Dossier Eurobeat

dossier - 30.10.2008 13:00

Présentation, historique et artistes de ce genre européen totalement adopté par les Japonais.


Une introduction à l'eurobeat au Japon



Même si beaucoup de fans de musique japonaise ont déjà entendu des artistes eurobeat japonais, leur musique est souvent mêlée à de la dance ou de la pop, malgré les différences entre ces genres musicaux.

La plupart des gens associe donc l'eurobeat aux jeux vidéo du type Dance Dance Revolution, mais les origines de ce mouvement musical remontent en fait à bien plus loin que cela, et le son n'a pas toujours été ce qu'il est aujourd'hui. Cet article tente d'expliquer ce qu'est l'eurobeat et quelles sont ses origines ; il évoque également quelques uns des plus importants artistes ayant oeuvré dans le genre au Japon.

Qu'est-ce que l'eurobeat ?



Quelques mots peuvent définir l'eurobeat : une musique électronique rapide (on peut atteindre facilement 160, voire même 180 battements par minutes (BPM)), dominée par les battements et les synthétiseurs, joyeuse et basée sur une mélodie facile à retenir. La plupart (mais pas toutes) des chansons eurobeat peuvent être décrites par ces mots et partagent également des caractéristiques communes.

La majorité des chansons eurobeat suit le schéma "couplet - refrain - couplet" et est basée sur une unique voix, qu'elle soit féminine ou masculine. On trouve cependant parfois des groupes ou des duos, mais dans ce cas, le chant est rarement mixte et se fait généralement à l'unisson, bien que comme dans tous les domaines, il existe des exceptions.
A l'heure actuelle, le Japon est le plus important marché du monde en ce qui concerne l'eurobeat, alors même que la quasi-totalité des morceaux sont en fait produits par différents labels italiens et ensuite sortis au Japon par la maison de disque avex : le Japon par lui-même en produit donc en vérité très peu.

L'eurobeat est souvent confondu avec un genre musical proche dans la définition et le son, mais néanmoins très différent dans l'esprit et dans la construction : l'eurodance. Ce dernier genre, même si réputé pour être basé également sur un tempo assez élevé (une moyenne de 130-150 BPM) et des synthés à profusion, est apparu plus tard, au début des années 90 et n'est pas originaire que de l'Italie, puisque l'Allemagne par exemple en a été un gros producteur. L'eurodance dans sa forme la plus banale se caractérise par une alternance entre une voix féminine qui se charge de la mélodie principale et d'une voix masculine assurant les raps, ainsi que par un rythme dit "galopant" qui s'éloigne donc de la relative linéarité rythmique de l'eurobeat.
Les deux genres partagent un certain goût pour des effets électroniques convenus, mais ceux de l'eurobeat sont généralement plus stéréotypés.
Dans l'eurobeat, la mélodie principale au synthétiseur est souvent "hâchée", découpée en notes d'une durée très courte qui s'enchaînent plus brutalement que dans l'eurodance, du fait du tempo plus élevé. Ce motif instrumental est également utilisé différemment : il se situe généralement à la fin du refrain vocal pour l'eurobeat, alors qu'il appuie ce même refrain vocal dans l'eurodance (tout en étant généralement répété ensuite).
Enfin, l'eurobeat use généralement de tonalités plus aigües que dans l'eurodance. En règle générale, on dira que l'eurodance sonne plus mâture que l'eurobeat, non pas dans les thèmes évoqués, mais dans les sonorités : pour caricaturer à l'extrême, celles de l'eurobeat semblent être un héritage des bandes-sons des anciens jeux vidéo alors que celles de l'eurodance, un héritage des tonalités de la New-Wave.


Historique du genre



Comme son nom l'indique, l'eurobeat est né en Europe, s'étant développé à partir du disco et la pop, genres très populaires dans les années 80 ; de façon plus spécifique, le genre est un dérivé de la scène italo-disco underground. Le terme "italo-disco" était en fait utilisé pour décrire les musiques extérieures au Royaume-Uni et basées sur des sons futuristes (pour l'époque), qui reposaient avant tout sur des synthétiseurs et des boites à rythmes, musiques qu'on retrouvait surtout à ce moment-là en Italie. A l'époque où l'italo-disco voyait sa popularité éclater sur le continent européen, la mode des "packs" de séjours de vacances vers l'Italie, la Grèce ou l'Espagne sévissait également au Royaume-Uni, ce qui fit que les vacanciers revenaient au Royaume-Uni avec ces chansons dans la tête et emplis du désir d'entendre encore plus de musiques de ce type, histoire de prolonger le sentiment d'être en vacances !

Voyant là un bon marché potentiel à saisir, le célèbre trio de producteurs anglais Stock Aitken Waterman (SAW) s'est alors empressé de produire des artistes du genre et de les proposer au public anglais. Ainsi, la première occurrence du terme "eurobeat" fut utilisée en référence à ces productions : des morceaux pop-dance avec le son de l'époque sur un beat européen. La plupart des succès de cette période sont ainsi des chansons de Dead or Alive, Sonia, Bananarama ou encore Kylie Minogue. Ces productions trustent à cette époque les sommets des charts et se voient même diffusées sur des radios américaines confidentielles. A la fin des années 80, la popularité du genre décline, et la plupart des artistes les plus vendeurs chutent considérablement dans les charts : le genre sera rapidement supplanté par l'eurodance, encore en expérimentation, mais qui reprendra définitivement le flambeau de l'eurobeat dans les débuts des années 90 avec des groupes comme Cappella, E-rotic ou E-Type. Ce n'est cependant pas la mort de l'eurobeat, puisque celui-ci émigre au Japon...

L'eurobeat au Japon



Il est difficile d'imaginer comment un genre aussi profondément européen a su se faire une place au Japon, mais aussi connaître une popularité si importante sur la durée qu'elle en est arrivée à permettre au genre de survivre à la scène européenne, et à redéfinir totalement le terme, si bien qu'on en oublie aujourd'hui ce qu'il désignait dans les années 80.

Lorsque l'eurobeat arrive au Japon au milieu des années 80, sa définition change déjà légèrement : alors qu'en Europe, le terme était utilisé pour décrire uniquement les productions anglaises influencées par la scène dance européenne, au Japon, le terme désigne tout simplement toutes les productions dance en provenance d'Europe. Cette tendance (et la re-définition japonaise) serait née avec une compilation sortie en 1986 chez Alpha Records, That's Eurobeat!, qui compilait aussi bien des morceaux produits par SAW que de la véritable italo-disco. Avec la sortie de cette compilation et d'autres du même genre, le temps vient pour le Japon de commencer à travailler sur ses "propres" productions eurobeat.

La première vague d'artistes eurobeat japonais arrive à la fin des années 80, avec des artistes tels que OKINOME Yoko, BaBe ou encore Wink. Cependant, il est difficile de parler de véritables "productions" japonaises, puisque ces artistes se contentent généralement de reprendre quantité de chansons européennes, ce qui deviendra une habitude en ce qui concerne la scène eurobeat japonaise. Le meilleur exemple en est la reprise en 1988 du Turn It into Love de Kylie Minogue (chanson écrite et composée évidemment par SAW et qui fut un gros tube au Japon) par Wink sous le titre Ai ga Tomaranai ~Turn It Into Love~, reprise depuis par divers artistes comme en 2003 par le girlsband dream ou encore par KOYANAGI Yuki.

La popularité du genre va ensuite être boostée par la plus longue série de compilations du monde, les SUPER EUROBEAT (le terme "super eurobeat" est d'ailleurs parfois confondu avec le genre lui-même). Cette série de compilations débute en 1990 et à la fin de la décennie, c'est la maison de disque avex qui prend en charge l'intégralité des sorties de la série. La plupart des morceaux que l'on peut y trouver est en fait produite en Italie par des labels tels que A-BEAT C ou TIME RECORDS et propose principalement de la musique européenne. A ce jour, ces compilations atteignent déjà le volume 190, avec un nouveau disque disponible presque mensuellement.

L'eurobeat gagne encore en popularité avec le boom du ParaPara au début des années 90. Le ParaPara est une danse qui repose sur des chorégraphies complexes, mais basées uniquement sur des mouvements des bras : le reste du corps bouge très peu. Cette forme de danse est incontestablement liée à l'eurobeat, ce que l'on peut constater dans la série de jeux vidéo ParaParaParadise. L'eurobeat est également utilisé dans la série des Gazen PAraPara!!, qui comme son titre le sous-entend, se focalise sur la musique liée au ParaPara, proposant même un DVD d'entrainement.

Avec le boom européen de l'eurodance au milieu des années 90, la définition de l'eurobeat se précise afin de distinguer clairement ces mouvements musicaux. En Europe, le terme "eurobeat" désignera à compter de ce moment les productions italiennes destinées au marché japonais uniquement. Le son eurobeat ayant énormément évolué depuis qu'il a quitté le continent européen, afin de plaire au public japonais (énorme accélération du rythme, motifs instrumentaux plus hachés...), cette redéfinition s'avérait en effet nécessaire.
Les productions italiennes pensées pour le marché européen reprennent le terme global d'italo-disco (ou new italo-disco, selon les personnes), ou plus simplement d'eurodance ou de dance selon le son des productions.

En ce qui concerne l'emploi du terme au Japon, il reste sujet à discussion : pour le grand public japonais, le fait que l'eurobeat ait explosé en même temps que le phénomène du ParaPara fait que beaucoup de Japonais encore à l'heure actuelle désigne l'eurobeat par le terme de ParaPara, tellement les deux modes se sont mutuellement influencées.

Dans la seconde moitié des années 90, les artistes japonais grand-public s'empressent de surfer sur le phénomène et proposent leurs versions à la japonaise de chansons eurobeat, dans des versions souvent un peu soft au niveau du rythme : le boysband V6 reprend les MUSIC FOR THE PEOPLE et MADE IN JAPAN de Dave Rogers, et le groupe AMURO Namie with SUPER MONKEY'S sort sa version du Try Me de Lolita, entre autres. C'est aussi la sortie du premier jeu DANCE DANCE REVOLUTION, jeu de danse qui s'appuie énormément sur la musique dance, techno et eurobeat, et qui connaîtra une grande popularité, au Japon comme en Occident. Le succès du jeu en Occident est d'ailleurs, d'une certaine façon, un retour au pays de l'eurobeat (même si celui-ci a énormément évolué musicalement) et dans le même temps, l'occasion pour un nouveau public de goûter au genre, celui-ci étant trop jeune lors de la première vague européenne.

Le succès perdure grâce à d'autres supports, tel que l'anime Initial D, sur le monde de la vitesse automobile : vu le thème de cette production, les producteurs ont jugé bon d'illustrer musicalement les différents épisodes par de l'eurobeat, réputée pour la vitesse de son beat. C'est ainsi par exemple que le groupe touche-à-tout, m.o.v.e, composera un bon nombre de morceaux influencés par le son eurobeat pour Initial D, comme le populaire générique around the world. De nombreux autres artistes eurobeat actuels se trouvent toujours regroupés dans les nombreuses compilations liées à la série, qui sortent sous des sous-labels SUPER EUROBEAT de la maison de disque avex.
avex s'efforce par ailleurs dans le même temps de promouvoir des artistes classiques sur le marché de l'eurobeat avec l'aide d'albums remixés, HAMASAKI Ayumi en tête avec pas moins de trois compilations de ce genre (les ayu-ro mix), mais aussi globe, Every Little Thing, dream ou encore MAX.

Cependant, depuis quelques années, le genre a perdu beaucoup d'attention : le grand public japonais s'est lassé des musiques 100% synthétiques et plébiscite actuellement le pop-rock et le R&B, et même les amateurs de musiques électroniques grand public se sont plutôt tournés vers la trance.

En ce qui concerne le terme même, il se confond à présent presque totalement avec celui de ParaPara, et tend à désigner les compilations spécifiques, dans un univers musical fortement liés aux jeux vidéo musicaux (Dance Dance Revolution ! et autres) et, dans une moindre mesure, aux compilations de l'anime INITIAL D.

LES ARTISTES EUROBEAT



Les artistes originaux



Une des plus singulières particularités des artistes eurobeat est le fait que ceux-ci sont restés pendant des années dans l'ombre, alors qu'habituellement, se montrer a une réelle importance pour promouvoir ces musiques fortement commerciales. Le résultat est que lorsque l'on se frotte au genre, on est submergé de noms inconnus dont les productions sont en plus parfois difficiles à différencier... En vérité, sous cette myriade de pseudo se cachent souvent les mêmes interprètes : l'exemple le plus connu est celui d'Annerley Gordon, ancienne voix du groupe Whigfield, qui se cache sous divers alias, dont ceux de Lolita, Annalise, Virginelle, Groove Twins. Autre exemple : Go Go Girls, pseudo sous lequel se sont succédées la plupart des voix féminines du label A-Beat C. Depuis quelques années cependant, on a enfin vu apparaître un début de médiatisation des artistes concernés, et les premières photos des interprètes ont commencé à être dévoilées par exemple, et ce grâce notamment au développement d'Internet.

Puisqu'il reste tout de même difficile de piocher parmi les centaines de noms groupés dans les nombreuses compilations, voici une petite sélection d'artistes, classés par leur label :


A-Beat C : il s'agit du label le plus connu, tenu par Dave Rodgers, un nom qu'on ne peut rater dans le domaine de l'eurobeat, puisqu'il s'agit du compositeur / compositeur / interprète le plus productif. On retrouve également au sein d'A-Beat C des artistes tels que Matt Land, Domino, Lolita, Go Go Girls, Norma Sheffield ou encore King & Queen.

Time : Vanessa, Lisa Johnson, Lou Grant, Rose, Jilly, Sophie, Chester, Maio & Co., Mike Hammer...

Delta : Marko Polo, Niko, Vicky Vale, Cherry, Pizza Girl, Suzy Lazy...

Boom Boom Beat : Mark Farina, Spencer, Sarah, Alvin, Milk & Coffea, The Flippers, Ken Martin...

HI-NRG Attack : Jee Bee, Claudia Vip, Franz Tornado, Bazooka Girl, Nikita Jr., Baby Gold, Dolly Pop...

SCP : Fastway, Kiki & Kika, Dusty, Ace, Christine...

Vibration : Maria Valentino, Dee Dee, Jackie'O, Jimmy Bravo, Regina...

Les artistes japonais grand-public



Peu d'artistes japonais ont basé avec succès leur carrière sur l'eurobeat seul ; la plupart du temps, ils se sont juste contentés de surfer sur la vague lorsque ce courant musical était à la mode. Revenons tout de même sur les artistes s'étant frottés au genre pour une poignée de chansons, voire plus si affinité.
Les différences avec les productions eurobeat venues d'Italie résident tout d'abord dans les paroles, changées pour du japonais souvent mélangé à quelques expressions ou phrases en anglais. On note également une nette dominance des voix féminines, ce genre musical léger et joyeux se mariant bien avec le monde coloré des idoles féminines. Autre particularité : les guitares électriques, souvent sur les ponts instrumentaux, leur présence dans les productions japonaises grand-public des années 90 étant presque une nécessité absolue. Enfin, une différence qui a son importance : le rythme est souvent moins soutenu que dans l'eurobeat venu d'Occident, même lorsqu'il s'agit de reprises - on peut imaginer que la raison tient dans le fait qu'un BPM excessif risquerait de rebuter certains publics lors de passages radio ou télévisés.



HINOI Team


Il s'agit certainement du groupe japonais d'eurobeat le plus connu en Occident. Même si ce girls band n'a jamais eu une grande carrière sur sa terre natale, il a tout de même gagné une certaine popularité de par chez nous, principalement chez les fans de ParaPara, avec en tête les titres IKE IKE, NIGHT OF FIRE et KING KONG. La musique du groupe repose sur des reprises "à la japonaise" de titres eurobeat, ce qui se caractérise principalement par les paroles changées pour du japonais et par quelques variantes au niveau du style. Il s'agit d'un son très joyeux qui n'est définitivement pas à conseiller aux auditeurs à la recherche de musiques sérieuses.

Le groupe a été formé en 2005 et est resté actif pendant environ deux ans, avant de disparaître plus ou moins de la scène. Même si la dissolution du groupe n'a pas été annoncée de façon officielle, il est quasi certain qu'il ne reprendra pas ses activités. Son leader, qui avait donné son nom au groupe, Asuka HINOI, poursuit actuellement une carrière solo et s'est tourné vers un son beaucoup plus orienté pop.

Fiche artiste de HINOI Team sur JaME | Site officiel de HINOI Team



SHANADOO / Vivace


Le cas de SHANADOO est assez particulier, puisqu'il s'agit d'un groupe en vérité bien plus actif en Europe (Allemagne et Autriche) qu'au Japon, rapportant ainsi d'une certaine façon l'eurobeat aux Européens. Le groupe est né sous le nom Vivace aux alentours de 2004, avec l'idée très japonaise d'associer la musique et les séances photo en bikini : les quatre filles d'alors (la line-up ayant connu une petite variation depuis) ont enregistré quelques titres destinés aux compilations eurobeat, dont la chanson On My Own. Arrive ensuite David Brandes, producteur bien connu dans le domaine de l'eurodance pour son groupe phrare des années 90 E-rotic, qui embauche nos demoiselles pour un groupe destiné au marché européen : SHANADOO. Les filles débutent leur carrière avec une nouvelle version du KING KONG d'E-rotic dans un mix d'eurodance et d'eurobeat proche de la reprise toute fraiche de HINOI Team, et le single deviendra le carton dance de l'été en Allemagne. Suivront plusieurs singles et deux albums, cependant plus influencés par l'eurodance que par l'eurobeat. Depuis son deuxième album, le groupe a délaissé le genre pour se tourner vers un son plus mûr, inspiré par la vocal-trance. Après presqu'une année sans nouvelle du groupe, il n'est pas certain que celui-ci perdure.

Fiche artiste de SHANADOO sur JaME | Site officiel allemand de SHANADOO | Site officiel japonais de SHANADOO | Site officiel japonais de Vivace



Key-A-Kiss


Key-A-Kiss est un groupe formé suite aux auditions Avex dream 2000. Les trois membres originels étaient NAHOMI, YUKIMI et TOMOMI. A la sortie du troisième single, le groupe se retrouve constitué de quatre membres, HITOMI, ERINO, RUMI et NAMI. En 2003, le groupe se sépare.
Le groupe proposait de l'eurobeat très énergique, régulièrement repris dans diverses compilations de ParaPara et de J-Eurobeat. Les chansons se démarquaient des productions japonaises de l'eurobeat du fait qu'elles ne s'appuyaient par sur des voix puériles, alors qu'il s'agit un peu de la spécificité des productions japonaises eurobeat, mais conservaient des voix plutôt pop, le tout baigné dans un instrumental eurobeat.

Site officiel de Key-A-Kiss



m.o.v.e


m.o.v.e est un groupe en soi assez unique, du fait qu'il ne peut se rattacher à un genre musical précis : parmi ses productions typiquement dance, on retrouve plusieurs morceaux très influencés par l'eurobeat comme BLAZIN' BEAT, around the world ou encore BREAK IN2 THE NITE, mais aussi d'autres titres typiquement J-eurobeat tels que Gamble Rumble ou Super Sonic Dance, ainsi que des morceaux comme FLY ME SO HIGH, qui mélange aisément des sons trance avec des effets provenant de l'eurobeat. La plupart des chansons du groupe sont connues pour avoir été utilisées pour les bandes originales de l'anime Initial D, ce qui a par ailleurs aidé à faire connaître le groupe en Occident. On remarque qu'il s'agit d'un des seuls exemples d'artistes japonais à avoir utilisé des voix masculines dans des morceaux eurobeat, et également un des rares à avoir inclus des raps dans ce genre musical.
Le groupe a été formé lorsque deux vieux amis, t-kimura et motsu, ont eu l'opportunité de travailler ensemble sur un projet musical ; la chanteuse Yuri a été, elle, repérée lors d'un show TV et invitée à rejoindre le groupe. Le groupe est resté actif depuis ses débuts en 1997, mais ne semble plus avoir d'intérêt pour l'eurobeat, étant aux dernières nouvelles dans une période plutôt rock.

Fiche artiste de m.o.v.e sur JaME | Site officiel de m.o.v.e



Oginome Yoko


Oginome Yoko est une chanteuse qui a été actrice principalement dans les années 80 et 90 : elle fait partie de la première vague d'artistes japonais eurobeat "old-school", avec un son inspiré des productions SAW - le meilleur exemple en serait Dancing Hero (Eat You Up), sa chanson la plus connue, sortie en 1985, une production dance chargée de synthés et typique de la scène musicale de l'époque.

Site officiel d'Oginome Yoko



AMURO Namie with SUPER MONKEY'S


Il s'agit d'un groupe formé en 1992 et qui a connu de nombreuses variations dans ses membres, mais dont AMURO Namie a toujours été le leader incontesté, avant de le quitter pour une carrière solo. Si les premières chansons versent dans une pop standard de l'époque, les derniers titres du girlsband à partir de 1995 sont du pur J-eurobeat - plutôt logique, puisqu'il s'agit souvent en fait de reprises de titres eurobeat précédemment sortis. Les exemples de chansons eurobeat sont nombreux : TRY ME ~Watashi wo Shinjite~, MEMORIES ~Ashita no Tame ni~, Taiyô no SEASON ou encore Stop The Music et GO! GO! ~Yume no Hayasade~...
Le premier single de Namie, BODY FEELS EXIT, sera d'ailleurs lui aussi très dance, même si déjà plus proche de l'eurodance que de l'eurobeat.

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MAX


Ce girls band est en fait constitué des membres restants des SUPER MONKEY's après qu'AMURO Namie soit partie pour sa carrière solo. Quand bien même les filles n'ont pas connu un succès aussi retentissant que leur ancien leader, elles ont tout de même obtenu un succès confortable à la fin des années 90, même si depuis leur popularité a considérablement baissé. Leur premier album MAXIMUM est fortement influencé par l'eurobeat, avec des classiques tels que TORA TORA TORA. Cependant, dès le deuxième album, le groupe se tourne plus vers une pop plus classique, pour finalement délaisser totalement l'eurobeat par la suite, à l'exception d'un album remix.

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DRM / Dream


DRM (auparavant connu sous le nom de Dream) est un autre groupe issu des auditions Avex dream 2000. Pendant deux ans, celui-ci est constitué d'un trio féminin aux voix solides, proposant nombre de chansons certes énergiques, mais plutôt pop-dance. Cependant, le groupe fera une reprise du tube eurobeat NIGHT OF FIRE en guise de cinquième single et en profitera pour sortir par la même occasion une compilation de remixes de ses singles à la sauce eurobeat, ainsi que quelques reprises du genre, tels que le classique DO YOU WANNA DANCE?.
Après le départ d'un des membres du groupe en 2002, les producteurs remanient celui-ci, lui ajoutant nombre de membres qui seront invitées à quitter l'aventure au fur et à mesure.
Cette nouvelle génération de Dream, peu productive et au succès très mitigé, sortira tout de même en 2003 une compilation de reprises de chansons occidentales remixées à la sauce dance, dont certaines assez influencées par le son eurobeat, comme par exemple In the name of love, EVER AND EVER ou King & Queen.

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Folder5


Issu d'un précédent groupe groove-pop d'avex et formé en 2000, ce girlsband a basé toute la première partie de sa carrière sur des chansons définissant l'eurobeat de l'époque, avec des titres comme AMAZING LOVE ou le célèbre BELIEVE, utilisé comme thème de l'anime ONE PIECE. Le premier album de ces cinq filles, HYPER GROOVE 1, est un très bon exemple de l'eurobeat à la japonaise tel que conçu au début des années 2000, mais par la suite, le groupe s'est tourné vers une pop plus classique. N'ayant toujours remporté qu'un succès d'estime, le girls band a été dissout vers 2003.

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T.M.Revolution


Même si la plupart de ses productions ne sont pas de l'eurobeat à proprement parler, on ressent tout de même une grosse influence du genre sur les productions dance de cet artiste masculin, qui s'est fait un nom dans le monde de la j-pop à partir de la seconde moitié des années 90. Citons par exemple les singles INVOKE, Ignited ou encore HOT LIMIT, ce dernier titre ayant d'ailleurs été repris dans une version totalement eurobeat pour une compilation Dance Dance Revolution.

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Hello! Project


Tsunku, le producteur des girls bands du Hello! Project, est connu pour piocher des influences un peu partout afin d'en tirer des morceaux assez "uniques" en leur genre. C'est ainsi que différents groupes hériteront de titres un peu typés eurobeat : citons par exemple Country Musume. ni KONNO to FUJIMOTO avec Uwakina HONEY-PIE, MATSUURA Aya avec GOOD-BYE Natsuo, Minimoni. avec Ai~n Dance no Uta, Melon Kinen-Bi avec Kawaii Kare, ou, plus récemment, DEF.DIVA avec Suki Sugite Bakai Mitai.

Site officiel du Hello! Project



AUTRES ARTISTES


Bien entendu, ces artistes sont loin de représenter l'intégralité de la scène eurobeat japonaise. Si vous souhaitez en découvrir d'autres, voici quelques grands noms à retenir : TRF, D&D, sifow, Wink... On peut également découvrir une multitude de groupes confidentiels sur les différentes compilations d'eurobeat d'avex, qui n'ont souvent connu qu'une carrière composée de quelques morceaux.

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