D'un naturel plutôt réservé, elle donne des concerts aussi rares que précieux. Sur scène, la distanciation entre la musique vive et enjouée et l'apparente austérité de l'artiste peut être déstabilisante. Mais Akane Hosaka est
perfectionniste ; tel un orfèvre dans son atelier, elle se sent plus à son aise dans son studio à peaufiner ses compositions électroniques. Déterminée, elle dit : "Produire du son est mon rêve depuis que je suis enfant, je ne
peux penser à autre chose, l'acte de composer est devenu pour moi naturel". Elle aime se sentir libre et n'aime pas les catégories trop étroites, elle ne veut pas être classée dans un rayon "pop électronique", Akane Hosaka
préfère pouvoir laisser libre cours à son imagination.
Un grand merci à sonore.com pour la biographie.
L'univers d'Akane Hosaka est peuplé de wallabies souriants, d'automates bigarrés et de petits singes joueurs de tambours. Des rythmiques électroniques bondissantes et des lignes mélodiques au goût délicieusement rétro s'entrelacent comme les motifs sur un cerceau d'acrobate. On pense au Yellow Magic Orchestra revisité par Jacno, mais une double tension nous tire à la fois vers les précurseurs électroniques des années 1960 et vers
une musique résolument moderne et bien ancrée dans ce début de 21e siècle tendance 2.0.
Etrangement, Akane Hosaka trouve son inspiration musicale d'abord dans les images. Les expositions, les livres pour enfants, les paysages sont le point de départ de ses compositions. Les images provoquent des émotions,
ces émotions évoquent une musique. Akane Hosaka s'applique à retranscrire cette musique née des images.
Particulièrement sensible aux formes graphiques et aux délires architecturaux d'artistes comme Keiji Ito, Archigram ou Bruno Munari, elle est également incollable sur les films français d'animations image par image en volume (stop-motion) des années 1960-1970 comme Colargol, Le Manège Enchanté ou Chapi-Chapo.
Nostalgique ? Pas vraiment puisque Akane Hosaka est née dans un autre espace/temps. Juste un goût prononcé pour ces années glorieuses, où des artistes dotés d'une imagination sans limites défrichaient des pans
entiers de l'histoire de l'art. Cette attirance se retrouve aussi bien dans son panthéon musical où Raymond Scott, Perrey&Kingsley et Dick Hyman tiennent une place à part, mais aussi plus généralement pour tout ce qui touche à l'âge d'or des synthétiseurs analogiques. Akane Hosaka a parfaitement assimilé ces influences et donne aujourd'hui à travers ses compositions sa propre interprétation du monde qui l'entoure. Elle s'amuse à
transformer en musique les petits incidents de la vie quotidienne.







