BLOOD - Bathory

chronique - 08.10.2011 07:00

Chronique du nouveau maxi-single de BLOOD, première sortie depuis la reformation du groupe.

A l’appui d’une mini-tournée passant par Ikebukuro et Meguro, BLOOD a sorti en juin dernier son premier CD depuis sa reformation. Le maxi-single Bathory, produit sous le label Starwave records en édition limitée à 1000 exemplaires, contient trois pistes, le clip vidéo de la chanson titre, ainsi qu’un livret de seize pages.

Le mot anglais eerie, un concept qu’on pourrait rapprocher en français d’une ambiance quelque peu étrange et inquiétante, convient parfaitement bien à la description du premier morceau intitulé Bathory. On peut y ajouter les adjectifs "impitoyable", "dark", ou "industrial" parmi d'autres. Une mélodie vacillante cherche à se faire distinguer par-dessus une guitare brouillonne et un fond sonore de synthétiseur indu. Des cris, intenses en diable, ponctuent une ligne de chant plutôt lente et profonde, avant un court refrain mélodique que les screams charpentent comme des pulsations de basse.

Comparée à Bathory, la piste suivante est de facture plus standard pour une œuvre tombant sous l’étiquette visual kei. Reality satisfait toutefois toujours les amateurs d’industrial avec une mélodie à la guitare teintée de notes de synthétiseur qui joue avec les limites du visual kei, de l’industrial et du gothic. Le chant, au départ relativement lent par rapport au rythme général du morceau et plutôt limité en cris et en growls, se réveille à un tiers de la composition. Avant que le premier refrain ne vienne changer le ton de la chanson, la mélodie reprend le dessus et la voix de Hayato se fait plus claire. Le petit plus de l’instrumental de Reality n'est autre que la ligne de synthétiseur, masquée en partie par la guitare, qui prend des airs de boîte à musique retentissant doucement en plein milieu d’un orage.

La troisième piste, Counting Rhymes, combine des éléments des deux premiers titres : au screaming très présent et à un rythme rapide s’ajoute une mélodie efficace sur les refrains, qui devient plus sombre sur les couplets. Un morceau qui, sans ressortir du lot, n’en est toutefois pas moins intéressant à écouter.

Bien que Bathory se révèle être une chanson pour le moins puissante, Reality demeure la composition qui se démarque le plus de ce single grâce à sa balance subtile entre deux univers musicaux.


Le single est disponible sur la boutique en ligne de Darkest Labyrinth et sur CD Baby.
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