Tout le monde attendait Gauze avec appréhension. A la première écoute on est un peu déstabilisé, puis petit à petit on savoure...
Dir en Grey nous offre un album à la fois violent (Zan, Schwein no iku), doux (Akuro no Oka) ; mature (Cage) ; punk (Mask) ; un doigt pop (Yôkan, Yurameki...) et un monument de noirceur (Mazohyst of decadence). Bref que de choix ! ! Gauze est le joyau pluriel de quelques génies tourmentés à la personnalité complexe et multiple.
Les singles sont tous orchestrés par Yoshiki (X-Japan) toujours aussi inspiré, la production subliment les guitares tantôt agressives, saccadées, heavy et de splendides arpèges. La partie rythmique (basse et batterie) est elle aussi dès plus intéressante. (Dis Tanja : Toshiya, tu laimes pour son jeu ou pour son sourire ? N.d. Piwaï). (Non uniquement ses cuissardes N.d. Tanja - Je plaisante) Pour finir la voix de Kyo, certes difficile à assimiler mais qui ne cesse de s'améliorer, s'apprécie beaucoup. Un excellent début major pour Kaoru et sa bande.
Voilà un des meilleurs albums de l'année et passer à côté relève de l'absurde. Pourquoi bouder un excellent groupe ? Parce qu'ils n'ont pas voulu faire Missa 2 ? Dir est une formation qui évolue et ce superbement. A suivre de près !
Parue initialement dans le PROTOTYPE n°3 - octobre 1999
Dir en grey - GAUZE
chronique -
Dir en grey - GAUZE










