Interview avec DELHEZI

interview - 22.11.2012 06:00

JaME a rencontré DELHEZI qui nous a parlé de sa formation, de sa musique et de ses projets.

Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

K : Je suis le chanteur, K.
Tatsuya : Je suis le bassiste Tatsuya.
Kenken : Guitariste Kenken !
Asei : Je suis Asei, le batteur.


Comment le groupe s'est-il formé ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?

K : On fréquentait le même collège avec Kenken.
Kenken : Et c'est de là que tout a commencé. En 2011, on a formé DELHEZI. C'est lors de notre ancien groupe qu'Asei nous a rejoints, et en avril 2012, Tatsuya est devenu notre bassiste. C'est ainsi que le groupe a été créé.


Pourquoi avez-vous choisi de faire de la musique ?

K : Hum... En ce qui me concerne, il n'y a que dans la musique que j'arrive à faire quelque chose.
(Rires)
Kenken : C'est depuis que j'ai rencontré K que je me suis lancé dedans. Ma sœur faisait également de la batterie, je me suis dit que moi aussi j'aimerais bien faire de la musique, et c'est parti de là.
Asei : Si on remonte au tout début, j'ai un peu honte de le dire, mais je regardais Music Station (une émission musicale de la chaîne Asahi) et je me suis dit que je faisais partie de ces gens-là.
(Rires)
K : Pour moi, c'est avec hide d'X JAPAN.
Kenken : Et toi, Tatsuya ?
Tatsuya : Au début, tous mes amis faisaient de la musique, de la guitare ou de la basse. Et je me suis dit que moi aussi je pouvais en jouer.
(Rires)


Comment définiriez-vous votre musique ? Jusqu'à maintenant, vous vous êtes produits lors d'events de visual kei, mais aussi plus screamo, metal... Quel genre de musique faites-vous ?

K : En ce moment, nous sommes plutôt dans le metal et le screamo.
Kenken : Comme c'est ce que l'on aime, c'est ce que l'on veut faire. Mais puisque l'on accorde aussi de l'importance à l'ambiance, à la perception du monde, on ne peut pas passer à côté de certaines choses et ne pas se produire par exemple lors d'events de visual kei. Même si c'est un petit milieu, on aimerait se produire devant le plus de personnes possible.
Asei : C'est assez difficile, mais on ne veut pas créer de frontières.


Quels artistes vous influencent ?

K : La musique de DELHEZI comporte pas mal de sons digitaux, donc Nine Inch Nails. Au début, on a aussi été influencés par Marilyn Manson, mais maintenant, c'est plutôt Nine Inch Nails.


DELHEZI a commencé ses activités en mai 2011. Le séisme et le tsunami du 11 mars ont-ils eu une quelconque influence sur ce début ?

K : Oui, nos débuts ont été retardés. L'event lors duquel on devait se produire a été annulé.
Kenken : En fait, on devait commencer en mars avec un live, mais à cause du tremblement de terre, il a été annulé. Finalement, nous avons débuté en avril. C'était difficile, mais nous sommes reconnaissants d'avoir pu jouer. Et on espère pouvoir continuer nos activités sans l'ombre de ce séisme.
K : Mais à ce moment, notre tension était plutôt basse.
Kenken : On s'est demandé s'il fallait continuer ou pas, mais les live houses ont réouvertes, les spectateurs sont revenus, et j'en suis vraiment heureux.
K : Mais, on s'est aussi parfois dit que ce n'était pas le moment de faire ça.


Pourquoi avez-vous choisi le nom « DELHEZI » ? A-t-il un sens spécifique ?

K : En fait, avec Kenken, on aime beaucoup les poissons préhistoriques.
Kenken : En fait, c'est le nom d'un poisson (Polypterus delhezi). Le poisson est plutôt cool, le son du mot à l'oreille aussi, sa façon de l'écrire... Tout ça nous a plus.
K : Le nom sonne vraiment bien.
Kenken : Et on s'est dit que ce serait un nom simple, facile à retenir.
K : Ce poisson existe depuis longtemps et il a réussi à survivre sans changer sa forme. Il s'est adapé à l'époque. Je pense qu'il en va de même avec la musique. On veut absorber la musique du moment, on incorpore beaucoup de choses, on en jette d'autres.


Comment créez-vous vos musiques ? Y a-t-il une personne en charge des paroles, de la composition, ou faites-vous tout ensemble ?

K : Pour ce qui est de la composition, c'est moi qui m'en occupe. Je puise mon inspiration notamment dans les films. Je n'aime pas les mots donc je ne lis pas, je m'inspire des films, de ma perception du monde et je retranscris tout cela dans la musique. Les paroles, c'est Kenken qui s'en occupe.
Kenken : Je m'inspire de chansons qui existent déjà, des mots-clés qu'a notés à droite à gauche K, et je crée une histoire, je transmets quelque chose. J'écris des paroles centrées sur cette vision du monde.


Si vous aviez une chanson de votre répertoire à conseiller à une personne qui ne connaît pas DELHEZI, laquelle serait-ce ?

K : Probablement NoGod. Ce single est sorti en juin, il montre bien ce que l'on veut faire en ce moment.


Chaque membre semble avoir d'autres projets en dehors de DELHEZI. Comment ces projets influencent-ils le groupe et sa musique ?

Asei : E.T. est plus visual kei que DELHEZI, mais la musique est tout de même assez proche. Ça me permet de voir d'autres possibilités, d'autres scènes.
Kenken : J'ai arrêté d'être membre de session d'Another Story en avril. C'est un groupe de metalcore, screamo, et comme c'est un style que j'aime et ce que l'on fait, de jouer dans ce groupe m'a permis d'améliorer mes capacités. J'ai occupé ce poste pendant deux ans et je pense que mes activités actuelles en sont une continuation.
K : Cela nous permet de voir la musique sous différents angles, d'apprendre beaucoup et par là, de prendre du recul par rapport à DELHEZI, d'en voir les bons et les mauvais côtés et d'en tirer profit.


En une année d'activités, vous avez sorti deux singles, un album et un mini-album. Vous êtes plutôt prolifiques !

Asei : C'est vrai que le rythme des sorties est assez rapide.
Kenken : Mais, ça fait six mois depuis le mini-album, Revenge, qui est sorti en décembre 2011, soit lui aussi six mois après 0503, qui date de mai. Personnellement, j'aimerais bien garder ce rythme d'une sortie tous les six mois.


Votre deuxième single, NoGod, est donc sorti le 6 juin. Que pouvez-vous nous dire dessus ?

Kenken : Comme on l'a dit tout à l'heure, on a renforcé le côté metalcore et screamo, auquel on a mélangé des sons digitaux, qu'on a depuis nos débuts. En fait, on a repris ce qu'on a fait jusqu'à présent en lui donnant une autre forme. Cette fois, j'ai mis beaucoup d'ardeur dans l'écriture des paroles. Bon, ce n'est peut-être pas un anglais parfait, mais ce serait bien si beaucoup de personnes, et pas que des Japonais, des étrangers aussi, même sur YouTube, l'écoutait. Et puis, nous aimerions bien nous produire à l'étranger.


Vous avez participé au Road to V-ROCK FESTIVAL '11. Comment était-ce ?

Asei : C'était amusant.
(Rires)
K : C'est vrai ! C'est vraiment bien que l'on puisse se faire connaître grâce à ce genre d'événements. Puis, on a reçu plein de conseils des gens qui y étaient, notamment moi sur le chant, on a pu échanger. J'étais aussi heureux de voir qu'il y avait des personnes qui nous soutenaient et qui croyaient en nous. Pour cela, on a eu raison d'y participer.
Asei : Ça nous a permis de progresser, de continuer à avancer.


Vos activités sont concentrées sur Tokyo et ses environs. Prévoyez-vous une tournée nationale ou autre chose ?

K : Justement, on en parlait il n'y a pas longtemps.
Kenken : On a sorti un nouveau single, Tatsuya vient de nous rejoindre, donc on pense à faire une tournée dans le Japon, plutôt dans le Kansai, à Nagoya... Et puis, comme je l'ai dit, je voudrais sortir du Japon et faire des concerts dans plein d'endroits.


Quels sont vos plans pour le futur ?

K : Personnellement, je ne suis pas dans cette optique de sortir des albums. Cependant, quelqu'un qui écouterait notre CD pourrait penser que c'est un peu décousu. Il y a différents types de compositions. Cela montre en fait notre évolution, les retombées de nos concerts, ce qu'on est à ce moment. Donc forcément, comme on veut continuer à évoluer, on finit par produire des disques.


Pour finir, avez-vous un message pour nos lecteurs ?

Asei : Si des gens nous découvraient avec cette interview et allaient ensuite checker notre site, écouter notre musique...
Kenken : On serait heureux que des gens s'intéressent ainsi à nous.
K : Et puis, comme on voudrait aller à l'étranger, si jamais quelqu'un décide de nous appeler après avoir lu cette interview...
Kenken : On y va ! Peu importe où ! On y vole !
Tatsuya : On y vole.
(Rires)


JaME tient à remercier DELHEZI pour avoir rendu cette interview possible.

Vous pouvez trouver toutes les informations sur le groupe sur son site officiel.


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