Interview avec INORAN

interview - 25.11.2011 06:00

INORAN partage ses pensées sur le concert de charité de LUNA SEA, son nouveau single Hide and Seek, ainsi que ses projets à l’international.

Quelques jours après le concert de charité de LUNA SEA, nous avons rencontré INORAN pour parler de ses activités de soutien, ses sorties récentes en solo et ses ambitions pour l’international. Vêtu d’un costume élégant avec un chapeau Fedora noir, l’artiste a gentiment répondu à nos questions.

Tout d’abord, qu'avez-vous pensé du concert de charité auquel vous avez participé avec LUNA SEA ?

INORAN : C’était fabuleux, principalement parce que c’était un concert de charité. L’atmosphère était réconfortante et il y avait un sentiment d’unité.

Plus tôt dans l’année, vous avez monté un projet de vente de bracelets pour soutenir les victimes du séisme. Comment vous est venue cette idée ?

INORAN : Juste après le séisme, j’ai senti que je devais faire quelque chose pour les victimes. J’ai pensé devoir le faire en tant que musicien, mais à ce moment le chaos était tel que c'était difficile de distribuer, de produire des téléchargements ou même juste de créer de la musique. J’ai donc commencé à penser différemment et je me suis souvenu que Lady Gaga et d’autres artistes avaient distribué des goodies. Comme les compagnies japonaises avaient énormément de problèmes à cette époque, j’ai demandé à un ami de Taïwan de fabriquer les bracelets et je les ai faits distribuer dans tout le Japon.

Ce mois-ci, vous avez sorti votre nouveau single Hide and Seek, sur lequel toutes les chansons sont en anglais. Pourquoi avoir décidé de faire cela ?

INORAN : Pour ces chansons, les mots anglais correspondaient mieux à la musique et à la mélodie que des paroles en japonais.

Avez-vous également comme objectif de mieux vous faire connaître en dehors du Japon en utilisant des paroles en anglais ?

INORAN : Oui. L’an dernier, avec le retour de LUNA SEA et la tournée mondiale, nous avons joué notre musique devant des personnes du monde entier, c’était génial. Cela m’a impressionné et j’ai décidé de partager aussi ma propre musique dans le monde.

Comment a été créé Hide and Seek ?

INORAN : Je suis ami avec Taka Hirose, le bassiste du fameux groupe anglais Feeder. Nous nous sommes rencontrés cette année lors du Fuji Rock où nous avons joué ensemble. C'est en faisant une séance d’improvisation ensemble que la chanson s’est faite, comme cela, par impulsion.

Quelle est la signification de Hide and Seek ? A quoi cela fait-il référence ?

INORAN : Tout d'abord, le titre vient du fameux jeu pour enfants, le cache-cache. Dans la vie, tout n'a de cesse de changer, mais on trouve toujours quelque chose. Le cache-cache reflète la nature humaine, la vie. Les informations, le tout et le n'importe quoi qui se passent dans une vie peuvent être cachés, mais si vous cherchez, vous pouvez les trouver. C'est quelque chose comme ça que je souhaitais exprimer.

Quel message souhaitiez-vous faire passer dans la chanson One Big Blue ?

INORAN : Cette chanson a été composée après le tremblement de terre. Le bleu (blue) représente les larmes, les émotions. Les émotions et les larmes viennent ensemble, elles sont liées, comme une seule entité, un peu comme la pluie qui se dissout dans l'eau de la rivière.

Vous n’avez pas écrit les paroles de Santa Ana Afternoon. Pourquoi avoir choisi celles-là ?

INORAN : C’est en fait une reprise, l’originale vient d’une artiste allemande qui s’appelle Graciella Maria. Cette année, après la sortie de mon album Teardrop, je suis allé en tournée. Juste avant de partir, j’avais trouvé cette chanson sur YouTube et j’ai décidé de la jouer en live.

Le style de la chanson Joshua est assez différent des autres, beaucoup plus doux. Ce changement est-il volontaire ou est-ce un hasard ?

INORAN : Cette chanson est un peu différente. L’an dernier, après le concert de LUNA SEA à Los Angeles, j’ai participé à une séance photo et j’ai vu un ciel magnifique. C’était le plus beau ciel que je n’avais jamais vu dans ma vie. J’ai donc fait cette chanson sur lui et c’est pourquoi elle est différente du single.

Pour ce single, vous avez travaillé avec le bassiste du groupe anglais Feeder, et avant avec Ken Lloyd qui est à moitié anglais aussi. Qu’est ce qui vous attire dans l’Angleterre et ses musiciens ?

INORAN : Le fait d’avoir travaillé avec des musiciens anglais est purement accidentel. Je suis japonais mais je trouve que la musique anglaise a quelque chose que la musique japonaise n’a pas. L’atmosphère est différente. C’est souvent sombre et les émotions me conviennent mieux que la musique venant des États-Unis.

En septembre, vous avez ressorti votre premier album Sou. Pourquoi ce choix ?

INORAN : L’année prochaine sera le quinzième anniversaire de ma carrière solo. Mon premier album étant sold out avant cet anniversaire, j’ai décidé de le rééditer. Sa première sortie date de 1997 et il est très différent de la musique de LUNA SEA ou de toute musique rock en général. Il est noir, abstrait... A cette époque, ce genre de musique n’était pas populaire au Japon et les chansons ne sont pas si anciennes donc toujours d'actualité.

Sou est votre premier album mais vous ne l’avez pas chanté vous-même, vous avez choisi une chanteuse à la place. Pourquoi avoir décidé cela?

INORAN : Sou est mon premier album et j’avais décidé de mettre toutes mes choses préférées dedans. J’adore les voix féminines et j’ai donc choisi d’en mettre une.

A vos débuts, est-ce qu’il a été difficile pour vous de chanter alors que vous étiez principalement guitariste ?

INORAN : Que ce soit ma guitare ou mes compétences vocales, elles se sont améliorées à leur propre rythme. Quand je devenais meilleur à la guitare, il en était de même au chant. J’aime beaucoup les deux mais du fait de ma carrière plus longue de guitariste, l’écart entre les deux ne s'estompe pas.

Sur scène, vous sentez-vous mieux en tant que guitariste ou en tant que chanteur ?

INORAN : Je me sens bien dans les deux situations. Jouer en live permet de créer une atmosphère avec le public et c’est ce qui compte pour moi.

En plus de votre carrière musicale, vous dessinez des bijoux et des vêtements. Qu’est ce qui vous plaît le plus dans ce que vous faites et d’où tirez-vous votre inspiration ?

INORAN : Je pense que la musique et la mode sont fortement connectées. Dessiner et collaborer avec des designers est une expérience très intéressante pour moi. Quand je dessine un produit, je m’inspire des humains et de leurs émotions.

Quels sont vos projets pour le futur ?

INORAN : En novembre, j'attaque la tournée Hide and Seek Tour au Japon. Après, je repars en studio pour enregistrer. L’année prochaine, je prévois une tournée européenne aux alentours d’avril ainsi qu’une tournée en Asie.

Vous avez mentionné tout à l'heure votre quinzième anniversaire en tant qu’artiste solo. Quels sont vos projets par rapport à cela ?

INORAN : Je veux créer le meilleur album de ma carrière. Je veux répandre ma musique et atteindre le plus de personnes possible avec cet album et ce sera déjà exceptionnel pour moi.

Pour votre tournée européenne, où aimeriez-vous aller ?

INORAN : Nous sommes toujours en train de la préparer mais j’aimerais aller dans beaucoup de pays. Peut-être que j’irai en France, Allemagne, Suède et autant de pays que possible.

Enfin, avez-vous un message pour nos lecteurs ?

INORAN : Je sais qu’énormément de personnes à travers le monde soutiennent LUNA SEA et j’en suis vraiment heureux. En tant que musicien solo maintenant, j’aimerais partager ma musique à travers le monde. S’il vous plaît, écoutez-la.

Merci beaucoup pour cette interview.


JaME tient à remercier INORAN, Backstage Project inc. et Takeshi Asai pour avoir rendu cette interview possible.
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