Live report des concerts estivaux des YELLOW FRIED CHICKENz

live report - 10.09.2011 07:00

Retour sur les concerts des poulets frits jaunes qui ont eu lieu les 20 et 21 juillet dernier au Bataclan.

Alors qu’il y a un an la venue de GACKT en France était considérée comme un véritable événement, l’artiste renouvelle l’expérience cette année, accompagné une nouvelle fois de son groupe YELLOW FRIED CHICKENz. C’est au Bataclan que la petite troupe s’arrête, non pas pour une, mais deux dates consécutives. Retour sur ce doublé.

La première chose qui frappe lorsque nous entrons dans la salle est le peu de monde présent, aussi bien le premier que le deuxième jour. Après vérification, nous ne sommes pas arrivés avec une avance considérable et aucune canicule n’a pu décimer les fans du groupe en ce mois de juillet plutôt frais. C’est donc devant un comité réduit que GACKT et ses amis réalisent leur performance, qui sera, c'est à noter, en tout point identique les deux jours.

Le YFC entre peu à peu sur scène et c'est un membre de session, Shinya de LUNA SEA, qui ouvre le bal en arrivant à la batterie. Puis c'est au tour de Jon, que nous avions pu découvrir à la vraie fausse conférence de presse organisée par le groupe avant le début de la tournée. Enfin, l'homme de la soirée, GACKT, monte sur scène. Démarre alors quasi immédiatement THE END OF THE DAY, une des nouvelles chansons de YFC, dont le single sortira prochainement. Le duo s'en sort réellement bien, malgré quelques habituels problèmes de sons qui resteront d'ailleurs assez récurrents concernant GACKT. Il est vrai qu'avant même le début de ces concerts, nous étions un peu sceptiques sur le fait de voir un second chanteur sur scène, aux côtés d'un personnage aussi charismatique que GACKT. Mais il n'en est rien, Jon occupe une bonne place et les deux artistes ne s'étouffent pas mutuellement.

NINE SPIRAL et SPEED MASTER suivent. Ces deux chansons, issues de l'album éponyme du groupe, sont pour l'occasion réarrangées afin d'accueillir un deuxième chanteur. Les compositions ne souffrent pas, au contraire même, puisque leur aspect quelque peu lisse est gommé par la complicité qui s'installe entre les deux artistes. On découvre ensuite LAST KISS, inédite et discrète, et EPISODE.0, dernier single en date de GACKT. Sautillant sur place sur l'introduction, les deux chanteurs se démènent pour faire bouger le peu de monde présent. Le public est très réceptif à leurs attentions, et même si les chances de mourir écrasé sont faibles, l'ambiance est électrique !

Après un passage plus calme avec MIND FOREST, arrivent certainement les deux meilleurs morceaux de la soirée : 妄想GIRL -MOSO GIRL- et VANILLA. La première est une nouvelle chanson aux notes et rythmes légers, qui semble tout à fait convenir à notre duo. Les deux hommes en profitent pour offrir une dose incroyable de fan service en déchirant littéralement leur chemise, les boutons volant comme des étoiles filantes. Sur scène, ils réalisent une petite chorégraphie en décalage total avec l'image virile qu'ils pourraient renvoyer. Pour nous, ce fut un grand moment de fou rire que les deux chanteurs semblent prendre à la légère. Sans changer de registre vient VANILLA, que les fans n'ont eu de cesse de réclamer depuis l'année dernière. Leurs efforts ont payé, GACKT et Jon se trémoussent aux sons de la chanson. Sur le deuxième couplet, les deux amis vont même jusqu'à se frotter jambe contre jambe, faisant presque tourner le spectacle à la démonstration de yaoi... Le pire reste à venir lorsque les quatre autres musiciens du groupe les rejoignent, formant une véritable brochette de testostérone, se déhanchant au rythme du morceau.

La fin du live sera un peu plus classique avec JESUS, qui, toujours aussi dynamique, réveille la foule. Puis nous découvrons une nouvelle composition inédite : YOU ARE THE REASON. ALL MY LOVE, chanson issue de l'association à but caritatif de GACKT SHOW YOU HEART, qui vient clore le set. Très « mise en scène », elle vient titiller la corde sensible des spectateurs grâce aux éclairages discrets et aux refrains dégoulinants. Le public reprend en chœur les différents « All my love » et « Close your eyes », avant de voir le groupe s'éclipser en coulisse pour une courte pause. YFC revient pour l'ultime chanson de la soirée, UNCONTROL, plutôt banale pour un bouquet final. Après la traditionnelle distribution de médiators et quelques gestes amicaux envers les fans, les poulets frits jaunes quittent la scène pour de bon.

Avant de débuter le rappel, GACKT a demandé si l'on souhaitait le voir revenir l'année prochaine. Malgré le peu de succès rencontré en France cette fois-ci par le chanteur et son groupe, on ne peut qu'espérer un retour. Ces deux concerts furent l'occasion pour les fans de se rapprocher un peu plus d'un personnage qui semblait si inaccessible il y a encore peu de temps.

SET LIST

01 THE END OF THE DAY
02 NINE SPIRAL
03 SPEED MASTER
04 LAST KISS
05 EPISODE.0
06 MIND FOREST
07 妄想GIRL -MOSO GIRL-
08 VANILLA
09 JUSTIFIED
10 JESUS
11 YOU ARE THE REASON
12 ALL MY LOVE

RAPPEL

13 UNCONTROL

Avant de terminer cet article, je souhaiterais revenir sur les raisons de ce semi-échec. Certainement fort de leur succès l'année dernière, avec un sold out en quelques minutes dans une salle de 800 places, GACKT et son YFC sont revenus cette année pour deux dates consécutives au Bataclan, salle prévue à l'origine pour 1500 spectateurs. Que ce soit le premier ou le second jour, seulement un peu plus d'un tiers de la salle était rempli, soit environ 600 places.
En pleine période estivale de vacances (tout comme l'année dernière), n'était-ce pas voir un peu trop grand ? Peut-être... Mais ce n'est certainement pas la seule raison. La récente baisse de succès pour la musique japonaise en France, l'ennui des fans, le prix des billets, le manque de promotion, la qualité et l'identité même des compositions de YFC sont autant d'autres raisons valables. Il faut croire que beaucoup de conditions étaient réunies pour annoncer cet échec et force est de constater qu'une tête d'affiche comme GACKT ne suffit pas pour remplir des salles. Espérons que ceci servira d'électrochoc et ne poussera pas à un oubli pur et simple de la France en ce qui concerne la J-music.
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