cali≠gari - Dai 5 jikkenshitsu

chronique - 04.06.2006 14:00

Premier chronique de la série de chronique retrospective sur le grand groupe cali≠gari

Premier album de ce que je considère comme les quatre indispensables de cali≠gari, Dai 5 jikkenshitsu est sans nul doute l’album le plus allumé du groupe.

Schizophrénia !

Totalement barré ! C’est la première chose qui vient à l’esprit à l’écoute de Dai 5 jikkenshitsu. En effet, presque la majorité des sonorités présentes sur cet album semblent être sorties de la tête de jazzmen sous acide qui se seraient essayés au rock alternatif. En résulte des chansons tels que Jelly (dont on pourrait presque tirer la conclusion que cali≠gari est l’ancêtre de Merry tant les ressemblances entre les deux groupes sont frappantes sur cette chanson), l’incroyablement groovy Tsukyio no Yuhodo, ou même l’indescriptible 37564.
Toutefois, au lieu de tomber dans le piège d’étouffer l’auditeur avec une suite de chansons expérimentales qui aurait pu finir par être complètement indigeste, cali≠gari a su aussi intelligemment parsemer cet album de chansons plus "traditionnelles" comme Fuyu no Hi ou Sentimental définitivement plus pop et punk-rock, aérant ainsi agréablement l’ensemble.
La basse, élément fondamental chez cali≠gari, est ici extrêmement présente et admirablement maîtrisée par Kenjirou (sans aucun doute l’un des meilleurs bassistes de sa génération au Japon), donnant sans conteste à l’album ce côté jazzy/groovy très appréciable. Shuuji de son coté est en pleine possession de sa voix et nous offre donc un chant très appréciable. Ao (compositeur et guitariste du groupe), bien que plus discret, reste tout de même très bon et a su donner une cohérence à cet album qui semblait à priori totalement décousu.
Mais cali≠gari ne serait pas cali≠gari sans son coté "humour grotesque". Il suffit d’entendre une seule fois le refrain de 37564 pour que vienne l’envie de le crier à s’en arracher les cordes vocales. Complètement débile et totalement jouissif. Bien sûr, ceci n’est qu’un petit exemple du genre de stupidités drôlatiques dont est parsemé Dai 5 jikkenshitsu. On comprend dès lors d’où vient leur appellation ‘eroguro’.
Dans un autre registre, le groupe lance trois plages récurrentes (qui reviendront donc sur Dai 6 jikkenshitsu et Dai 7 jikkenshitsu) : Iriguchi et Deguchi, qui servent d’intro et de conclusion aux trois albums, et Drama, où cali≠gari se fait un plaisir de parodier une émission de radio.

Avis

Sans conteste l’album le plus technique et le plus difficile d’accès du groupe, Dai 5 jikkenshitsu reste pourtant le plus intéressant. Les néophytes lui préféreront cependant sans doute Dai 6 jikkenshitsu ou Dai 7 jikkenshitsu.
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