Sadie - Soukoku no Tsuya

chronique - 23.04.2013 07:00

Un single sans surprise.

Le visual kei, c'est comme une drogue. On a beau se promettre de ne plus jamais y toucher, on finit toujours par y retourner un peu, même si on sait que ce n'est pas de la bonne. Mais il faut bien donner sa chance à tous, pourquoi un groupe sans grand intérêt musical n'aurait-il pas pris de la maturité avec les années ?
Allez Sadie, voyons si ton look gothique androgyne a gagné en qualité depuis.

Petit rejeton de Dir en Grey, Sadie fait honneur à son modèle en imprégnant ses trois titres d'une atmosphère particulièrement glauque. Les growls de Mao se succèdent aux notes graves du piano dans Madara. Les refrains sont quant à eux très classiques, assez énergiques, taillés pour fédérer un public plus large que lors des couplets. Mais on ne sent dans ce single ni l'envie de sortir de ce style déjà trop exploré, ni celle d'impressionner par une maîtrise technique.

Setsugekka, malgré un clip kitschissime (mention spéciale pour la femme aux dents du bonheur) enrichit le single d'une touche plus pop-rock. Le morceau est maîtrisé mais ici aussi, au-delà de l'intérêt immédiat, on se demande ce qu'ils apportent de plus à leur carrière de presque dix ans. De même pour Face to face, du Sadie comme Sadie sait en faire : en chant clair et growlé sur la base d'une rythmique imposante et de mélodies simplistes aux guitares.


Certes, sous la plume destructrice de joueurs techniques comme le grand Yngwie Malmsteen, qui n'a pas d'égal dans la descente de groupes cultes, on aurait sûrement eu droit à tout un répertoire de synonymes de merde pour décrire Soukoku no Tsuya. Mais dans le paysage du rock japonais, le single trouve sa place : peu innovant (on commence à avoir l'habitude…), mais agréable. Juste ce qu'il faut pour ne pas refermer, une bonne fois pour toute, la page du visual kei.
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