Retour sur le débarquement de BLACK LINE à Paris

live report - 26.01.2013 06:00

BLACK LINE entre nostalgie et renaissance

C’est à la Boule Noire et trois jours avant noël que Mikaru et son nouveau groupe BLACK LINE se sont produits. Lors du concert parisien, la première partie fut assurée par le duo français Klink Clock. La formation s'est révélée assez efficace puisque la chanteuse, qui joue aussi de la batterie, et le guitariste ont très bien réussis à réchauffer l'ambiance.


Dans une salle remplie aux deux tiers par un public quasiment chauffé à blanc, une musique techno annonce le début du spectacle. Les musiciens entrent alors, sans mise en scène particulière. Mikaru, chanteur adulé au temps du groupe Dio - distraught overlord, a choisi la simplicité d’un survêtement, surmonté de deux cornes de noël. Le groupe semble avoir adopté des tenues décontractées dans le but de nous prouver qu'il n'avait pas l'intention de rester inactif ! Ses membres ne sont pas là pour faire de la mise en scène : BLACK LINE fait de la performance et tient à tout donner ce soir.

La première chanson résonne de guitare saturée et de rythmes métalleux lourds. Le son est net et la mélodie facile. Dès la première chanson, les headbangs annoncent déjà un concert qui sera joué à fond. Après plusieurs morceaux déchaînés, il devient clair que BLACK LINE partage les mêmes recettes scéniques que Dio - distraught overlord. Musicalement, les voix et instruments sonnent plus clairs et sont plus audibles que chez de nombreux groupes de visual kei. Les morceaux aux rythmes rapides et classiques s'enchaînent assez bien.

C'est à ce moment-là qu'apparaît sur scène un bateau de plage gonflable ! Mikaru à son bord, et poussé par le staff de Torpedo, il va permettre au chanteur de voguer littéralement sur une foule médusée. Cette prestation, qui n'avait jamais été réalisée par un groupe de Jmusic, surprend et amuse beaucoup l'audience, transformée en marée humaine plusieurs fois pendant le concert.
Après vingt minutes de nostalgie, Mikaru nous rappelle sa première venue à Paris avec son ancien groupe Dio - distraught overlord, lors de la Japan Expo. En anglais, il explique ainsi à quel point Paris est important pour lui.

Le concert reprend sur des airs de guitare psychédéliques, annonçant la douceur d'une ballade, et joliment mis en valeur par la batterie et la basse. Le public semble aussi apprécier les moments moins sauvages que constituent une partie du répertoire de BLACK LINE. Néanmoins, le groupe veille à ne pas endormir son auditoire en alternant les titres musclés, sur lesquels sont hurlés des “Jump, Jump” ; et les moments plus apaisés, où l'on peut apprécier le duo guitare-basse.

Durant “l’encore”, BLACK LINE interprète un titre de Dio - distraught overlord : God Forsaken. Ce morceau, joué à pleine puissance, met le feu à la salle, rappelant sans doute à certains des soirées mémorables à l’époque où le groupe existait encore.


Le fan-service aura également été au rendez-vous, les beaux gosses aux tablettes de chocolat n'hésitant pas à se jeter dans la foule à plusieurs reprises. Ainsi donc, les musiques classiques mais efficaces, les headbangs et la sueur d’un public survolté ont marqué le passage de BLACK LINE, qui aura réalisé un concert de noël mémorable.
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