BUMP OF CHICKEN - COSMONAUT

chronique - 30.12.2010 06:00

Un choc interplanétaire

Suite à la sortie de quatre singles parus après deux ans d'hibernation, BUMP OF CHICKEN, groupe de rock produit par Toy's Factory, est de retour avec son nouvel album, COSMONAUT.
Ce dernier a en effet vu le jour un peu plus de trois ans après la mise en vente d'Orbital Period, le cinquième album original de la formation. Inutile de dire qu'il aura fallu s'armer de patience afin d'acquérir ce nouvel opus ! Malgré cela, les fans étaient au rendez-vous et COSMONAUT s'est écrasé comme une météorite au top du classement hebdomadaire de l'Oricon, écoulant plus de 200 000 copies la première semaine.

Disponible depuis le 15 décembre en une édition unique, COSMONAUT est composé de quinze titres. Quatorze sont indiqués au dos de l'album, mais comme il est de coutume chez la formation, une piste bonus farfelue est incluse à la fin du CD.

La diversité de l'album est à saluer. On retrouve toutes sortes de morceaux. Des ballades, des chansons pop-rock, d'autres plus rock et certaines même folkloriques ! Le tout est parfaitement disséminé pour un résultat plus qu'excellent. Il est donc très difficile de ne pas parler de chacune d'entre elles.
La première chanson, Mitsuboshi Quartet ouvre littéralement le bal ! Les parties de guitares sèches résonnent avant que les percussions et le chant de Motoo Fujiwara apportent leur pierre à l'édifice. Le chanteur accentue volontairement certains mots tandis que le rythme est presque frappé. L'atmosphère se veut donc très dansante et folklorique. On retrouve d'ailleurs le même genre de sonorités avec Funbetsu Funtouki. Les couplets sont chantés de manière assez grave et presque parlés, comme pour nous conter une histoire; et les instruments, presque inaudibles, contrastent avec les refrains très entraînants. L'ambiance est très médiévale mais l'on a également l'impression d'être dans une auberge, une chope de bière à la main, et d'être prêts à taper en rythme sur la table.

Comme d'habitude chez BUMP OF CHICKEN, les ballades sont très intéressantes. Les chansons-titres des singles précédents, R.I.P (dont une chronique peut être lue ici) et Mahou no ryouri ~kimi kara kimi e~ (dont une autre chronique peut être lue ici) sont toujours aussi excellentes. La seconde a par ailleurs subi quelques modifications. Le rythme a été légèrement ralenti et l'intro complètement modifiée. Quelques violons ont été ajoutés et l'effet berceuse en est d'autant plus accentué. La musique est donc beaucoup plus touchante. Sait Elmo no hi, entre la ballade et la musique plus rock, comme R.I.P, vaut également le détour. Le son de la guitare, très clean, produit la mélodie. Le début est assez calme alors que la musique gagne en intensité au fur et à mesure de l'avancée du morceau et que la voix du chanteur ne ressorte du lot. Dans le même genre, Uchuuhikoushi e no Tegami est très appréciable grâce à la rupture couplets-refrain très marquée. En effet, la basse dirige presque le morceau dans les premiers, tandis que les guitares électriques reprennent du poil de la bête durant les refrains et que la voix du frontman ne devienne plus mélodique.

On retrouve aussi des musiques plus rock comme WHETHER BOAT dans laquelle le jeu de guitare prédomine très légèrement sur la basse. La partie de batterie est très simpliste mais le rythme est marqué aux moments opportuns. De plus, le chant caractéristique de Motoo Fujiwara, éraillé et accentué, légèrement zozoté comme s'il avait un cheveu sur la langue et chanté du nez transmet une ambiance assez dynamique et positive.
MOTORCYCLE, sortie précédemment en single, est également à citer de part sa composition assez étonnante. En effet, bien que les membres nous aient habitués au contraire, cette fois les couplets sont plus clairs que le refrain très sombre pendant lequel les instruments redoublent d'intensité. Cela est notamment provoqué par les riffs distortionnés et joués en puissance de la guitare. De plus, cet effet est intensifié par le chant crié et agressif très appréciable grâce au timbre de voix particulier de Motoo Fujiwara ,qui nous prend aux tripes tout du long, avant que l'ambiance ne se décontracte à nouveau pour le couplet suivant.
Dans Toumei hikousen par contre, le chant aérien captive et nous fait graviter avant que le refrain tout en vigueur nous fasse tomber d'un coup sec comme si la pression atmosphérique avait été rétablie sans que l'on ait été prévenus au préalable.

BUMP OF CHICKEN a donc réussi à conclure l'année en beauté grâce à COSMONAUT. Il aura fallu trois ans pour que le groupe ne redescende sur notre belle planète afin de nous composer quelques titres, mais l'attente est loin d'avoir été vaine ! Cet album a provoqué un véritable choc interplanétaire ! On ne peut qu'espérer qu'il ne faille pas attendre que les membres, semblant être très attachés à l'espace, fassent un séjour sur Saturne pour nous servir son anneau en guise de prochain album. Cependant, ils ne semblent pas avoir stoppé leur course aux étoiles puisqu'un nouveau single, Tomodachi no uta, est d'ores et déjà prévu pour le 23 février prochain. Dommage que le sapin ne sera plus là pour la mettre à son sommet !


★★★★★ Un album à consommer sans modération
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