DIR EN GREY – LOTUS

chronique - 17.02.2011 06:00

Un nouveau single qui nous donne à voir l'évolution du groupe.

Après sa contribution à la bande son du film « SAW 3D », DIR EN GREY revient avec un nouveau single, LOTUS. Le CD à trois pistes est sorti ce 26 janvier et a satisfait de nombreux fans.

Le son lourd, qui rappelle notamment le DVD du concert de 2010 au Nippon Budokan, UROBOROS -with the proof in the name of living...- AT NIPPON BUDOKAN, sublimé par les riffs de guitares cède cependant rapidement le pas à un Kyo murmurant quelques lignes sur un fond sonore des plus calmes. Petit à petit, sa voix prend de l'ampleur pour laisser place à un chanteur s'affirmant pleinement sur les refrains, les guitares repartant de plus belle. Ses cris sombres habituels se font rares et sont étouffés entre les deux couplets, le chanteur misant tout sur une voix claire et aiguë. Alors que le rythme est en train de repartir et annonce le paroxysme de la chanson nous laissant envisager un nouveau voyage dans ce monde obscure que nous choyons, le morceau prend simplement fin. Certains seront peut-être déçus, les autres y verront tout simplement le talent de ce groupe, qui nous donne envie d'en avoir toujours plus.

C'est alors que les premières notes d'OBSCURE se font entendre. Cela devient une habitude du groupe que de reprendre d'anciennes chansons. Après Zan, c'est la magnifique OBSCURE, datant de 2003, qui a droit à une nouvelle édition. Dès l'introduction, la musique sombre, lourde et le murmure obscure de Kyo nous plongent dans la chanson. Les guitares arrivent, mais le passage est moins fort que pour la version précédente. Le chant est beaucoup plus grave, plus écrasant, contrastant avec la première édition dans laquelle il reste assez clair. Kyo alterne entre cris aigus et rapides et growls plus graves et longs, growls qui se faisaient rares dans la version de 2003. La musique est plus simple, moins oppressante et donne une impression de rapidité. Dans l'ancienne version, elle était très présente, rythmée, et quasiment auto-suffisante. Cette fois, c'est Kyo qui reprend le devant de la scène : il est plus présent, et se suffit à lui-même, car la bande son qui l'accompagnait sur quasiment toute la première version a disparu. A vous de décider : quelle est la meilleure version, celle de 2003 ou celle de 2011 ? Ou bien, espérez-vous un nouveau remix qui donnerait une version parfaite ?

Reiketsu nariseba (Live at SHINKIBA STUDIO COAST) clôt ce single. Certes, il offre la possibilité aux personnes n'ayant jamais ni vu ni entendu DIR EN GREY en live d'en faire l'expérience, et même si certains apprécieront beaucoup ce morceau, on aurait préféré une autre face B. En effet, l'explosion annoncée par le titre ne vient jamais vraiment, et cela peut en décevoir quelques uns, les laissant sur leur faim.

Ce vingt-sixième single, et le premier depuis plus d'un an, comblera les attentes des fans, permettant notamment, grâce à la reprise d'OBSCURE, d'apprécier l'évolution du groupe.

★★★☆☆ : bon
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