DEATHGAZE - AWAKE -evoke the urge-

chronique - 20.01.2009 13:00

fuck the world and fuck the place

AWAKE -evoke the urge- marque véritablement le grand retour de DEATHGAZE après bien des déboires. On se souvient du départ le même soir de deux de ses membres dont le premier chanteur, puis de la disparition dans la nature du second, qui aurait pû être fatale au groupe. Mais le leader, Ai y croit et après presqu'un an d'absence, il règle ce problème de chanteur en prenant lui-même le micro, laissant sa place de bassiste à Kosuke, ancien chanteur/guitariste de PLASMA JET.

Open my eyes, open your sky

AWAKE -evoke the urge- n'est pas le premier disque sorti avec l'actuelle formation puisque l'on a d'abord eu droit dans l'année (2008) à trois maxi singles et un single, mais aucun ne se retrouve dans l'album, excepté Abyss en version clip. Fait rare pour être souligné, notamment dans l'industrie actuelle du disque, AWAKE est donc à 100% inédit ! Le pari est assez osé puisqu'il n'y a donc aucune chanson de single qui puisse servir de vitrine, Abyss ayant été vendue en circuit limité.

L'album, qui comporte 11 pistes pour une durée totale de 42 minutes et des poussières, débute par une longue intro qui en dit long sur le reste, et qui sert de tremplin à -1, la première chanson. Après réflexion, peut-on vraiment qualifier -1 de chanson car il n'y a pas de chant à proprement parlé, mais de hurlements à peine humains, limites bestiaux, tandis que Naoki assène une rafale de coups sur sa batterie.
Le jeu de ce dernier reste d'ailleurs un des atouts majeurs de DEATHGAZE, avec ses frappes d'une précision redoutable et les mélodies d'Ai, compositeur et parolier de la quasi totalité de l'album. Si les chansons d'AWAKE sont toutes plus assassines les unes que les autres (unchain wing, quench, composée par Kosuke, ou encore domestic pig #1013 pour ne citer qu'elles), certaines comme goodbye my earth ou bien fuck me sont de vrais échappatoires qui permettent à l'auditeur de respirer, musicalement bien sûr car on se doute bien que fuck me n'est pas un hymne à l'amour. amends terminera même l'album avec son accompagnement au piano, style inhabituel et assez déroutant de la part de DEATHGAZE.

En revanche, le DVD de la première édition ne présente que peu d'intérêts même s'il reste un bonus très appréciable, d'autant plus qu'il dure environ 50 minutes. La déception vient du fait que l'on se rend compte que DEATHGAZE n'est scéniquement pas au point. Il y en a qui compensent leur carence musicale par un très bon jeu de scène, mais pour nos quatre compères, c'est un peu l'inverse qui se produit. Pourtant, ils sont loin de rester immobiles derrière leurs instrument, mais rien à faire, la magie n'opère pas. Une ou deux chansons lives entières auraient été les bienvenues aussi.
Heureusement, le clip d'abyss réhausse un peu l'attrait, car même si la réalisation reste sommaire, il propose tout de même une chanson supplémentaire !

Avis : ★★★★☆
Cet album est la confirmation que les membres de DEATHGAZE ont bien fait de ne pas se séparer malgré les évènements passés. Ai réussit à se renouveler sans toutefois tourner en rond, et on apprécie sa voix qui se prête finalement bien à sa musique. Enfin coup de chapeau à Naoki qui mouline et pédale sans retenue !

Les +
- Un album entièrement inédit,
- Le clip d'abyss, inédit lui aussi.
Les -
- Le DVD pas toujours intéressant,
- Le livret, assez soft malgré la superbe pochette.

Son : ★★★☆☆ Très convenable, on regrette quand même que la basse ne soit pas plus mise en avant,
Durée : ★★★★☆ Plus long, l'album aurait été indigeste, et le DVD fait gonfler la note.
Packaging : ★★★★☆ Superbes visuels, couverture en papier glacé, aucune photo du groupe et le papier du livret garde amoureusement les traces de doigts.
Bonus : ★★★☆☆ La durée et le clip sont appréciables, mais le documentaire n'est pas très exaltant.
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