Interview avec RUKI de the GazettE

interview - 12.10.2012 07:00

JaME a discuté avec RUKI, chanteur de the GazettE, à propos du dixième anniversaire du groupe, de son nouvel album DIVISION et de son futur.

Dix ans après ses débuts, the GazettE a répandu son style dans le monde entier, conquérant le cœur de fans aussi bien japonais qu'étrangers. Alors que son dernier album DIVISION arrive en Europe, JaME a eu l'opportunité de s'entretenir avec le chanteur RUKI au sujet du passé, du présent ainsi que du futur de la formation.


Tout d'abord, félicitations pour avoir fêté votre dixième anniversaire en mars dernier. Qu'avez-vous ressenti durant le concert THE DECADE ?

RUKI : En un mot : de la reconnaissance. Au Japon, il n'est pas aisé de faire vivre un groupe pendant dix ans. Je dois ma liberté d'expression aux fans et aux membres de notre équipe qui nous ont supportés durant toutes ces années... Et je l'ai réalisé une nouvelle fois durant ce concert.

Votre toute première production s'appellait Wakaremichi (Les chemins qui se séparent). Dix ans après, vous sortez un album nommé DIVISION, qui évoque lui aussi cette idée de séparation. Cet opus est-il un moyen de débuter une nouvelle ère de dix ans ?

RUKI : Wow, je n'avais pas fait attention à cela ! (Rires) Hé bien, nous n'avons pas essayé de faire coïncider cet album avec notre premier single, mais nous avons voulu diviser la musicalité de the GazettE en deux.

Pouvez-vous nous expliquer le concept de ce nouvel opus ? Où avez-vous puisé votre inspiration cette fois ?

RUKI : Nous voulions redéfinir ce qu'est le « MADE IN JAPAN ». Nous voulions aussi que l'univers de the GazettE soit un tout, avec les jaquettes, les autres visuels, etc. Donc nous voulons que notre album sorte dans beaucoup plus de pays.

Ce nouvel opus contient uniquement de nouvelles compositions. Quelles sont les possibilités qui s'offrent à vous lorsque vous n'avez pas à inclure des singles précédemment sortis ?

RUKI : Nous trouvions qu'adopter le schéma de sortir un album après des singles était une routine ennuyeuse, ce qui est pourtant presque quelque chose d'automatique au Japon. Donc cette fois, nous avons sorti notre opus de cette façon.

Depuis le début de votre carrière, vos travaux mélangent toujours de nombreuses influences musicales. Y a-t-il des sonorités que vous n'avez pas encore explorées mais que vous aimeriez utiliser ?

RUKI : Pour le moment, je ne pense à rien en particulier. Mais je suis intéressé par la musique ethnique.

the GazettE s'est créé il y a dix ans. A cette époque, que pensiez-vous que la formation deviendrait une décennie plus tard ?

RUKI : Je ne m'imaginais pas faire partie d'un même groupe pendant dix ans ! (Rires)

Si vous pouviez remonter le temps et vous rencontrer à vos débuts, quel conseil vous donneriez-vous à vous-même ?

RUKI : Je me dirais probablement de rester tel que je suis.

Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez changer ou vivre à nouveau ?

RUKI : Rien en particulier. Mais si je devais choisir, je voudrais être plus passionné par tout.

Vous produire au Tokyo Dome était votre but et votre rêve. Quel est le prochain endroit où vous aimeriez jouer ? Aimeriez-vous retourner au Tokyo Dome ?

RUKI : Ce serait génial si nous pouvions à nouveau nous produire dans une salle aussi grande que le Tokyo Dome, mais il n'est pas le meilleur endroit en termes d'acoustique. Donc il y a des choses auxquelles il nous faudra réfléchir.

Le concert du Tokyo Dome a marqué la fin de l'ère Nameless Liberty. L'avez-vous trouvée ? Si non, recommencerez-vous à la chercher ?

RUKI : La Nameless Liberty en elle-même n'a pas de fin. C'est un de nos thèmes récurrents.

Vous avez eu un planning très chargé avant la sortie de votre nouvel album, particulièrement avec le Standing Tour 2012. Quelles sont les principales différences entre créer une chanson en studio et en tournée ?

RUKI : Durant la tournée, nous ne pouvons pas nous concentrer pour créer des musiques, donc cela prend du temps. Par contre, en studio, nous pouvons être concentrés. C'est ça la différence.

En juillet, vous avez embarqué pour une tournée pour le fan club intitulée HETERODOXY, et vous venez tout juste d'entamer la tournée GROAN OF DIPLOSOMIA. Pouvez-vous nous expliquer la signification de ces noms si singuliers ? Que peuvent attendre les fans des concerts à venir ?

RUKI : HETERODOXY vient d'HERESY. Nous avons nommé cette tournée GROAN OF DIPLOSOMIA car cela sous-entend que toutes les choses qui constituent DIVISION, ainsi que nos anciens travaux sont tous reliés afin de former une seule créature.

La tournée GROAN OF DIPLOSOMIA est estampillée "01". Cela signifie-t-il qu'il y aura d'autres tournées à venir ? Prévoyez-vous d'y inclure des dates à l'étranger ? Si oui, où souhaiteriez-vous aller ?

RUKI : Nous avons quelques concerts supplémentaires sous le sigle "02". En ce qui concerne l'étranger, nous aimerions nous rendre dans chaque pays où les gens veulent voir the GazettE.

Les réseaux sociaux permettent-ils à the GazettE d'être plus proche de ses fans ?

RUKI : Je ne les sens ni plus proches ni plus lointains, leurs voix m'atteignent juste plus directement. Donc pour ma part, je me sens proche de nos fans.

Avez-vous des projets créatifs en dehors de la musique ?

RUKI : Pas vraiment, mais mon passe-temps est de faire de l'art visuel.

Que pouvons-nous vous souhaiter pour l'avenir ?

RUKI : Je pense que nous allons continuer à bouger. Suivez-nous attentivement car nous allons dans une autre direction.

Avez-vous un message pour vos fans ?

RUKI : Beaucoup d'Européens sont venus au Japon pour nous voir. Donc maintenant, c'est à notre tour de vous rendre visite. Croisez les doigts. Merci beaucoup pour votre soutien et vos messages !


JaME tient à remercier the GazettE et JPU Records pour avoir rendu cette interview possible.
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