EARTHSHAKER - MIDNIGHT FLIGHT

chronique - 28.03.2012 07:00

Dans le cadre des chroniques de groupes classiques, comment ne pas parler d'EARTHSHAKER, fleuron de l’industrie rock and roll japonaise des années 80 ?

Formé en 1978, EARTHSHAKER s’est vite imposé comme l’un des piliers du heavy metal nippon et ce même en dehors des frontières japonaises. Cette renommée aidant, le groupe sort son premier album : EARTHSHAKER, encadré par des participations populaires comme celle d'Adrian Smith (guitariste d'Iron Maiden) sur le morceau Dark Angels (Animals). MIDNIGHT FLIGHT, le deuxième et le plus abouti de ses albums, naît en 1984, après deux ans de tournées.

Belle entrée en matière avec les guitares hurlantes de T-O-K-Y-O et la voix tantôt langoureuse, tantôt un peu forcée de Marcy qui se mêle aux mélodies simples, presque naïves. Le groupe y impose son style, entre un bon vrai heavy et des passages plus monotones.
En effet, bien que très bien construit, l’album peine à démarrer, de la chanson éponyme, au lent FAMILY jusqu'à Zawameku toki e to. Autant de bonnes compositions, agréables et entraînantes, mais qui tendent à l’épuisement et à la lassitude au bout de quelques écoutes.

Il faut ainsi atteindre la sixième piste, Ushinawareta 7224, pour entendre une musique davantage énergique, privilégiant une rythmique simple mais efficace à des mélodies maîtrisées mais langoureuses. La suite, MONEY, suit le même entrain, faisant sonner sur des saturations et des échos à outrance la puissante voix de canard d’un Japonais qui a envie de nous en foutre plein la face, donnant un souffle original aux sonorités tellement 1980 de l’album.

L’opus se conclut sur une ballade en acoustique, Tada kanishiku. Ici encore, Marcy nous impose pour une ultime fois sa voix puissante, achevant petit à petit l’énergie des derniers morceaux pour finir sur une note plus posée.

Un album en deux parties donc, l’une pour devenir tout zen et baver « oooh c’est bieeen », l’autre pour se briser la nuque et faire voler les T-shirts. Et un opus qui, bien que de qualité, manque un peu de diversité.
Mais tant pis, on se contente de bouffer ce qu’envoie le groupe qui, aux côtés d’autres formations comme 44 Magnum, aura fait et fait aujourd’hui encore légitimement partie de la petite famille du bon metal nippon.
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