Interview à Moscou avec tezya

interview - 05.07.2012 07:00

Tout ce qu'il y a à savoir sur le musicien tezya !

Avant son premier concert à l’étranger à Moscou en Russie, nous avons rencontré le rockeur tezya pour parler de sa musique. De très bonne compagnie, il a répondu volontiers à nos questions en plaisantant sans cesse. Même avant que le spectacle ne commence, le musicien charismatique nous avait déjà charmé.


tezya, pouvez-vous vous présenter pour les personnes qui ne vous connaissent pas encore ?

tezya : Oh, c’est difficile. Eh bien, je suis né et j’ai grandi dans la préfecture de Kanagawa et j’y ai vécu jusqu’à mon adolescence.


Et maintenant ?

tezya : Maintenant je vis à Tokyo.


Pourquoi avez-vous décidé de devenir musicien ? (“Musicien” et “diplômé” ont une prononciation proche en japonais.)

tezya : Diplômé ?


Diplômé ? Non ! Musicien ! (Rires)

tezya : Un diplômé de musique ? (Rires)


Juste un musicien !

tezya : J’ai toujours aimé la musique, mais je n’aurais jamais pensé devenir un professionnel. Je ne me suis jamais imaginé composer ou alors chanter quelque chose. Néanmoins, j’ai décidé de tenter ma chance, malgré le fait que je n'y connaissais rien.


Quel est votre groupe favori ?

tezya : Mon groupe préféré ? En fait, c’est plus des artistes que des groupes : David Bowie, Iggy Pop… Bien qu’ils soient maintenant un peu vieux, ils m’ont toujours impressionné quand j’étais plus jeune. En fait, j’ai commencé à écouter en premier Michael Jackson et DuranDuran.


Savez-vous danser comme Michael Jackson ?

tezya : Est-ce que je peux danser ? Non. (Rires) Même si je le voulais ! J'ai essayé je ne sais combien de fois, mais toujours en vain. Donc j’ai abandonné. Lorsque j’écoute Michael Jackson et Duran Duran, je réalise à quel point ils ont influencé ma vie, mais je ne connaissais rien à leur sujet. Petit à petit, j’ai appris de plus en plus de choses sur eux, en commençant grâce à David Bowie... Non plutôt Duran Duran et après David Bowie. Puis Michael Jackson, Marvin Gaye et la musique noire.


Vous avez également participé à de nombreux projets, lequel vous a le plus influencé ?

tezya : Si l’on parle du point de vue du développement professionnel, le plus important a été ma collaboration avec Kitsutaka Fumihiko, Euphoria. Puis vient celui de mes débuts avec le groupe appelé FiX. Et le troisième projet MeGAROPA. Le son de ce groupe ressemble à ce que je fais dans le cadre de ma carrière solo. Tous ces projets m’ont influencé. C’est difficile d’en choisir un seul. Chaque groupe à ses bons points.


Comment avez-vous rencontré Kitsutaka Fumihiko ?

tezya : Pour vous dire la vérité, un ami commun nous a présentés et nous nous sommes revus à l’audition. Habituellement, vous devez chanter dans une audition, mais j’ai simplement été au studio et je l’ai vu. Tout s’est décidé à ce moment-là, donc il n’y a jamais eu d’audition. Tout s’est produit en se regardant dans le blanc des yeux.


Pourquoi avoir décidé de former votre propre groupe ? Ou était-ce un projet de session ?

tezya : Non. (Rires) J’ai joué dans de nombreux groupes, et après les séparations je ne pouvais plus continuer à interpréter leurs musiques. C’est tellement triste. Nous avions composé des chansons tellement cool et je ne peux juste plus les jouer. C’est pourquoi je voulais créer un groupe qui ne pouvait pas se séparer. (Il réfléchit un long moment.) Bon, maintenant je fais partie d’un groupe appelé the sightz. Sa composition change tout le temps. Les personnes, elles-même, changent...


Parlez-nous du concept de votre nouvel album.

tezya : Le concept ? Hmm… C’est probablement le rock’n’roll. Plus du glam-rock.


Pourquoi avoir choisi un mélange de rock’n’roll et de glam-rock ?

tezya : Premièrement à cause de David Bowie. (Rires) Pour tout dire, il est mon père dans la musique.


Qu’est ce qu’implique le titre LIFE MY BABYLON ? Quel en est le sens ?

tezya : Je vous accorde qu’il sonne bizarrement d’un niveau grammatical. Mais “Life in my Babylon” n’est pas mieux, n’est-ce pas ? Ca sonne étrangement aussi. Bien que le sens soit tout de même implicite - “Life in my Babylon.” Quand nous disons "Babylon", plusieurs choses nous viennent instantanément à l’esprit, non ? Par exemple, Shangri-La ou les Enfers. Le vrai sens se situe quelque part entre les deux. Telle est la vie humaine, il y a toujours du bon et du mauvais. Voilà comment nous vivons.


Est-ce vrai que vous avez collaboré avec ASAKI et SUGIZO sur cet album ?

tezya : C’est vrai. (Rires)


Qu’ont-ils fait exactement ?

tezya : Exactement ? ASAKI a composé trois chansons. Et avec SUGIZO, nous sommes amis depuis l’adolescence. Il a toujours été à mes côtés, et il m’a aidé quand j’ai formé mon premier groupe. Après être devenus professionnels, et que j’ai commencé une carrière solo, il a promis qu’il serait mon producteur. Mais il est tellement occupé avec ses propres projets, donc quand j’enregistrais l’album je lui ai demandé de jouer au moins une chanson. Il a choisi une de celles que j’avais écrite.


Est-ce votre première tournée à l’étranger ?

tezya : Oui, c’est la première.


Pourquoi avoir choisi la Russie ?

tezya : Les organisateurs ont réussi à découvrir ma page MySpace je ne sais comment. Honnêtement, je suis prêt à aller partout, tous les pays me vont.


En même temps, la Russie n’est pas si loin.

tezya : Vous avez raison ! Je vais souvent en Angleterre, donc la Russie c’est comme une étape.


Comment était votre concert hier ?

tezya : Quel concert ? Oh ! Oui, je faisais le DJ.


Comment était-ce ?

tezya : Cool ! C’était juste pour s’amuser, comme une sorte de loisir. (Rires) Rien de sérieux.


Qu’attendez-vous du concert de ce soir ?

tezya : Oh, j’ai vraiment hâte ! Les préparations étaient longues donc j’attends avec impatience de rencontrer le public ! Je pense que c’est une bonne chose que mon premier concert à l’étranger se passe ici, les gens sont tellement gentils. Ils m’écrivent même sur Twitter.


Qui vient généralement à vos concerts au Japon ?

tezya : (Rires) Vous voulez dire quel genre de public ? Des personnes très différentes, des tranches d’âge variées, des jeunes et des plus vieux. Des fois, des étrangers viennent aussi.


Nous avons entendu dire que vos parents sont venus visiter la Russie une fois ?

tezya : Oui, une escale. Ils n’ont rien vu à part l’aéroport. (Rires)


Avez-vous eu la chance de faire des visites depuis que vous êtes là ?

tezya : Oui.


Avez-vous rencontré certains problèmes ?

tezya : Non du tout, tout était bien. Mon staff local m’a gentiment aidé. Je me suis même promené seul une fois et rien de mauvais n’est arrivé ! (Rires)


tezya, vous n’êtes pas seulement un musicien et un compositeur, mais également un mannequin et un designer, n’est-ce pas ?

tezya : Oui mais je ne suis plus mannequin désormais. Je suis occupé avec la publicité maintenant, je fais les doublages.


Vous avez une voix magnifique. Est-ce que quelque chose de marrant ou d’étrange vous est déjà arrivé à cause de cela ?

tezya : Quand j’étais jeune, les gens me prenait souvent pour une fille. Je tournais autour et fâché je leur demandais de répéter et aussitôt ils se rendaient compte de leur erreur : “Oops ! Tu es un garçon !”.


Quels sont vos projets pour le futur ?

tezya : Quand je retournerai au Japon, je pense que je jouerai plusieurs concerts et que j’irai enregistrer de nouvelles chansons qui ne sont pas dans mon premier album.


Quel pays aimeriez-vous visiter ?

tezya : Tous.


Vraiment tous ?

tezya : Même l’Afrique.


Enfin, avez-vous un message pour nos lecteurs ?

tezya : Ok. Je viendrai n’importe où si vous m’attendez ! Juste appelez-moi !


Merci beaucoup pour cette interview.

tezya : Merci


Pouvez-vous écrire quelque chose pour JaME ?

tezya : Bien sûr ! Oh, mauvais kanji ! (Il tourne la feuille et écrit encore une fois) Voilà ! Un kanji stylisé qui veut dire "tezya" !


JaME souhaite remercier tezya et JROCK STAR pour avoir rendu cette interview possible.
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