Interview avec noodles

interview - 03.11.2011 06:00

JaME s'est entretenu avec les membres de noodles avant leur concert de Seattle.

Le groupe de rock indépendant noodles s'est amicalement entretenu avec JaME avant son concert de Seattle, discutant de son vingtième anniversaire sous une chaleur accablante inhabituelle en cette saison.

Bonjour, pourriez-vous commencer par vous présenter à nos lecteurs ?

Yoko : Je suis Yoko, la chanteuse.
Ikuno : Je suis Ikuno, la bassiste.
Ayumi : Mon nom est Ayumi, à la batterie.

Bienvenue à Seattle, nous sommes heureux de vous revoir aux États-Unis. Vous amusez-vous bien jusqu'ici ?

Yoko : Oui, nous sommes très excitées d'être là.

Pourriez-vous nous raconter votre histoire ? Comment a débuté noodles ?

Yoko : A l'époque, nous avions le même job à temps partiel et nous avons décidé de créer un groupe.

En quoi votre nom correspond à votre musique ? A-t-il une signification particulière ?

Yoko : Il n'a pas vraiment de signification. (Rires)

A la fin du mois dernier, vous avez sorti un nouveau single intitulé We Are noodles From Sentimental afin de célébrer votre vingtième anniversaire. Tout d'abord félicitations ! Avez-vous prévu autre chose pour fêter ça ?

Yoko : Nous allons donner un concert spécial pour nos fans.

Vous êtes actuellement en tournée avec the pillows sur l'UTATANE TOUR 2011. Comment est-ce jusqu'à présent ? Avez-vous eu l'occasion de faire du tourisme pendant votre traversée des États-Unis ?

Yoko : noodles se produit depuis longtemps, ce qui est également le cas pour the pillows, et nous avons l'habitude de tourner ensemble. Jusque-là, c'était vraiment amusant de jouer devant nos fans et devant ceux de the pillows. Et oui, nous avons fait un peu de shopping. (Rires)

Vous tournez souvent au Japon et aux États-Unis avec the pillows et votre musique est produite sur Delicious, le label de Yamanaka (le chanteur de the pillows). Ces liens étroits entre vos deux groupes vous ont-ils aidés à vous affirmer musicalement l'un et l'autre?

Yoko : Oui, tout à fait. Nous apprenons beaucoup d'eux.

Lorsque vous viviez à Yokohama et que noodles en était encore à ses débuts, vous aimiez beaucoup la musique occidentale. Quels artistes écoutiez-vous alors ?

Yoko : The Pixies. Nous appréciions toutes ce groupe.

Vingt ans après, vos goûts sont-ils restés les mêmes ou ont-ils changé ? Dans le second cas, quelle musique écoutez-vous aujourd'hui ?

Yoko : Aujourd'hui encore, nous aimons toujours les Pixies. (Rires) J'aime aller les voir en concert.

Vous rappelez-vous de votre premier concert en 1991 ? Comment était-ce ?

Yoko : Notre premier concert... (Rires) Je m'en rappelle. (Rires) A l'époque, nous avions l'habitude de faire des choses... imprudentes. Nous n'avions peur de rien car nous ne connaissions rien, et donc nous étions confiantes sans aucune raison. Durant les vingt dernières années, nous avons vécu de nombreuses expériences qui nous ont rendu plus fortes et plus confiantes.

Quel genre d'imprudences avez-vous commis ?

Yoko : (Rires) Parfois nous n'avons pas fait autant d'effort que ce que nous aurions dû. Nous ne savions pas encore grand chose sur l'industrie musicale, donc nous étions un peu imprudentes. Mais maintenant, nous avons appris beaucoup et nous avons changé.

Certains des titres de vos chansons sont un peu abstraits, comme Lemon Grass Foo Foo, Kitty South et Cover Me, Shakespeare, et sont vraiment mémorables. Qu'est-ce qu'un titre inoubliable selon vous ?

Ikuno : J'aime inclure des noms célèbres dans le titre, ce qui le rend un peu plus facile à retenir.

Etre un groupe de filles vous donne-t-il un sentiment de puissance dans cette industrie remplie d'hommes ? Est-ce que ce sentiment transparaît à travers votre musique et vos textes ?

Yoko : Bien sûr, dans une industrie majoritairement masculine, il y a ce sentiment, surtout avec les groupes de rock. Mais nous n'y avons jamais vraiment prêté attention.

Vous êtes réputées pour avoir dit dans d'autres interviews que vous ne prévoyez pas de vous essayer à la musique grand public. Que voulez-vous dire par-là exactement et comment vous assurez-vous de coller à cette démarche ?

Yoko : Eh bien, même si la musique mainstream est plus populaire, nous ne voulons pas faire ce genre de musique. Nous voulons juste rester les mêmes et continuer à faire d'autres morceaux comme ceux que nous avons faits jusqu'ici.

Comment faites-vous pour maintenir l'équilibre entre un son indépendant, donc non mainstream, et continuer à satisfaire les auditeurs ? Y a-t-il une technique particulière dans votre façon de composer vos morceaux, qui permet à la fois à l'esprit indé et au populaire de cohabiter ?

Yoko : Nous voulons simplement faire de plus en plus de chansons, mais nous n'essayons pas de faire de la musique pour un public en particulier. Nous faisons de la musique tout simplement.

Parlons de l'avenir. Bien qu'Explorer soit sorti l'an passé, prévoyez-vous un nouvel album pour bientôt ?

Yoko : Oui, nous prévoyons de sortir quelque chose l'été prochain.

Sur ce nouvel album, avez-vous des idées ou techniques que vous souhaitez explorer ?

Yoko : Nous voulons absolument essayer de nouvelles techniques, mais ce que nous aimerions faire actuellement, c'est nous améliorer un peu. Nous souhaitons travailler les mélodies.

Durant les cinq dernières années, un nombre croissant de groupes japonais est venu jouer en Europe. Prévoyez-vous vous aussi de jouer en Europe ?

Yoko : Absolument !

Pour finir, une question plus légère : à quels jeux jouiez-vous étant enfant ?

Yoko : Je jouais à la poupée avec ma sœur. (Rires)
Ikuno: (Rires) Moi aussi, je jouais à la poupée avec ma sœur. (Rires)
Yoko : Oh ! Ma sœur et moi, nous aimions reprendre des chansons. Nous imitions les artistes, les animes, tout ! Nous reprenions leurs chansons et les enregistrions. (Rires)


JaME souhaite remercier noodles, son management Bad Music Group et l’interprète Miho Oishi pour avoir rendu cette interview possible.
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