Kiyoharu - Forever Love

chronique - 02.08.2009 00:00

Retour sur le cinquième album d’un artiste qui n’a pas fini de nous surprendre

C’est après avoir sorti consécutivement trois singles que le très attendu cinquième album de Kiyoharu, Forever Love, voit le jour fin 2007. Cet album est dédicacé à son père, décédé quelques mois auparavant.

Il sera disponible en deux versions : l'une limitée, avec 13 chansons et un DVD contenant les clips de receive a revelation, Yokan et une nouvelle version de TATTOO ; et l'autre simple, contenant une chanson supplémentaire.

L’intro, receive a revelation, donne une bonne impression de ce que sera l’album, avec ses guitares saturées et une basse bien présente. Une fois de plus Kiyoharu nous a préparé un album au style assez groovy, mélangé à de merveilleuses ballades, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Tout comme les précédents, cet album est très diversifié, mais reste cependant bien homogène. On y trouve cette touche personnelle qui fait que l’on reconnaîtra toujours ses compositions, même si elles sont toutes différentes les unes des autres. Les années passent mais l’artiste ne perd pas de sa superbe et nous le prouve avec Aibu, une des chansons les plus puissantes et les plus intéressantes de l’album qui, stratégie commerciale oblige, sortira plus tard en single… Kiyoharu décide de nous tromper avec cette petite introduction sur un ton aigu à la guitare électrique, avant de nous surprendre avec une basse très présente et son jeu vocal particulier, unique et ô combien merveilleux, qui nous rappellera certaines chansons de SADS pour notre plus grand plaisir.

Allow, par contre, nous rappellera plutôt le côté joueur de BUNNY SMILE, de l’album MELLOW, avec ses parties de basse et de guitare très prononcées qui nous emmènent dans un monde déjanté.

Mention spéciale à LORELEI, la dernière chanson de l’album si vous avez choisi la version limitée, qui est la cerise sur le gâteau. Kiyoharu chante de façon saturée. C’est une chanson très rythmée, très entraînante, qui représente très bien l’image du mythe de la femme fatale, de la nymphe qui attire les navigateurs du Rhin à la mort par ses chants.

Mais le côté sensuel est beaucoup plus accentué avec la nouvelle version de TATTOO, reprise d’Akina Nakamori sortie quelques temps auparavant en single. Un avis assez mitigé pour ce remix… La musique est adoucie, le chant se fait plus retenu et chuchoté et la ligne de basse, bien qu’étant intéressante reste très calme. Nous avons perdu la fougue de la version du single, ce qui est assez dommage. Mais bon, la chanson reste tout de même intéressante et très abordable. Attention, si vous choisissez la version limitée de l’album vous aurez une nouvelle version du clip, basée sur la version du single et non de celle-ci.

D’un autre côté, plusieurs ballades composent l’album. Rinne et MELODIES ne présentent pas de changements bien marquants comparées à leurs sorties en singles, mais elles n’en perdent pas moins leur intérêt. Cependant du côté des nouveautés, note, dominée par une très jolie partie de guitare sèche, et Kuuhaku no sekai sont particulièrement bien plus intéressantes. Dans cette dernière, il fait encore une fois une prouesse vocale, qui semble inédite. Kiyoharu nous noie dans le désespoir avec cette chanson étouffante -tout comme Youen- qui semble nous emmener directement à la frontière entre la vie et la mort.

Si vous avez choisi la version normale, vous aurez le droit d’avoir une chanson bonus, PHANTOM LOVER, qui n’est rien d’autre qu’une reprise de Nakigara wo de l’album indies du même nom de Kuroyume. Kiyoharu a en effet choisi de reprendre cette chanson puisque c’est celle qui a impressionné son père pour la première fois et qui l’a, suite à cela, encouragé à poursuivre sa carrière musicale. Nakigara wo est une merveilleuse ballade qui n’a rien à voir à côté de PHANTOM LOVER. En effet, malgré les quelques changement de paroles, le plus important est qu’elle montre parfaitement les progrès techniques d’un artiste qui n’a cessé d’apprendre, de s’améliorer et qui nous étonnera toujours. En somme, c’est une chanson qu’il ne faut pas considérer comme une reprise mais plutôt comme une toute nouvelle création. Elle est chantée au-dessus d’une partie de guitare sèche absolument sublime. Cette ballade mettrait les larmes aux yeux à n’importe qui et nous laisse l’eau à la bouche.

En conclusion, il s’agit d’un album absolument magnifique d’un artiste qui a déjà prouvé son talent et qui ne cesse de progresser et de nous surprendre. Si vous êtes rebuté par sa voix, essayez de l’écouter tout de même, cet album est très accessible et vous pourriez être surpris et passer outre.

Kiyoharu nous montre une fois de plus qu’il n’a pas de limite et qu’il sait jouer et chanter dans tous les genres.
Quant au choix de la version, le titre bonus PHANTOM LOVER est une chanson à écouter à tout prix, faisant pencher favorablement la balance pour la version normale de l’album.

Note : ★★★★★ A écouter absolument !
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