Dir en grey au Zénith de Paris

live report - 20.11.2007 13:00

Deux ans après l'Olympia, Dir en grey est de retour en France au Zénith de Paris

Dir en grey sera donc le premier groupe japonais à investir le Zénith, deux ans après avoir donné une représentation bâclée et inégale à l’Olympia. Hélas, sans une promotion adéquate, et avec un dernier album très mitigé, ils ne feront qu’un peu mieux au niveau des entrées qu’en juillet 2005 ; le Zénith semblant un peu vide.

Cependant, les fans les plus hardcores étaient quand même venus camper devant la salle depuis plusieurs jours dans le froid et la pluie. Vers 19h, j’arrive devant la salle récupérer ma place. Au fond de la scène, sur un immense drap noir, est inscrit le nom de Dir en grey. Les fans sont déjà tous là et piaffent d’impatience.

Pourtant il faudra être patient, car à 19h30 entre en scène la 1re partie : The Omega Trust, un groupe allemand. Même si ce n’est pas le meilleur groupe dans leur genre, ils ont essayé de motiver le public, et, contrairement à Eths, n’ont pas été mal reçus. Le public aurait-il grandi ? Après un set ni trop long, ni trop court, ils tirent leur révérence sous les applaudissements du public.

L’attente n’est pas très longue avant l’arrivée du groupe tant attendu : Dir en grey. Le public hurle sa joie lorsque les lumières s’éteignent enfin. Shinya entre en scène, suivi de Toshiya, de Die et de Kaoru. Je ne saurais vous décrire leur look car il faisait bien trop sombre pour distinguer quoique ce soit.
Le concert débute avec un ancien titre, deity, tiré de leur second album major : Macabre. C’est assez surprenant quand on sait qu’ils ont tendance à oublier qu’ils avaient une carrière avant Vulgar. La transition se fait d’ailleurs sans aucun problème avec Mercilles Cult tiré de Withering to death.
Les titres s’enchaînent sans répit et c’est à ce moment qu’on s’aperçoit que The Marrow of a bone est en fait taillé pour le live et pas du tout pour le studio. Cependant, les titres manquent quand même de mélodies et de charisme. C’est juste pour se défouler.
Et surtout, le gros souci lors de ce concert restera sans nul doute l’éclaraige. Ok c’est concept de rester dans le noir parce qu’on est des gars sombres et que ça colle à l’album. Mais si c’est pour payer 35 ou 42 euros pour voir des ombres chinoises… Excusez moi, mais le concept est peut-être un peu trop concept. Seul Kyo et Shinya sont correctement éclairés, on s’est même demandé si on allait pas se cotiser pour leur acheter des bougies…

Nos chers amis ne parlant toujours pas un traître mot d’anglais, Kyo se risquant parfois à un « Paris », il fallait bien meubler les temps de pause. Ils auraient pu tous rester dans le noir avec une petite musique en fond, mais ils ont trouvé mieux. Et pour une fois je ne suis pas ironique. Kyo durant ces petites pauses fera des vocalises, aidé par des effets, il capte notre attention pendant que ses camarades se reposent et changent d’instrument. Très franchement, le rendu était excellent et donnait du corps à l’ensemble.
Moment fort du concert, la très bonne reprise d’Obscure ou de The final et la magnifique dead tree.

Plus le concert avance, plus on se laisse gagner par la musique et on ne peut que saluer leur bien meilleure prestation qu’à l’Olympia en 2005. Après The Deeper Vileness, ils quittent la scène sous les hurlements du public fou de joie.

A peine le temps d’aller chercher un verre ou d’aller au toilette que le groupe est de retour sur scène avec Drain Away, une bouffée d’air frais au milieu de ce chaos. Grosse surprise ensuite avec Ugly tiré du mini album Six ugly ! J’avoue garder surtout un bon souvenir de cette chanson au Yokohama Arena et de ne pas sentir autant l’osmose entre le public et le groupe avec elle, mais on sent quand même un petit quelque chose.
Suivent ensuite les deux maxi singles : Clever Sleazoid et -saku- qui fait monter la pression auprès du public.

Enfin, Kyo lance un : lasto, à l’intention du public. Le concert touche à sa fin avec the IIID Empire, magistralement interprétée.

Quand la chanson prend fin, le groupe reste un peu sur scène pour lancer des bouteilles, des baguettes et des médiators. Kyo est le premier à partir, alors que les autres profitent encore des quelques minutes restantes.

En conclusion, un concert bien meilleur que la dernière fois, cependant il n’était pas non plus exceptionnel, mais la set list rattrape le manque de communication et de visibilité du groupe.


01 Deity
02 Merciless Cult
03 LIE BURIED WITH A VENGEANCE
04 DISABLED COMPLEXES
05 REPETITION OF HATRED
06 AGITATED SCREAMS OF MAGGOTS
07 THE FINAL
08 OBSCURE
09 HYDRA -666-
10 DOZING GREEN
11 CONCEIVED SORROW
12 dead tree
13 Ryoujoku no Ame
14 GRIEF
15 THE DEEPER VILENESS

encore :
16 DRAIN AWAY
17 Ugly
18 CLEVER SLEAZOID
19 -saku-
20 THE IIID EMPIRE
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