10-FEET - Vandalize

chronique - 26.04.2009 14:00

Inutile et donc forcément indispensable

On ne change pas une recette qui marche. Depuis leurs premiers faits d'armes en 97 à aujourd'hui, 10-FEET n'a cessé de cultiver son humour douteux et surtout sa propension à dynamiter les frontières soniques. Le trio rempile donc avec un 5e méfait qui, sans prétention, continue d’assoir le groupe comme une appétissante alternative à la pop-punk japonaise trusté par les Beat Crusaders et autres Ellegarden.
Vandalize n'est pas ce qu'on pourrait appeler une révolution, pas plus que ce que le ghota du rock nippon a à offrir. Mais Vandalize est diablement efficace. De U à Beautiful World, c'est encore une fois une débauche de mélodies qui se dessine, punchy, parfois metal (Stone Cold Break, Blame Me !!), pop (ame, Beautiful World), ou reggea (U) mais toujours sur cette base punk-funkoïde qui rend paradoxalement ce groupe banalement irrésistible.
Le nouveau manifeste des trois de Kyoto n'est donc pas mauvais, mais réprimer le sentiment paramnésique que ce melting-pot musical suscite, quand on connait leur très grande affinité avec Maximum The Hormone, tient de la mauvaise foi. Pour autant, la pilule passe. Facilement. Parce qu’on ne cherche pas dans ce nouvel opus autre chose que la dose de crétinisme addictif auquel 10-FEET nous a toujours habitué. Parce que ce genre de groupe se trouve nécessairement inutile et donc forcément indispensable.

Note : 7,5 / 10
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