Interview avec Pinky Doodle Poodle

interview - 04.11.2011 06:00

Nous avons rencontré PDP quelques jours avant la fin de sa tournée européenne, qui se clôture par trois dates en France et en Belgique (Mouscron - Belgique le 4 novembre, Gand - Be le 5 novembre et Paris le 6 novembre).

Depuis 2009, le groupe de pop-punk japonais Pinky Doodle Poodle (PDP) sillonne régulièrement le vieux continent. Composé du binôme Yuria et George, auteurs respectifs des paroles et de la musique, le groupe sortait cette année un mini-album live, deuxième opus paru en Europe chez HINODE RECORDS.

Par trois fois cette année, les « Caniches roses » ont défendu leurs couleurs lors de tournées en France, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg et Suisse. Ils se sont notamment produits à Japan Expo Centre ou encore à Japan Impact en Suisse.

Yuria, chanteuse et bassiste de PDP, mène en parallèle une carrière solo jonchée de multiples participations à des bandes son d'animes et de jeux vidéo à succès au Japon. Citons notamment Shuffle!, School Days, ou encore le jeu vidéo Disgaea. Elle est également doubleuse sur de nombreux animes.


Tout d'abord, pourriez-vous vous définir d'un point de vue musical ?

George : Notre musique est basée sur le rock classique, citons ACDC ou plus récemment Queens of the Stone Age, Foo Fighters... Bien sûr à notre sauce, enfin... c'est ce que nous espérons. Je compose la musique, la mélodie, ensuite Yuria rajoute son texte. Nous démarrons par la mélodie pour ensuite écrire les paroles. Nous avons toujours fonctionné comme ça, même quand nous avions un troisième membre officiel dans l'équipe.

Quels sont les thèmes de vos paroles ?

Yuria : Ce sont des textes qui sont toujours positifs. J'écoute la musique de George et l'inspiration m'envahit d'une manière un peu surnaturelle, « cosmique ». Habituellement, les mots me viennent sur la musique. C'est une forme d'écriture libre, irréfléchie, et finalement je découvre le sens de mes paroles à la fin. Et je me dis que c'est bien. (Rires)

Akui, vous êtes batteur de session, mais finalement très présent et fidèle à PDP. Comment est née cette collaboration ?

Akui : Il y a quelques années, j'ai fait un concert avec George dans un autre contexte, et nous avons fait connaissance. Il m'a demandé de jouer pour le groupe et c'est une expérience passionnante. Je souhaite faire le plus de concerts possible avec PDP. Le sens musical de George est précisément le type de musique que j'aime, ainsi que la voix de Yuria. Même si je suis batteur dans de nombreuses formations, jazz, funk, bossa nova, pop, (NDLR : Akui a notamment collaboré avec SMAP, Koda Kumi, et est l'auteur de nombreux manuels d'apprentissage de la batterie), je suis passionné par le rock.

Vous êtes tous des musiciens professionnels dans diverses formations et pour différents projets. En quoi PDP est différent pour vous, en quoi est-il personnel ?

Yuria : Je fais de nombreux thèmes d'animes, de jeux vidéo, j'aime ce job, mais ces chansons ne sont pas les miennes, je les interprète comme cela m'est demandé par la production... Et j'aime ça, mais PDP n'a pas de producteur, excepté nous-mêmes, et c'est donc plus facile de mettre ma part personnelle, mon interprétation.

George : Je suis guitariste et j'interprète les compositions d'autres personnes dans ma vie quotidienne. Je joue comme on me le demande. Dans PDP, je joue comme je le souhaite, je peux montrer ce que je veux. Ce n'est pas une question de compétences, de technique, plutôt mon sens musical que je peux exprimer.

Yuria : De plus, quand George joue en session ou en live avec d'autres personnes, il doit s'adapter à la voix qui l'accompagne et donc ne peut pas s'exprimer pleinement. C'est la même chose pour Akui. Avec PDP, on se connaît bien, et ils peuvent jouer comme ils le souhaitent, ma voix s'adapte dans tous les cas.

Pourquoi avoir fait le choix de vous produire en Europe régulièrement ?

George : Quand j'étais enfant, mes parents écoutaient du rock européen ou américain, c'est avec ça que j'ai grandi. Je n'ai pas été élevé sur de la pop ou même du rock japonais. J'ai toujours souhaité développer ma musique en Europe, car c'est là que le rock prend sa source. C'est la raison pour laquelle nous venons régulièrement.

Yuria : Pour le moment, mon anglais n'est pas assez bon, mais quand je le pourrai, j'écrirai mes chansons dans cette langue. Peut-être que le cosmos me conseillera ! Parfois, des groupes étrangers essaient de chanter en japonais, mais nous avons du mal à les comprendre car la prononciation n'est pas facile. Mais si le chanteur y met tout son coeur, je pense que nous pouvons comprendre ce qu'il souhaite exprimer. J'espère qu'il en sera de même pour moi ! (Rires) Pour l'instant, j'écris de petites parties de mes paroles en anglais, ce dont je suis sûre, ce que je connais. Je ne prends pas le risque d'utiliser des expressions que je ne maîtrise pas.

Pouvez-vous nous parler de votre dernier mini-album Live in Tokyo ?

PDP : Nous voulions enregistrer un album rien que tous les trois après le départ de notre bassiste Kayakki. Notre formation est faite pour le live. Nous avons donc enregistré avec deux micros, sans mixage, sans arrangement vocal, dans un studio à la montagne, en un jour, en une seule prise. C'est notre style, notre musique, incluant les erreurs possibles inhérentes au live. C'est notre expérience à nous. Nous avons fixé les micros dans une position qui nous convenait et enregistré ces six pistes en quelques heures.

Quels sont vos projets ?

PDP : Oh nous ne faisons pas de projets ! Nous planifions au jour le jour. Nous avons des concerts prévus au Japon dès notre retour en novembre et ensuite nous verrons ! Nous voulons enregistrer en studio, mais à vrai dire nous espérons un jour enregistrer en Europe, car nous croyons que le sens artistique et technique des équipes européennes pourrait être intéressant. Des labels japonais nous ont sollicités, mais nous avons refusé car nous recherchons un véritable esprit rock dans l'équipe qui nous accompagnera dans ce projet.

Pour finir, avez-vous un message pour les fans européens ?

George : « Donnez moi des donuts ! » C'est une blague ! Nous sommes très heureux si vous appréciez notre musique et notre performance live.

Yuria : Nous sommes heureux, car nous avons pu venir en Europe trois fois cette année, nous souhaitons revenir encore et encore, pour faire le plus de concerts possible. Venez à nos concerts et amusons-nous ensemble !

Akui : Rejoignez-nous à nos concerts !


Merci à Pinky Doodle Poodle et Râmen Events/Hinode Records pour cette interview.


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