe.
On retiendra sur « dou shiyou mo nai koi no uta » une composition de Shinya Ohe mettant en avant une hégémonie partielle sur le groupe. En effet Hanada, Inoue et Ikehata sont des fortes têtes. On sait bien que quatre coqs ensembles, quand vient la nuit c’est plutôt volcanique.
Mais la légende et la réputation du groupe vont se faire aussi par leurs prestations lives.
C’est la sauvagerie des premiers rockers sur scène, un peu paradoxale en comparaison avec leur production studio qui sont assez « classique rock ». Ils sont tout simplement le meilleur groupe Punk rock du japon. Une telle domination et une telle énergie, que leur aura sera vite internationale.
Je le dis tout clair, je n’ai jamais entendu une version pareille de « She does it Right », un sacré morceau live.

C’est en juin '81 que les coqs vont sortir leur second opus : Go Go the Roosters. Chronologiquement, cet album est encore plus rétro que le premier, ce n’est pas un morceau comme « Lipstic On Your Collar » & « one more kiss » qui va me contredire.
C’est aussi l’occasion pour Shinya Ohe de mettre en avant son leadership dans le groupe, il sera l’unique auteur et compositeur de cet album. Son look de dandy collectionneur de femmes sera loin d’être mis en échec avec l’un des premiers slows du groupe « girl friends ».
Mais après un début d’album assez soft, la flamme hot rock va vite revenir avec un morceau devenu mythique « Fade Away ».
L’album finit par un instrumental facturé the shadows.

Qui dit rock dit parfois, drogue, surtout avec un succès grandissant; c’est ainsi que Ohe commence à flirter avec la zone rouge: première alerte.
Six mois plus tard, le second album sort « Insane » fin novembre 1981……
Le groupe tout en restant dans son style, force plus dans le punk rock avec certains morceaux très expérimentaux et une sonorité en parallèle avec les productions des Clash du coté de Londres.
Des maux de gorges, je peux vous dire qu’il y en a eu après « Let’s go ROCK » DDDDDAAAANNN DANNNNNNN !!!!!!!
Un grand coup de blues après s’être fait viré proprement et gentiment par sa dernière petite amie un samedi soir : « All Night Long ».
L’album est aussi une première évolution dans l’organisation car on voit arriver la première composition de Tomio Inoue « Baby Sitter ». Une première incursion qui sera bientôt profitable à Hiroyuki Hanada.

Le groupe va finir d’imposer au japon son style par une longue tournée. Cette période reste encore aujourd’hui mythique pour les amoureux du groupe.
1982 sera aussi le début de la fracture et du début d’un malaise dans le groupe ; en effet le succès du groupe va avoir petit à petit raison de Shinya Ohe qui va tomber dans la drogue allant jusqu’à un séjour prolongé dans un hôpital pour ses nombreux troubles mentaux.
L’effet est bien sûr immédiat sur l’activité du groupe qui restera assez muet pendant la moitié de l’année 82.

On attendra fin août 1983 pour voir venir le quatrième et ultime album du groupe original : « DIS »
En effet, cet album qui va clore la vie des Roosters va être aussi un nouveau départ. Jyunji Ikehata sera le premier à quitter le navire. Une perte assez immense car Jyunji était déjà à l’époque une pointure avec une rythmique rare à la Charlie Watts.
Il participera à l’élaboration de l’album mais partira avant l’enregistrement et sera même effacé de la photo finale de l’album. Sombre histoire !!!
Le groupe va faire alors appel à Jun Shimoyama (qui aura une influence sur le futur du groupe par la suite), Masayuki Nadatomo et furtivement Koichi Ando. Les trois musiciens participeront tout de même dans l’enregistrement de l’album.
Mais revenons à l’album, les Roosters n’ont plus cette orientation punk rock. On voit une réelle fuite vers un rock alternatif. Moins vif en effet mais d’une profondeur plus forte. Le travail d’écriture et musicale est reparti sur tout le groupe. Ils signent sur cet album d’énormes efforts artistiques.
Les titres « kaze no naka ni kie ta » et « I'm Swayin' in the Air » sont un pur style Roosters des premiers jours.
Mais on s’arrêtera sur le titre « Sad Song », un titre qui aura une influence sur le style de Cui Jian, l’un des fondateurs et précurseurs du rock Chinois.
L’album se clôture avec une semi instrumentale « Je suis le vent » envoûtant sensuel et léger : Magnifique !!! Un adieu magnifique pour THE ROOSTERS




2. The Roosterz (Juillet 1983 - Mars 1985) Le dernier souffle de Shinya Ohe


J’ai beaucoup insisté sur le quatuor d’origine, c’est ainsi avec le départ d’un autre fondateur du groupe Tomio Inoue en janvier 1984 que le groupe va perdre sont ‘S’ pour devenir ‘Z’
Une distinction salutaire tirant un trait sur le côté historique du groupe d’origine.
Alors que je pars dans la nostalgie des quatre premières années, il faut vite remettre les choses en place : The Roosterz n’est pas mort, loin de là.

* Shinya Ohe * Vocals, Guitar *
* Hiroyuki Hanada * Lead Guitar *
* Jun Shimoyama * Lead Guitar *
* Tomio Inoue * Bass *(jusqu’en janvier 1984)
* Kazuhiko Sakuyama * Bass * (des janvier 1984)
* Masayuki Nadatomo * Drums *
* Koichi Ando * Keyboards *

C’est ainsi que le 21 mars va sortir « Good Dreams » un album charnière. Un album qui sonne aussi pour certains fans comme un good bye.

La rythmique n’est pas vraiment la même mais l’âme est là. En effet, c'est sur cet album qu’est enregistré un des plus grands classiques du rock Japonais : CMC.
La chanson de toute une génération, une chanson pour la postérité du groupe.
On y retrouve aussi des morceaux avant-gardistes tels que Nürnberg..

Même si il y a eu des départs, on sent une grosse maturité dans le travail de morceaux et le titre « God dreams » est le meilleur exemple.

Seulement quelque mois plus tard ,le groupe sort son sixième album « Phy », un album sombre qui sera aussi la fin de l’aventure pour le Grand « Shinya Ohe ». En effet, ses démons l’habitent toujours et sa santé s’est souvent consumée comme les vapeurs d’opium….. Ohe savait aussi que son influence au sein du groupe était devenue éphémère…. Il était peut-être en façade le leader du groupe mais la réalité était tout autre. C’est après cet album qu’il quittera le groupe pour sa carrière solo après un séjour prolongé en centre hospitalier….

C’est ainsi que Phy est l’album ultime de la voix des Roosters. Car une version de Femme Fatal de Lou Reed avec la voie de Shinya Ohe, c'est un autre monde par rapport à la reprise de REM.

On sent aussi que ce sixième album arrive aussi au bout d’un cycle avec la chanson « BROKEN HEART ».
L’album sera repris pour la BO d’un film, « Last Soul ».

C’est par le départ du Shinya Ohe et d’une moindre importance de Koichi Ando que le groupe commencera réellement une nouvelle vie.




3. The Roosterz (Mars 1985 - Décembre 1987) l’autre son du japon.


Apres le départ de deux de leur membres en mars, le groupe va s’orienter vers une orientation plus formalisée, encrée dans la période de dépression de la moitié des années 80’s. Une partie des fidèles du groupe sont déjà partis avec leur gomina et leur peigne dans d’autres bars plus accueillants pour leurs oreilles.

En effet, c’est à partir de '85 qu’on va découvrir réellement Hiroyuki Hanada qui va devenir le leader du groupe avec Shimoyama. Hanada possède une voie plus blues rock que Ohe .
Mais cette qualité ne sera pas pour autant la première orientation du groupe

* Hiroyuki Hanada * Vocals, Guitar *
* Jun Shimoyama * Guitar *
* Kazuhiko Sakuyama * Bass Guitar *
* Masayuki Nadatomo * Drums *

Cette troisième génération des Roosterz va prendre un cheminement difficile et sûrement surprenant pour les observateurs avertis. Mais on se passionnera toujours autant pour leur orientation culte de précurseurs. La troisième vie des Roosterz va connaître la sortie de trois albums avec une évolution et une remise en question troublantes et inspirées.
Leur premier album arrive le premier jour de l’automne 1985 . « Neon Boy » est fortement inspiré par David Bowie et Lou Reed. L’album se plonge dans un rock décadant et avant-gardiste. Il est aussi influencé par les écrivainz français de la fin du 19e siècle avec le titre « UNE PETITE HISTOIRE ». Un album en parallèle aussi avec la forme des vapeurs des productions de leur compatriote de YMO : « DON'T YOU CRY »

Un an plus part sort KAMINARI en novembre 1986. Un album répercutant pour toute la future scène rock du début des années 90. On insiste parfois sur le fait que la scène japonaise possède parfois trop peu d’originalité dans son inspiration, se limitant à formaliser les mouvements de la scène occidentale. Mais les Roosterz ont souvent eu la force de lancer leur sonorité en parallèle des évolutions occidentales.
Kaminari en est un bon exemple, un album qui sera un parallèle avec la carrière des Smith. Même si The Roosterz est un groupe avec un lourd passé, ils vont s’orienter vers un son indépendant se marginalisant des productions conformistes du japon de l’époque. La voie et le style de Hamada vont aider grandement à promouvoir un discours social et résolument rebelle. Les meilleures armes de mes dires seront "OH! MY GOD” , “CRIMINAL ROCK” , “CRAZY ROMANCE”….. Cet album avec son côté minoritaire est à contre-courant de qu’il a été en son temps. Pris avec le recul des années, il sera dense et de grande influence pour les 90’s….

Passons à une autre période, avec leur l’album Passenger. Le duo leader Hanada & Shimoyama va décider de s’orienter vers un son plus rock traditionnel de l’époque. Une orientation post punk. L’album sera aussi une manière éclatante de montrer que pendant la carrière du groupe, ils n’ont jamais eu une attitude loin d’être autarcique sur leur seul archipel. C’est ainsi que le groupe s’envole pour Paris pendant l’été '87 direction les STUDIOS DAVOUT.
Un album rock de bonne facture avec les morceaux comme « Passenger » et « WATCH YOUR STEP » .
Il est rempli d’un verre du nectar de la maturité : « GOOD NIGHT, GOOD MORNING » .
Comme par hasard, mais pour certains sans surprise, l’album sera coordonné par Mister Z (Marc Zermati), le fondateur de Sky Dog. De plus certains musiciens français de bonne qualité de studio participeront à l’album ajoutant sur le sérieux de cet opus.




4. The Roosterz (Décembre 1987 - Eté 1988) la dernière route vers le retour aux sources


L’ultime acte de la vie du groupe arrive à la fin de l’année 87. Hamada sentant la nostalgie des sonorités qu’il avait connue à l’origine, le dernier des Mohicans décide de mettre en place une dernière orientation à la carrière des Roosterz.

C’est ainsi que Kazuhiko Sakuyama et Masayuki Nadatomo sont mis à la porte. Pour cette ultime mission, il va faire appel à des musiciens puristes du traditionnel rock avec Shigeo Mihara et Nikichi Anai.

* Hiroyuki Hanada * Vocals, Guitar *
* Jun Shimoyama * Lead Guitar *
* Nikichi Anai * Bass *
* Shigeo Mihara * Drums *

C’est dans cette atmosphère que va sortir FOUR PIECES le premier de cette quatrième formation mais ultime album de la vie légendaire des Roosters. On avait insisté sur le talent de Hamada avec une odeur épicée de blues rock roost. L’album sera le vrai coup de départ de toute sa future orientation musicale atypique et culte au japon devenant ainsi une référence et un modèle.
L’album est très classieux mettant en avant un déroulement orienté comme un road movie : « Lady cool » ; NAKED HEAVY MOON , GUN CONTROL.
Panta, l’un des auteurs cultes de l’époque signera même un titre pour l’album.
Mais le point fort sera la tournée FOUR PIECES TOUR. Elle ne sera jamais annoncée comme leur ultime voyage, mais Hamada va faire revenir les trois membres de sa tribue originale. Reformant le temps de la tournée les plus grands maîtres de la basse-cour japonaise Les ROOSTERS.
C’est ainsi qu’on retrouvera avec émotion *Shinya Ohe* *Tomio Inoue* et *Jyunji Ikehata*. Une association en forme d’adieu jamais réellement dévoilée par le groupe. Cette ultime épopée sera l’occasion d’un album live anthologique FOUR PIECES LIVE.

C’est ainsi que meurt en cette fin d’année 88 les Roosterz mais leur légende et leur influence va connaître le signe d’une fin impossible….




L’APRES ROOSTERS (Z)


Avec le recul de notre époque, on va pouvoir mettre en évidence plusieurs points importants. Les membres des Roosters(z) partiront tous vers une carrière solo ou dans des formations d’ampleur.

Mais sans porter préjudice à certains, ils seront cinq à faire partie d’un culte et des véritables icônes du rock Japonais :
Shinya Ohe
Hiroyuki Hanada
Tomio Inoue
Jyunji Ikehata
Jun Shimoyama

Il est évident qu’il faudra se pencher plus concrètement sur leurs carrières respectives... To Be Continued




Les enfants des Roosters(z)


L'honneur ultime au japon est d’être affilié aux Roosters(z). Le groupe est aujourd’hui le véritable symbole du rock nippon par excellence. C’est ainsi que les plus grands artistes rock japonais actuels ont souvent la fierté de porter leur couleurs.

Une fidélité qui sera matérialisée par le projet RESPECTABLE ROOSTERS.

Deux albums hommages qui sortiront pour le premier en 1999 et pour le second en 2005.

On retrouvera : Tokyo Ska Paradise Orchestra, The Pillows, Potshot, The Groovers Pealout, Thee Michelle Gun Elephant, Kemuri, HEATWAVE / MO'SOME TONEBENDER, Radio Caroline, THE BACK HORN, Kazuyoshi Saito…….

Une aura énorme sur toute la génération de rockeurs japonais. Ils sont les rares, voire pour certaines, les seuls non occidentaux à avoir eu une telle emprise sur toute la scène japonaise.
De plus, cette phase de nostalgie du son des Roosters connaît depuis trois ans un renouveau assez explosif.




THE ROOSTERS RE BIRTH II road to Fuji Rock Festival.


Il y en a qui posent leurs vacances d’été pour vivre pendant trois semaines avec un voisin allemand gueulard.
En effet quelle excitation devoir la Berta de 120 kilos sortir en string le matin.

Et oui 2004 = opération commando avec des coqs rockeurs. Direction le japon go go Fuji rock festival.

Pour un tel événement il ne faut pas hésiter. En effet, le fuji rock 2004 va accueillir un des plus gros événements de ces 15 dernières années.
L’ultime live des ROOSTERS, près de 20 ans après la séparation du groupe.
Un véritable exploit réalisé grâce à Masahiro Hidaka (président et fondateur de the Smash Corporation) et Tomoaki Ishitobi, deux des personnages les plus importants de la scène rock japonaise, fondateur notamment et responsable du Fuji rock festival.

Mais cet événement fut possible aussi par le travail de Hamada qui a su remettre en place le projet du groupe ROCK’N’ROLL GYPSIES dont les membres sont tous des anciens Roosters(z).
Mais il manquait pour arriver à ce projet fou, la pierre principale de cette cathédrale rock :
Shinya Ohe
En effet Shinya avait disparu de la circulation suite à de graves problèmes de santé (il ne retrouvera jamais sa voie explosive de ses débuts). C’est ainsi que le début de l’année sera consacré à reconstruire le groupe avec une remise à zéro en studio ( Takagi’s home studio).
Les quartes coqs originaux (Shinya Ohe ; Hiroyuki Hanada ; Tomio Inoue et Jyunji Ikehata) vont passer par tous les check ups en allant de la scène d’essayage chez Simokitazawa jusqu'à un concert privé au Shinjuku Loft d’une exceptionnelle qualité après tant d’années de séparation.

Ah mes amis, je vous promets qu’on se pose réellement la question de savoir si on va passer acheter une couche au supermarché du coin car sincèrement que d’émotions.
Plus qu’un concert : une messe !!!!
L’avant concert possédait une atmosphère électrique et religieuse (le paradoxe du rock).
Tout un peuple de rockeurs nippons savait qu’il allait assister à un moment historique. Un conte qu’on raconte 30 ans après au coin de la cheminée à ses petits enfants.
Un contingent d’occidentaux avait même fait le déplacement.
Je sens poindre un peu d'ironie pour certains. Mais pour beaucoup de japonais c’est aussi fort que la reformation impossible des Beatles en son temps...

L’entrée des quatre coqs noirs devant près de 32 000 inconditionnels fit monter une clameur de fureur, lancée pour un voyage dans le passé . On reprend un bon verre de téquila de la voisine en transe pour savourer tous les classiques du groupe : Fade away..case of Insanity…hey girl… let’s rock…CMC…..
Un quatuor de folie, des demi-dieux du rock japonais n’ont rien perdu de leur énorme qualité musicale.


Inoubliable !!!!!!!


2004 sera aussi marquée par le même moment par le sortie du Saint grall :
THE ROOSTERS-Z OFFICIAL PERFECT BOX "VIRUS SECURITY"

27 CD & 6 DVD

Raretés, concerts, discographie complète, tout simplement l’objet de collection......... 400$ aie aie mama !
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