Interview avec Galaxy7

interview - 24.03.2011 06:00

JaME a rencontré Daisuke Tsutsui venu avec son projet Galaxy7 à la Japan Expo Sud de Marseille.

Accompagné d'un de nos confrères, nous avons interviewé Galaxy7, le projet de Daisuke Tsutsui. Avec le bassiste Tatsuya, le leader répond à nos questions sur sa vision de la musique, son projet et sa venue en France.


Après une rapide présentation de Galaxy7, pendant laquelle Daisuke Tsutsui s'introduit comme pièce maîtresse voire essentielle, nous découvrons aussi Tatsuya, le bassiste et compagnon de route du chanteur-guitariste. Il est alors temps de rentrer dans le vif du sujet.


Alors Galaxy7, bonjour !

Ensemble : Bonjour. (En français)


Damien : Après avoir entendu votre musique sur MySpace, j'ai trouvé que la voix ressemblait à celle de hide. Est-ce l'une de vos influences ?

Daisuke Tsutsui : hide est un artiste que j'apprécie beaucoup, mais malheureusement je n'ai jamais écouté ce qu'il a fait. (Rires) Je suis plutôt influencé par des artistes étrangers tels que The Smashing Pumpkins, Billy Corgan, Tom York, Guns N' Roses et Axl Rose, mais pas vraiment par des artistes japonais.


Damien : Vous êtes deux sur scène, pouvez-vous nous expliquer un peu ce qu'est Galaxy7, car c'est un groupe un peu hors du commun ?

Daisuke Tsutsui : En fait, Galaxy7 c'est moi. Je suis le cœur de ce projet, mais je demande souvent l'aide de Tatsuya notamment pour tout ce qui est vidéo, enregistrement, etc. Donc, Tatsuya c'est presque Galaxy7 (Rires). Mais là je suis en train de réfléchir à un groupe en bonne et due forme, car jusqu'ici, le nombre des membres de soutien varie en fonction des concerts. Donc je commence à chercher d'autres membres afin de former un vrai groupe.


Damien : Nous allons maintenant passer aux questions de JaME.


Justement, concernant ces changements réguliers de membres, est-ce que cela n'influe pas sur l’essence de votre musique en concert et comment faites-vous pour que cela reste du Galaxy7 sur scène ?

Daisuke Tsutsui : Les membres qui nous aident pendant les concerts sont souvent les mêmes d'un concert à l'autre. C'est juste que parfois certains peuvent et d'autres non. Mais ils partagent à peu près tous la même idée concernant le genre de musique et le concept du groupe. Donc c'est plutôt une question d'occasion, mais tout le monde a la même envie de faire ce genre de musique, et au point de vue humain, c'est la même envie également.


Si vous avez des musiciens à vos côtés en concert, qu’en est-il de l’enregistrement studio ? Enregistrez-vous tout seul chaque partie séparément ou avec l’aide d’autres musiciens ?

Daisuke Tsutsui : Je fais tout tout seul, que ce soit la composition ou l'enregistrement.


Pouvez-vous nous parler de votre approche de la composition. Comment vous y prenez-vous pour composer et écrire vos chansons ?

Daisuke Tsutsui : Ce n'est pas l'envie de composer qui va donner lieu à une chanson, c'est plutôt que lorsque je dors, je rêve parfois d'un morceau. Dans mon rêve, c'est déjà tout prêt, et donc le travail pour moi c'est, une fois réveillé, de tout mémoriser pour ensuite essayer de recréer ces sons et ces mélodies avec mon ordinateur.


Vous avez commencé la musique il y a longtemps, joué dans d'autres groupes et en solo. Qu’est-ce qui vous a donné l'envie de faire de la musique et d'en faire une carrière ?

Daisuke Tsutsui : Je n'avais pas de raison de ne pas le faire. (Il réfléchit) Le monde de la musique donne tellement de possibilités, que l'on peut s'exprimer avec tellement de liberté et sans paroles, qu'en fait on n'est jamais satisfait. Il n'y a pas de fin. On répète sans arrêt jusqu'à être content de son travail, mais la satisfaction n'arrive pas. Il ne reste plus qu'à continuer et au bout d'un moment on se rend compte que l'on passe son temps à jouer de la guitare ou à chanter.


Et qu’est-ce qui pour vous a le plus changé depuis vos débuts, quelle évolution avez-vous observée ?

Daisuke Tsutsui : En tant que Galaxy7 ? Hum... Cela fait très longtemps que j'ai commencé, donc j'ai vécu plein d'expériences, je ne sais pas vraiment dans quel sens cela a évolué... Mais depuis 2007, j'ai débuté Galaxy7 et j'ai enfin réussi à trouver des membres sympa, une équipe sympa avec qui travailler, ce qui m'apporte beaucoup de satisfaction. Donc, en fait, je suis vraiment très heureux.


Justement, votre meilleure et pire expérience avec ce projet serait ?

Daisuke Tsutsui : Y a-t-il vraiment eu de mauvaises expériences ? La meilleure, c'est lorsque nous avons participé au Fashion Manga l'an dernier à Paris. C'était vraiment un super concert où nous avons pu rencontrer notre public. Le point négatif c'est peut-être que je n'en vois pas, ce qui n'augure pas forcément de bonnes choses pour la suite, donc j'ai un peu peur de ce qui va se passer. (Rires)


Qu'est-ce que cela vous fait de revenir en France et quels sont vos objectifs cette fois-ci ?

Daisuke Tsutsui : Depuis que je suis venu l'an dernier en avril avec toute mon équipe, en fait, je suis tombé amoureux de la France. Je veux y revenir, y faire le plus de concerts possibles et y distribuer mes CD. Je trouve que la France a un côté vraiment particulier.


En parlant du Fashion Manga, ce n'est pas la première fois que vous jouez dans ce genre de convention ? Qu'est-ce que cela vous fait de jouer dans ce contexte-là, différent d'un concert ?

Daisuke Tsutsui : Je trouve cela plus chaleureux. C'est vrai que c'est complètement différent de l'ambiance des live houses et des concerts. Mais je trouve cela plus « lumineux ».


Vous avez rapidement signé avec le label MADSKIPERS du DJ Tsuyoshi. Comment s’est passée cette rencontre et comment êtes-vous arrivé sur ce label ?

Daisuke Tsutsui : Ce n'est pas vraiment que je voulais à tout prix rentrer dans ce label. C'est un label qui organise régulièrement des soirées et en allant à l'une d'elles, j'ai rencontré DJ Tsuyoshi et lui ai passé une démo en disant : « voilà c'est mon groupe, Galaxy7 ». Et comme réponse, j'ai eu droit à un « OK, ça marche, on le fait ! ». (Rires)


De ce que l’on voit sur votre site, en dehors de la compilation MADSKIPPERS vol. 1, vous n’avez sorti vos chansons qu’en format digital. On a pu voir ici à la Japan Expo votre CD en vente. Est-ce que vous pensez vous investir plus dans les formats physiques ou rester dans le digital ?

Daisuke Tsutsui : Personnellement, je souhaite faire plus de CD. Celui que vous avez vu à la Japan Expo, c'est moi qui l'ai fait et produit et non le label. L'idée, ce serait de pouvoir produire plus de CD et de pouvoir les proposer en Europe, notamment en France.


En parlant des formats numériques, que pensez-vous de la question d’Internet et des téléchargements qui touche le marché de l'industrie musicale ?

Daisuke Tsutsui : Je pense que ce n'est pas mon problème dans la mesure où je suis un artiste. Et comme c'est dans l'air du temps, on n'a pas trop le choix. Trouver des solutions n'est pas mon problème, c'est le boulot des distributeurs et des producteurs. En tant qu'artiste, je ne me sens concerné que par la création.


En tant que fan de Radiohead, pensez-vous un jour sortir un album en téléchargement avec un prix à définir par les fans comme cela a été fait par le groupe en question ?

Daisuke Tsutsui : Si cela marche pour Radiohead pourquoi pas ? J'en serais bien heureux en tout cas. (Rires) Pour ma part, je l'ai acheté en proposant 2000 yens (environ 18,00 €).


Damien : Ou peut-être un album en vinyle, puisque beaucoup de DJ utilisent le vinyle ?

Daisuke Tsutsui : C'est très cher. De plus, maintenant on utilise plutôt la programmation sur ordinateur. On n'utilise même plus les CD.


On peut lire dans une autre interview que votre chanson préférée est Cheese Shocking. Pouvez-vous nous raconter comment vous l'avez composée et pour quelle raison reste-t-elle votre favorite ?

Daisuke Tsutsui : En tant que Daisuke Tsutsui, c'est vraiment la chanson qui me plaît le plus. Lorsque je l'écoute, je l'aime vraiment beaucoup. C'est assez difficile de savoir pourquoi, mais c'est une chanson que j'ai également composée à partir d'un rêve.


On parle aussi beaucoup de vos performances sur scène incluant des acteurs de Kabuki, etc. Comment avez-vous eu cette idée et comment intégrez-vous ces performances à votre musique sur scène ?

Daisuke Tsutsui : Je n'aime pas trop tout ce qui est convenu. Donc pour les concerts, je voulais faire quelque chose d'un peu plus original, de nouveau, tout en intégrant l'idée de spectacle. Mais aussi quelque chose dans l'esprit asiatique. C'est pour cela que j'ai choisi d'intégrer du Kabuki, du Kung-fu chinois et d'autres choses encore. Et pour ce qui est de la musique, beaucoup de répétitions sont faites en amont.


Vous avez sorti votre premier album il y a quelque temps, c'est celui qu'on peut acheter ici. Pouvez-vous nous en parler plus en détails ? Comment s’est passé sa création notamment ?

Daisuke Tsutsui : Comment je l'ai fabriqué ?


Non, plutôt en terme de composition, de thèmes...

Daisuke Tsutsui : Ahh ! (Rires) En fait, il s'agit de deux CD, dont le deuxième va bientôt sortir. C'est un CD qui s'intitule Your Magic Doesn't Work Anymore et qui représente assez l'univers que Galaxy7 tend à faire.


Et au niveau des paroles, qui bien qu'en anglais, ne sont pas toujours comprises de tous, de quoi parlent-elles ?

Daisuke Tsutsui : C'est très compliqué parce que je souhaite mettre en avant toute l'expérience accumulée avant d'avoir créé Galaxy7, à savoir l'expérimental, les musiques expérimentales que j'ai essayés de combiner avec le rock et l'électro. Et au point de vue du sentiment, ce serait toute l'énergie et la force qu'il faut déployer pour surmonter certains obstacles.


En plus du CD dont vous parlez, quels sont vos projets pour l’avenir ?

Daisuke Tsutsui : Avec Galaxy7, j'aimerais bien pouvoir voyager plus et faire plus de tournées en Europe, pas seulement en France... Pourquoi pas en Belgique ou en Allemagne notamment.


Pouvez-vous laisser un message à nos lecteurs pour finir ?

Daisuke Tsutsui : « Bonjour ». Je suis Daisuke de Galaxy7.
Tatsuya : Et moi Tatsuya.
Daisuke Tsutsui : Nous sommes très heureux d'être venus à la Japan Expo. J'aime la France. On se reverra.
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