DaizyStripper’s 5th Anniversary FINAL "THE END OF DREAM" au Zepp Tokyo

live report - 01.05.2013 07:00

DaizyStripper s’est éveillé de son Rêve.

Le 28 décembre 2012, DaizyStripper remplissait le Zepp Tokyo lors du final de sa tournée, Dreamer : The End of Dream, fêtant ainsi ses cinq années d'existence. Lumières éteintes, les ténèbres sont accompagnées par une voix off anglaise, joyeuse et familière. « Nous étions impatients d’être sur cette scène. Ici ! Et maintenant ! »

Des applaudissements résonnent et tous les regards se tournent vers la passerelle, dont l’extrémité arrondie pénètre profondément la foule, lorsqu'une silhouette apparaît, enveloppée par l’obscurité. Soudain, un halo de lumière éclaire Yuugiri par derrière, ce dernier entamant avec passion le refrain de 36.5°C a capella

L'ouverture lunatique cède la place à Tokyo Horizon : Night and Day, les extensions tressées du chanteur se balançant joyeusement alors qu'il retourne sur la scène principale, au rythme d'une introduction pleine d'entrain. Il soulève le micro avant d’hurler : « J’étais impatient Zepp Tokyo ! ». Les déclarations liminaires du groupe laissent la place à Kanojo Wa Emerald, entraînant une explosion d'headbangs et de riffs lourds. Les musiciens se font face pendant deux pulsations synchronisées avant de se jeter en avant au moment du refrain. Dès l'instant où Yuugiri libère le podium central, Nao y monte, impressionnant la foule par son jeu de guitare. Mayu n'est pas en reste, jouant un solo agressif qu'il achève le dos arqué, en position parfaite. La note finale résonne plus longtemps que prévu, le dernier refrain, à la fois mélodieux et brutal, se faisant désirer.

Les lumières s'embrasent pour l’étincelant prélude de TRUTH. Le chaos disparaît avec les premières notes, tandis que la foule est plongée dans le noir. A genoux aux pieds de Rei, Nao fait face au public, jouant vigoureusement pendant que le bassiste interprète sa propre partie à la perfection. A la moitié du refrain, Yuugiri se tait et laisse la salle chanter, entrant rapidement en communion avec elle. Une profonde basse crépite sur le solo – compliments à Rei – nous conduisant vers le deuxième couplet. Le puissant cri de Yuugiri met un terme au morceau qui précède un autre titre déchaîné, Jiiteki Showtime. Le chanteur descend sur la passerelle, tournoyant pour englober la foule. Se surpassant vocalement, il offre une prestation d'un autre niveau. Les lumières clignotent et le titre se termine. Zero Crysis sauve la mise, mais le préambule feutré ne dure pas. Daizy prend les choses en main grâce à un morceau incroyablement accrocheur. Sur ce dernier, Yuugiri, à la fois agenouillé et appuyé sur l'estrade, se penche en avant avec fougue, avant de retomber sur ses pieds. Paradant comme un étalon, il piétine pour accentuer les paroles alors que Nao joue passionnément. Tel un ouragan derrière sa batterie, Kazami frappe ses cymbales avec délectation, amorçant la conclusion de ce lourd et délicieux morceau. Mayu fait résonner son solo sur des notes aiguës, laissant l'émotion l'emporter sur la mélodie, tandis que Nao forme un cœur avec ses mains à la fin de la chanson, démontrant à la foule son affection.

Paradise Lost brise alors le silence, et des écharpes s’élèvent dans l’air, plus tard remplacées par les applaudissements sur l’intense couplet. Les musiciens se rapprochent et Yuugiri se positionne sur le devant de la scène pendant que sa voix grimpe majestueusement dans les aigus, se montrant à l'aise sur un couplet aussi difficile. Le début de Tsuki ni Jyusei est marqué par les coups de Kazami portés délicatement à sa batterie, à l'image d'un forgeron réalisant un chef d'oeuvre. Les doigts de Rei glissent rapidement, et de manière évocatrice, sur les frettes. Les chœurs sont tout aussi délicats, et la voix de Yuugiri est comme une caresse sur cette douce version du thème principal.

L'intensité fait place à plus de légèreté lorsque Kazami s'installe derrière le piano pour y jouer avec fluidité son solo, seul sur scène, Yuugiri dans l'ombre. Une faible lumière éclaire le chanteur. « C’est pour une personne spéciale, qui est partie en voyage au début de l’année », dit-il calmement. Dans un souffle plein d’émotion, il entame la merveilleuse Akanezora ni Saku, uniquement accompagné du piano. L’interprétation commence en douceur avant de gagner en puissance au moment du refrain. La voix de Yuugiri est parfaite mais la répétition des notes lui ôte toute passion. Kazami conclut par une douce improvisation avant que la scène ne s'assombrisse à nouveau, les cloches résonnant par dessus les rafales de vent. Les ballades se poursuivent avec Wind of Venus. Nao cherche à exprimer la mélodie en bougeant son corps de manière languissante, ses mains, telles des vagues, accompagnant les roulements de la batterie, tout en chantant au lieu de jouer. Néanmoins, Mayu réussit à retranscrire l'émotion du morceau grâce à une partie de guitare amoureusement sélectionnée. C’est Nao qui joue le solo, le faisant résonner tel un hymne. Kazami conclut la chanson de façon émouvante, en douceur. Enfin, un « Merci ! » enjoué de Yuugiri entraîne une slave d’applaudissements.

Très vite, le chanteur chuchote à la foule « Vous allez bien ? Je vois que vous allez bien. ». Après cet échange espiègle, il entame un show énergique. « Bienvenue au Zepp Tokyo. C’est notre dernier concert de l’année. Vous êtes motivés, non ? Vous êtes motivés, NON ? ». Pendant que Kazami frappe sur sa batterie tel un enfant en train de jouer, les musiciens se présentent. « Zepp Tokyo ! Je suis très heureux aujourd’hui ! ». Brandissant une membrane de tambour signée, il avertit, « Ne vous battez pas trop pour l'attraper lorsque je la jetterai tout à l'heure. C’est la « Fin du Rêve ». Donc je veux vous faire rêver. Je vais m’accrocher à la réalité dès aujourd'hui. ».

« Suivant. », lance Yuugiri dans un grand cri avant de se mettre à tousser. La foule saisit cette opportunité pour hurler « Rei !!! » juste au bon moment, Yuugiri lui ayant ordonné d'hurler aussi profondément que possible. Ils ne cessèrent de jouer de façon spectaculaire. « Je m'amuse tellement que je ne sais pas quoi dire. », commence Rei. « J’espère que nous pourrons vous offrir des souvenirs inoubliables. »

« Ils pensent tous que je suis un gars qui fait des blagues et qui s’excuse ensuite, mais je peux aussi être en colère ! » annonce Nao dans le but de remodeler son image. Il jette un regard noir à la foule et commence à lire une lettre qui exprime sa colère envers ses camarades concernant des choses qu'il n'a pas l'intention de pardonner. « Comment Kazami ose-t’il écrire sur son blog que je suis vaniteux ? Il est le seul à être obsédé par ses propres photos ! ». Le suivant est Mayu… « Merci pour tout. Yuugiri ! ». Ses plaintes contre le chanteur font référence à une vieille histoire de distribution de flyers et à la difficulté de parler aux fans – il s'était fait gronder pour s’être dérobé. Le lendemain, Yuugiri avait déclaré « Hmmm, c’est difficile de distribuer des flyers quand les fans viennent vous parler. » La réponse de Nao avait été, « Je savais que ce serait un grand jour. ».

« Tu es motivé, non ? » demande Yuugiri à Mayu quand les rires de la conversation précédente s’estompent. « Je le suis ! », répond-il, faible comme de l’eau de vaisselle. « A la guitare, Mayu ! », annonce le chanteur. Cette fois-ci, Mayu se montre à la hauteur en apostrophant la foule. « Laissez-moi juste dire une chose ! Daizy est ici ! Vous êtes là ! Il est parfois difficile de sourire, mais aujourd’hui, nous sourirons jusqu’à ce que nous rentrions chez nous. Compris ? ».

« Et nous continuons vers un horizon sans fin », lance Yuugiri alors que Kazami frappe soudain sa batterie. « Et vous venez avec nous ! ». Tokyo Horizon Day&Day est une belle performance, simple et sincère. Yuugiri chante pleinement chaque partie, aussi bien les sections de rap que celles plus légères et aigues. « Allez venez, assourdissez-nous de vos cris ! », hurle-t-il. Zetsubou no Freesia a une tonalité optimiste mais un son rock caractéristique en est la base. Alors que Sunday Driver débute, Yuugiri applaudit énergiquement. Il dévale les escaliers jusqu'à la batterie avant de sauter, rebondissant comme s’il était sur un trampoline. Il ne cesse de bondir pendant l’introduction tandis que la foule tape des mains. « A la basse, Rei », annonce-t-il en rythme, et le bassiste s’élance dans un court mais doux solo. Le morceau entraînant fait danser librement l'audience. Elle saute, applaudit et se bouscule en rythme.

Finalement, les cris de la foule couvrent la musique, attestant de son excitation pour le premier single du groupe, Dandelion. La lente et splendide ouverture permet à la voix de Yuugiri de parfaitement retentir. La formation est à son meilleur niveau : Kazami se plonge dans l’introduction et le solo de Mayu à la guitare résonne intensément. Solennellement conduite par un Nao souriant fièrement, la foule a la chance de chanter l'avant-dernier refrain, Yuugiri s'avérant trop occupé. Débordant d'énergie, le chanteur invective l'audience qui lui répond en hurlant. « Vous en voulez plus, non ? Si vous en faîtes deux fois plus, nous irons plus loin ! », la taquine-t-il. Un lourd riff accompagne le couplet de Little Ballerina et le refrain voit le sol du Zepp Tokyo se mettre à bouillir d'une fièvre contagieuse. Ayant brillamment réussi son solo, Nao retourne à sa position initiale, cognant ses poings contre ceux de Yuugiri au passage. Rei est en feu pendant son solo final – sa basse crépitant comme un fouet.

Yuugiri se met à hurler, puis pousse un cri strident tel un aigle plongeant vers sa proie. On y est. BLACK DROPPer infecte la salle dans une frénésie générale. Le vocodeur brise la voix suave de Yuugiri pour lui donner plus de violence, alors qu’il monte sur le podium, laissant la scène à ses compagnons furieux. Nao passe la plus grande partie de la prestation à faire des rotations dangereuses, saccageant le sol, ou, alors que la fin de la chanson approche, piétinant et jetant sa guitare – victime malheureuse de la démence de BLACK DROPPer. La guitare de Mayu semble intacte, bien qu’il ait atterrit sur ses genoux, donnant l’impression de vouloir fendre son instrument à mains nues. Rei est moins agressif, planant pendant son solo tandis que les cris des fans continuent d'attiser le feu qui s'est emparé de la salle. Les mouvements brusques du jeu de Kazami lui donnent plus d'impact, mais c'est le mélange de cris stridents, d’aboiements et de gémissements de la part de Yuugiri qui font de cette version la plus sombre à ce jour. Même le refrain, habituellement plus calme et mélodieux, se transforme en lame de rasoir. Une fois le morceau terminé, Nao rampe jusqu'à sa place avec sa guitare cassée, la pose délicatement sur son pied, avant de sauter et de disparaître en coulisses.

Le rappel est particulièrement soigné. Trois chaises et une mini-batterie sont placées au bout de la passerelle. Là, les musiciens prennent place, les uns en face des autres, alors qu’au centre, un cadre circulaire permet à chacun dans la foule de voir la formation. Yuugiri reste debout. « Hey, les Japonais. », commence-t-il, déformant la langue japonaise avec une précision étonnante. « Nous sommes les Acoustic Stripper. ». Tournant le dos à la grande majorité du public, il se gratte la nuque avec désinvolture tout en expliquant aux fans comment va se passer le reste de la prestation. Ce qui est très grossier.

L’adaptation musicale de Shikisai no hanataba wo commence a capella par une introduction parlée, la voix de Yuugiri parfaitement ajustée. Mayu le rejoint instantanément, suivi par le reste de la formation. La foule applaudit pendant que Yuugiri tourne en rond, détendu. C’est vraiment une magnifique performance de la part d’un groupe qui évolue sans cesse. « Les Acoustic Stripper ne sont-ils pas merveilleux ? » « Merveilleux ! », répondent les fans en chœur. « Incroyables ? » Yuugiri invite la foule, toujours en anglais. « Incroyables ! » « Dangereux ? » « Dangereux ! », elle le suit aveuglément. « Si beaucoup de personnes se réunissent pour nous… si ces personnes pensent que notre musique est la plus cool, nous sommes sincèrement heureux. » La guitare acoustique introduit la douce Namonaki michi, apportant une légère brise aux esprits, la voix de Yuugiri flottant sans effort sur ce souffle d’air. Kazami fait tournoyer ses baguettes sans scrupules entre deux couplets avant d’inventer le rythme final, Yuugiri improvisant par-dessus.

« Hey, la cession acoustique était-elle géniale ou atroce ? », demande le chanteur. Bien que la majorité de la foule réponde instantanément « Géniale ! », une voix moqueuse objecte « Atroce ! ». Yuugiri répond gentiment, avec un grand sourire, « Ça me rend furieux ». Il évoque ensuite un point qui l'agace depuis ces cinq années passées dans DaizyStripper. « Les gens pensent que nous jouons de la pop. Ne nous sous-estimez pas ! En n'écoutant que le refrain, je veux bien l’admettre, mais je déteste les personnes qui pensent ça. Nous devenons plus sombres chaque jour ! ». Il continue de bavarder habilement avec la foule avant de conclure : « L’année prochaine, nous serons plus cool pour vous, alors soyez au rendez-vous. Les gars, vous êtes mes trésors. » . Par-dessus la musique, il poursuit. « Il y a de mauvais moments, mais nous pouvons les traverser ensemble. ». Alors que la musique s’intensifie, il ordonne, « Que personne ne pleure !... Je suis vraiment heureux de tous vous connaître ! ». Au moment où la musique atteint son paroxysme, le chanteur met son cœur à nu et les fans commencent à le soutenir, les poings levés. Bien qu'ayant précédemment affirmé que la musique de Daizy était vraiment sombre, la magnifique et attachante mélodie n'évoque que fleurs et rayons de soleil.

Comme elle avait commencé, la soirée se termine avec 36.5°C, introduite par un joli solo de piano de Kazami. A la fin du premier refrain, le piano et les voix s’enlacent avant que les guitares ne les rejoignent. Les lumières s’estompent pour nous permettre de nous focaliser sur la musique afin que chacun ne se concentre que sur le chant. Un séduisant et harmonieux duo de guitares surpasse la mélodie avant que Mayu, Nao et Rei ne disparaissent dans l’ombre, laissant le soin à Yuugiri et Kazami de conclure grâce à une voix voluptueuse et à des fioritures ivoires.

Bien sûr, un groupe aussi sombre que DaizyStripper ne pouvait partir ainsi. La formation revient tranquillement pour un second rappel déroutant. Le chanteur se pavane sur scène, sautillant et saisissant son micro sur son pied. « Pouvez-vous continuer ? Le cinquième anniversaire ne peut se finir sauf si vous sortez tous ! Vous avez compris !? Vous AVEZ COMPRIS !? VOUS FAITES SEULEMENT SEMBLANT DE COMPRENDRE !? ». La moitié de la foule reconnait le piège, alors que l’autre moitié hurle aussi fort que possible qu’elle a compris. Decade s’envole dans un pogo tourbillonnant.L'emblématique fan-service est également à l'honneur lorsque Rei embrasse rapidement Yuugiri, ce dernier le faisant revenir afin de s'échanger longuement un médiator de bouche à bouche. Médiator qui atterrira entre les mains d’un fan chanceux. Mayu n’est pas en reste, grimpant sur le piano pour un solo rock.

Pour la fin de STAY GOLD, Yuugiri bouge énergiquement le bras, accompagné par la foule. Le duo de guitaristes, désormais sur le podium, est non seulement en parfaite harmonie, mais même leurs mouvements sont synchronisés, probablement de manière involontaire. Malgré la mélodie entraînante, Mayu headbangue en rythme. La fin du show est ponctuée par le monumental « JE VOUS AIME !!! » de Yuugiri.

Bouteilles d’eau, baguettes, médiators et membranes de tambour sont passionnément lancés dans le public avant que les musiciens ne s'alignent en se tenant par la main. La foule suit aveuglément. « La Fin du Rêve, merci beaucoup !! », hurle Yuugiri sans micro. L'audience remercie la formation par un cri avant que chacun ne saute en l’air, le groupe retombant simultanément.

Set list:

01. 36.5°C
02. Tokyo Horizon-Night&Day-
03. Kanojo wa Emerald
04. TRUTH
05. Jiiteki Showtime
06. Zero Crysis
07. Paradise Lost
08. Tsuki ni Jyusei
09. Akanezora ni saku
10. Wind of Venus
11. Tokyo Horizon-Day&Day-
12. Zetsubou no Freesia
13. Sunday Driver
14. Dandelion
15. Little Ballerina
16. BLACK DROPPer

Encore 1:
01. Shikisai no hanataba wo
02. Namonaki michi
03. Torezoa
04. 36.5°C

Encore 2:
01. Decade
02. STAY GOLD
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