Après un Moon aux accents punk, Gackt nous revient en offrant cette fois-ci lalbum le plus sombre de sa carrière et cest une vraie réussite ! Alors bien sûr, Dybbuk qui ouvre la marche est lun des titres les plus bizarres quait composé Gackt de part ses petites touches electro et surtout ses couplets rappés et est même un ovni dans son genre mais la chanson reste malgré tout excellente. Mais cest sur le titre suivant que lon rentre dans le vif du sujet.
On aurait pu penser que lancien chanteur de Malice Mizer allait nous pondre un album expérimental, mais avec Mind Forest, le ton est fixé. Entre force et douceur, cette chanson transporte littéralement lauditeur dans un autre monde grâce à ses fluttes japonaises. Alternant un couplet très calme où les flûtes sont accompagnées par une basse jouant dans les aiguës et un refrain où se greffent des guitares saturées et une profondeur de son exemplaire, Gackt montre ici quil sait jouer des ambiances pour nous donner le meilleur de ses compositions. Les rendant intimistes sur des chansons comme Tsuki No Uta ou Solitary, où il manie la guitare classique à la perfection, il nen perd pas moins son efficacité dans les chansons plus rock tel que Kimi ga oikakete yume.
Mais comme pour Mind Forest, il nous montre (si ce nest pas déjà fait) quil sait aussi très bien nuancer ses chansons de fort belle manière comme le démontre Birdcage ou Kimi Ga Matteirukara. Une agréable surprise aussi avec Hoshi No Suna (Etoile du désert) où le chanteur nous montre quil na absolument pas perdu la main au clavier malgré une absence de linstrument (pas vraiment marquante) sur Moon. On remarquera aussi la grande place que prennent les violons sur la majorité des chansons. Bien sûr, lélément principal dans tout ça reste la voix du chanteur, toujours aussi belle et maîtrisée.
Cet album est avant tout mélancolique. Que se soit dans ses violons omniprésents, ses guitares acoustiques ou ses arrangements précieux, il se dégage de ces compositions une profonde tristesse a lopposé de lalbum précédent. Cest dailleurs cette opposition qui fait de ces deux albums des indispensables, lun étant très bien assorti à lautre.
Gackt - Crescent
chronique - 24.01.2006 13:00
Gackt - Crescent









