Premier album de ce que je considère comme les quatre indispensables de cali≠gari, Dai 5 jikkenshitsu est sans nul doute lalbum le plus allumé du groupe.
Schizophrénia !
Totalement barré ! Cest la première chose qui vient à lesprit à lécoute de Dai 5 jikkenshitsu. En effet, presque la majorité des sonorités présentes sur cet album semblent être sorties de la tête de jazzmen sous acide qui se seraient essayés au rock alternatif. En résulte des chansons tels que Jelly (dont on pourrait presque tirer la conclusion que cali≠gari est lancêtre de Merry tant les ressemblances entre les deux groupes sont frappantes sur cette chanson), lincroyablement groovy Tsukyio no Yuhodo, ou même lindescriptible 37564.
Toutefois, au lieu de tomber dans le piège détouffer lauditeur avec une suite de chansons expérimentales qui aurait pu finir par être complètement indigeste, cali≠gari a su aussi intelligemment parsemer cet album de chansons plus "traditionnelles" comme Fuyu no Hi ou Sentimental définitivement plus pop et punk-rock, aérant ainsi agréablement lensemble.
La basse, élément fondamental chez cali≠gari, est ici extrêmement présente et admirablement maîtrisée par Kenjirou (sans aucun doute lun des meilleurs bassistes de sa génération au Japon), donnant sans conteste à lalbum ce côté jazzy/groovy très appréciable. Shuuji de son coté est en pleine possession de sa voix et nous offre donc un chant très appréciable. Ao (compositeur et guitariste du groupe), bien que plus discret, reste tout de même très bon et a su donner une cohérence à cet album qui semblait à priori totalement décousu.
Mais cali≠gari ne serait pas cali≠gari sans son coté "humour grotesque". Il suffit dentendre une seule fois le refrain de 37564 pour que vienne lenvie de le crier à sen arracher les cordes vocales. Complètement débile et totalement jouissif. Bien sûr, ceci nest quun petit exemple du genre de stupidités drôlatiques dont est parsemé Dai 5 jikkenshitsu. On comprend dès lors doù vient leur appellation eroguro.
Dans un autre registre, le groupe lance trois plages récurrentes (qui reviendront donc sur Dai 6 jikkenshitsu et Dai 7 jikkenshitsu) : Iriguchi et Deguchi, qui servent dintro et de conclusion aux trois albums, et Drama, où cali≠gari se fait un plaisir de parodier une émission de radio.
Avis
Sans conteste lalbum le plus technique et le plus difficile daccès du groupe, Dai 5 jikkenshitsu reste pourtant le plus intéressant. Les néophytes lui préféreront cependant sans doute Dai 6 jikkenshitsu ou Dai 7 jikkenshitsu.
cali≠gari - Dai 5 jikkenshitsu
chronique - 04.06.2006 14:00
Premier chronique de la série de chronique retrospective sur le grand groupe cali≠gari







