Greatest The Hits 2011-2011, dernier single de MAXIMUM THE HORMONE

chronique - 21.10.2011 07:00

Le quatuor déjanté frappe fort avec un nouveau single sans grande surprise mais efficace.

Voilà trois ans que nous n’avions rien entendu de neuf chez MAXIMUM THE HORMONE. Après le single Tsume Tsume Tsume qui suit à la lettre la recette qui a fait le succès de l’album Buiikikaesu, le groupe semble s’être concentré sur les concerts, domaine dans lequel il excelle.

Le 23 mars 2011 est sorti le single Greatest The Hits 2011-2011 - apprécions l’inventivité du quatuor pour les titres -, accompagné d’une horrible pochette dans le pur style de la formation - si on oublie celle de l’album précédent.

On retrouve sur ce disque la marque du groupe : le fameux mélange de riffs métal, de basse slappée, de refrains pop ravageurs et de passages violents sur lesquels il est difficile de ne pas headbanguer. Le tout toujours accompagné par le chant rapé de DAISUKE-HAN et le chant mélodique de MAXIMUM THE RYOKUN et de NAO. UE-CHANG, le bassiste, n'est pas en reste et fait encore une fois preuve de la maîtrise de son instrument.

La première piste, Utsukushiki Hitobito no Uta, enchaîne passages mélodiques très bien trouvés, comme le refrain ou le pont mélangeant rap et chant de la batteuse, et passages violents, sur lesquels DAISUKE-HAN alterne entre growl et flow. Cependant, une désagréable impression de redite commence à se faire sentir. Si le résultat est toujours efficace, on ne peut que constater que les riffs de guitare se suivent et se ressemblent, la chanson possédant une construction assez basique - pour un morceau de MTH, entendons-nous bien. Seuls les passages mélodiques se démarquent des créations de l’époque Buiikikaesu.

La deuxième piste, nommée maximum the hormone, est un véritable coup de pied au derrière ! Si le groupe a préféré jouer la carte de la sécurité sur le premier morceau, il s’est vraiment lâché sur le suivant ! Le couplet est tout simplement hallucinant : sur une ligne de basse orientale complexe, MAXIMUM THE RYOKUN entonne ce qui ressemble à un chant traditionnel, appuyé par NAO qui bat le rythme sur ses toms et donne aussi de la voix. En tendant l’oreille, on peut même entendre quelques percussions orientales. À ce couplet pour le moins étonnant succède ce qui est peut-être le refrain le plus violent du répertoire du quatuor, créant ainsi un énorme contraste entre les deux.

Le dernier titre, my girl, est le plus facile d’accès des trois, bien que les paroles soient assez trash. Le groupe y montre son versant le plus pop et occulte un peu son côté métal. On remarquera l’utilisation de vocodeur par NAO qui en étonnera plus d’un, mais qui colle assez bien au morceau, tout comme l’utilisation de synthétiseurs sur le refrain, rappelant le morceau Koi no mega lover de l’album Buiikikaesu. Cette chanson montre finalement encore une fois le talent de la formation pour écrire de bonnes mélodies et se révèle elle aussi efficace.

Au final, on peut dire que MAXIMUM THE HORMONE a trouvé le bon filon et qu’il le sait : il ne prend que peu de risques et continue d’appliquer la formule qui fait son succès depuis quelques albums. Certes, il n’y a aucun mal à faire cela, mais gare à l’indigestion !
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