forbidden days rhapsody - canticum

chronique - 27.02.2010 17:00

Un début prometteur

Peu après la séparation de RENTRER EN SOI fin 2008, le chanteur Satsuki avait rapidement annoncé son intention de poursuivre sa carrière en solo. Quelques temps plus tard, c'est au tour de Mika, ex-batteur du groupe, de révéler le nom de son nouveau projet: forbidden days rhapsody. canticum est ainsi sa première sortie, sur laquelle se sont invités Rui au chant et Shun (lui aussi ex RENTRER EN SOI) à la guitare.

Sur les sept pistes de ce mini-album, seulement deux ne sont pas entièrement instrumentales, HANDCUFF et LAVATEIN.
La première commence très joliment, avec piano et violons. La voix, très agréable, s'ajoute puis interviennent guitare, basse et batterie, sans quitter un registre assez doux. Le refrain arrive ensuite sur un ton beaucoup plus rock, mais aussi terriblement répétitif. C'est regrettable, car on a l'impression de n'entendre que lui, le fait qu'il soit beaucoup moins calme que le reste de la chanson y est sûrement pour quelque chose.
LAVATEIN, dernière piste de l'album, sort un peu moins de l'ordinaire. Chanson rock relativement classique, elle n'en reste pas moins soignée et efficace, même si un peu plus d'assurance dans les aigus pour le chanteur ne serait pas de trop.

UNTITLED est la première piste instrumentale de l'album. Avec des sons qui s'enchaînent et se superposent par-dessus la répétition de trois notes au piano, elle sert de très jolie introduction à la musique suivante, REFILL. Pour commencer, la mélodie apaisante du violon contraste avec un rythme beaucoup plus nerveux en fond. Alors que tout se calme, le violon se fait plus plaintif et le piano apparaît. Le reste du morceau alterne passages dynamiques et calmes, violon et piano, pour un résultat des plus plaisants.
CRAWL arrive ensuite, avec une ambiance entre mystère et douceur qui ne persistera pas longtemps: le même instrument ne domine jamais longtemps, et comme pour REFILL les rythmes et les ambiances se succèdent sans jamais se ressembler, tout en gardant un ensemble cohérent et très réussi.
IN DELIRIUM quant à elle, fait rupture avec sa dominante électro et communique une certaine tension. Elle essaye de nous plonger dans une sorte d'hallucination frénétique, entrecoupée de quelques moments d'apaisement qui seront principalement mis en valeur dans FORSAKEN SORROW, douce, calme et triste. Au fur et à mesure, la mélodie gagne lentement en puissance, on commence à sentir l'espoir sous les lamentations du violon, pour enfin le voir exploser triomphalement. Cependant elle se terminera finalement sur les mêmes notes qu'au début de la chanson, un petit air à la "il était une fois" qui laisse planer le doute sur la fin de l'histoire que canticum nous a contée.

La musique de forbidden days rhapsody s'est faite évocatrice, porteuses d'image. canticum est comme un film. Après le générique de début, une petite introduction durant laquelle on pose la scène, les personnages, puis l'histoire suit son cours, les évènements s'enchaînent, on se laisse guider mais on attend le prochain rebondissement. La conclusion arrive et le générique de fin clôt l'aventure.
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