kagerou en concert au Bataclan

live report - 24.12.2006 13:00

Une sortie en demi-teinte pour kagerou

Pour les fans, une dernière tournée d’un groupe est toujours un événement important car c’est la dernière occasion de les voir ensemble sur scène avant une fin inéluctable. C’est une dernière apparition que l’on doit soigner jusqu’au moindre détail. Celle de kagerou fut, elle, vraiment décevante.

Les dédicaces
Samedi après-midi avait lieu à Paris les dédicaces restreintes de kagerou. Les 150 heureux élus attendaient sagement dans le froid que le quatuor daigne arriver à la boutique Jvstore rue Monge. Ils auront tout de même 1h15 de retard. Passeront en premier les adhérentes au fan club japonais puis les fans européens. Nous les retrouvons au sous-sol dans le même ordre que d’habitude ; tout d’abord Shizumi, Kazu, Yuana et enfin Daisuke. Ils signent à tour de bras, échangeant quelques rares mots, une personne du staff entassant les nombreux cadeaux. Même s’ils semblent moins heureux que lors de leur précédent passage, on peut tout de même les remercier d’affronter leur public avant la fin.

Le concert
Dimanche : Le thermomètre indique un température proche des 5°C. Pourtant dehors, quelques acharnés campent devant la salle depuis la veille. Le Bataclan s'apprête à accueillir l'un des groupes préférés du public "visual kei" français et certains seraient prêts à tout pour voir une dernière fois leurs idoles le plus près possible. A l’heure dite, les fans commencent à entrer dans la salle, s’agglutinant sur les barrières de sécurité de la fosse, la tension monte, les minutes s’égrainent…

Avec un léger retard, le concert débute sur l’intro Eroa et déjà l’éclairage est tellement mauvais que l’on voit à peine le groupe arriver sur scène. D’ailleurs, ce sera le point noir tout au long du concert ; du grand n’importe quoi et on aurait pu presque se demander parfois si le technicien lumière ne s’était pas endormi sur ses boutons, le comble du comble restant quand même le moment où Yuana dû effectuer un de ses solos dans le noir alors que les projecteurs éclairaient la batterie de Shizumi. Kazu et Yuana restèrent donc bien souvent dans le noir total ou en ombres chinoises (un comble pour des japonais) au plus grand déplaisir de tous.

Alors d'accord, kagerou s’applique, peut-être même trop, à réussir son concert. Mais quid de ce côté spontané qui fait d'un concert un vrai moment mémorable ? Mis à part le virevoltant Yuana qui se vautra par terre après avoir tourné un peu trop vite sur lui-même, le show est resté le même qu'à l'accoutumée, Daisuke cherchant, comme à son habitude, un improbable habitant dans son pantalon tout en essayant de le noyer avec sa bouteille d’eau... Tellement prévisible qu'on préfèrera trouver le divertissement en regardant un des vigiles qui, excédé de recevoir de l’eau craché par le chanteur, a fini par mettre la capuche de son K-way rouge. On aurait probablement pu noter la pénible tentative de Daisuke de faire chanter le public s'il n'avait pas choisi Hakanaki Gejikou pour se faire, alors qu'un Zetsubou ni sayonara ou un XII dizzy aurait été un meilleur choix.
Parlons-en du public justement. Pas moins de 12 évacuations ont été comptées durant le concert et il serait temps pour certain(e)s de se rendre compte de leur propre limite ! Pour le reste, les premiers rangs sont actifs mais le gros du public ne fera que sauter mollement sur place (à l'exception des slammeurs), la fosse restant relativement sage. Il faut dire que les titres de Kurohata ne sont pas les plus explosifs de leur discographie.

Et le hic est là. Il y avait deux options pour kagerou : faire la promotion de leur dernier album (Kurohata) ou bien faire une rétrospective de leur carrière en adéquation avec l’ensemble de cette tournée d’adieu. Le groupe a donc opté pour la première solution, ce qui a ravi les fans récents du groupe mais qui a totalement déplu aux fans plus anciens qui n’ont pu apprécier une dernière fois les titres phares de kagerou. Même les morceaux inévitables comme Yuugure no Shazai ou XII dizzy sont étrangement passés à la trappe ! Et qu'est-ce qu'un concert de kagerou sans ses hits sinon une choucroute sans charcuterie, une équipe de France sans Zidane, un sushi sans wasabi... bref un concert sans moment inoubliable pour le faire devenir le plus précieux des "au revoir" ! Si seulement le frontman du groupe n'avait pas massacré des chansons telles que Kusatta umi de oborekaketeiru boku wo sukuttekureta kimi avec le peu de voix qui lui restait...

On saluera quand même les efforts de Daisuke pour hurler : "Paris je t’aime", ou encore : "Merci" dans notre langue et les larmes un peu surfaites de Daisuke à la fin du concert qui n'ont ému que les adolescentes fleur bleue du public (et encore...) mais malgré ça, le groupe a vraiment manqué de chaleur. Après deux rappels, kagerou repart en coulisse, non sans avoir délivré un ultime et magistral Zetsubou ni sayonara mais malheureusement trop tardif pour rattraper une set list complètement ratée.

Ce fut un "bon" concert malgré tout mais loin d’être leur meilleur, même en France et c’est bien dommage car c’était hélas le dernier ! Ne reste plus que les souvenirs de leurs précédentes prestations et qu'à attendre un très probable DVD live de leur last live au Japon au Zepp Tokyo dans quelques mois pour nous consoler.

***
Dans un soucis d'objectivité, nous avons souhaité publier d'autres reportages du concert écrits par des fans qui, contrairement à nous rédacteurs de JaME, ont apprécié le show.
Voici donc le concert vu par Marion et Izumi.


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J’arrive pendant Lily, je regarde un peu comment est faite la salle et je monte finalement au balcon d’où je verrais toute la première partie.
Arrivée en haut, baita no yuuustu commence à peine. J’en profite pour jeter un coup d’oeil rapide à la scène puis à la fosse et enfin au balcon. Sur la scène ça bouge pas mal, Daisuke gesticule mais c’est Yuana qui se déplace le plus. Dans la fosse, qui n’est remplie qu’à moitié, les pogos forment de grandes vagues, on dirait que la plupart des fans préfère assister au spectacle de loin pour garder un souvenir plus visuel. Même au balcon, on n’a pas de mal à se laisser porter par le rythme de cette chanson ! A ma grande surprise, le son est très bon, j’arrive parfaitement à distinguer ce que chacun joue et me rends aussi compte que Daisuke a carrément changé sa façon de chanter sur scène ; bien que je l’ai sentie à l’écoute de Kurohata, je ne pensais pas que ça ferait autant de différences en live ! L’ingé-son a l’air de s’amuser parce que sur certains morceaux, Yuana et Kazu ont la part belle, parfois ils sont au même niveau... La sauce continue de monter avec un morceau de Kurohata et voilà que 3,2,1 déboule sur la fosse qui se déchaîne, sur scène ça bouge également un peu plus. Kazu, pas trop dans le rythme, essaye quand même d’esquisser quelques pas. On y croit tous cette fois : ce live va être un pot-pourri de leur carrière !! L’énergie monte de la fosse pour s’écraser sur scène, du balcon ça chante aussi, soyons fous !! Puis, on revient sur du Kurohata mais comme tout le monde est chaud ça passe encore, les vigiles commencent à retirer de l’avant de la fosse ceux qui s’évanouissent, il y en a pas mal mais pas autant qu’à l’Olympia, l’année dernière en juillet... Kurohata trouve une nouvelle dimension en live c’est sûr ! Mais on a beaucoup plus envie de chanter que de se lâcher physiquement ou bien est-ce l’effet balcon ? Dans la fosse, il y a de l’espace, mais ça bouge moyennement, parfois on en entend quelques uns chanter mais ce n’est pas très flagrant, pas faute au groupe de vouloir chauffer tout ça ! Kazu passe régulièrement au bord de la scène, Yuana est plus déjanté que jamais (quoiqu’au coupling, il avait carrément slammé !)
Quand Zecchyou spice commence, on voit bien qu’on a pas mal avancé dans le concert et que ce ne sera pas un best of de leur carrière mais un concert pour Kurohata, après tout, nous n’avons pas eu de tournée pour cet album ! On garde quand même l’espoir d’avoir un Yuugure no shazai et un petit Wrist cutter au rappel ! J’apprécie quand même beaucoup cette chanson donc c’est parti pour se défouler dessus et pour chanter à la nouvelle façon de Daisuke ! Evidemment, elle bouge bien alors je la trouve trop courte, puis vient le tour de Seisai to hangyaku, je l’aime bien parce que j’ai toujours pensé que Kazu l’avait composée en souvenir d’Idol gurui no shinrigaku, malgré un refrain assez simple à transformer en yahourt bio, la sauce ne prend pas dans le public (encore une fois, on va croire que j’en ai apres lui XD) et Daisuke se fait avoir en voulant nous laisser chanter mais il reprend le flambeau assez vite, dommage ça aurait pu etre un échange vraiment sympa !! Il nous annonce ensuite <>IJunkan kikei shoujo A, ça tombe vraiment bien, c’est une de mes préférées de Guroshoku !! Apparement tout le monde est content puisque la chanson est acclamée (ou alors est-ce juste le fait que Dai ait baragouiné quelque chose ?). On se donne donc à coeur joie sur ce titre, cette fois le public ne laisse pas Daisuke devant une assemblée endormie !! Au balcon, on bouge aussi, ça fait du bien !! Le public réchauffé, est entrainé dans Rasen Kubi par Daisuke qui nous propose de tourner des poignets sur « guru guru », enfin ça commence à vraiment bouger, tout le monde se donne, que ce soit sur scène ou ailleurs dans la salle. Le refrain est repris encore une fois par le public, ceux qui ont été au premier concert français du groupe se sentent un peu plus en terrain connu et on se prend à vraiment penser que ça va finir sur nos anciens titres préférés déjà joués à Paris !! Le groupe continue sur sa lancée en jouant Hikari no kage, [Tout compte fait, Rakushu est l’album qui les a « révélés » en Europe, de leur point de vue du moins... ]
Avec un peu de recul, c’est marrant d’entendre ces titres chantés avec la « nouvelle voix » de Daisuke. D’une douce transition, le groupe nous ramène vers son drapeau noir, les titres de Rakushu nous ayant bien chauffés, on est prêt à se lâcher sur Setsudan shittyôshô !! Seulement, le public ne suit plus, il semble que Kurohata n’ait pas connu un vif succes et le public est largué, bien que Kazu et Yuana n’hésitent pas à venir sur le devant de la scène dès qu’ils sentent le public faiblir. Encore que, sur ce titre, ça bouge plutôt mais ça crie dès que notre petit chanteur, mimant ses paroles, fait un geste vers la fosse... Après toute cette exitation, le groupe nous assassine avec une ballade... est-ce vraiment le moment ? La pression retombant, on se remet en tête qu’il s’agit là du dernier live et l’émotion monte pendant Shizumu sora suivie d’une ballade issue de Guroshoku cette fois. Enfin, une troisième tirée de Kurohata... ils ont bel et bien décidé de faire pleurer les plus sensibles... d’ailleurs, eux-mêmes ne restent pas sans émotion ! Ensuite, un petit blanc et dans ma tête commencent à résonner les premieres notes de Hakanaki gekijô, la suivante directe sur l’album et voilà que Daisuke lance son « tsuyoku, tsuyoku », ce qui me fait bien rire, et remet un peu d’ambiance en nous transformant les paroles en « lalala » pour qu’on puisse suivre et chanter avec lui !! Il s’y prend à plusieurs reprises faisant comprendre au public qu’il assure pas trop... Finalement, au bout de la troisième fois, il arrive à combler le chanteur : c’est parti pour la dernière, pourtant le public ne suit plus, qu’est-ce qui se passe dans la fosse ?! Après ça , le groupe va enfin pouvoir lancer Tonari machi no kanojo, une de mes préférées de l’album !!
Encore une fois, le public absolument pas friand de Kurohata n’a pas chanté, dommage, j’avais l’impression d’être la seule mais il devait y en avoir d’autres dans le même cas que moi... Tout ça n’a pas empeché le groupe de se donner, Daisuke saute partout et continue toujours de mimer ses paroles pendant que le public bouge sur cette chanson plus qu’entraînante!!
Comme pour clore naturellement cette première partie, kagerou nous joue Mourou epilogue.
En terrain connu, le public répond finalement à Daisuke et la chanson passe très vite !! Daisuke s’en va et le trio de musiciens reste pour nous faire de l’instrumental : Shizumi se lève en continuant de frapper ses cymbales, ça dure un petit moment, puis ils s’entendent pour arreter malgré les aplaudissements et les encouragements du public... Les membres du groupe quittent un à un la scène en lançant leurs médiators ou baguettes, si précieux aux yeux des fans, car ce soir, c’est la dernière opportunité d’avoir un objet de leur idole... Shizumi enverra ses baguettes au fin fond de la salle !
C’est à ce moment que je décide d’aller dans la fosse, le rappel risque d’être monstrueux et les gens dans la fosse : fatigués ! Mais en fait, je découvre qu’on est pas du tout serré ici, en bas, il y a largement de la place et certains ont même gardé leur sac à dos, incroyable... Le Bataclan était-il trop grand pour le 3eme concert de ce mois-ci ? J’arrive du coté de Kazu, donc je reste là, (ça me change, d’habitude je reste plutôt coté Yuana).
Le public apelle quelques fois le groupe mais dans l’ensemble, ça discute plutôt, comme si tout le monde attendait patiemment les dernieres minutes... Finalement, le groupe revient et le public se réveille.. mais pas pour longtemps ! Alors que tout le monde s’attend à une bonne vieille chanson, le groupe entamme Kusatta umi de (...) . Et là se produit un miracle... Ou bien, en première partie, le public chantait depuis le début et j’entendais vraiment rien de là haut ; ou bien tout le monde a écouté cette chanson en boucle depuis sa sortie... Peu de gens chantent les couplets mais le refrain est connu de tous !! C’est vraiment très beau et ça fait plaisir pour le groupe... [Honnêtement, je pensais qu’ils finiraient sur cette chanson, mais ils ne l’ont pas fait (oui, elle finit par « arigatou, sayonara ») et heureusement, je crois qu’encore plus de gens auraient pleurer là, c’était déjà limite vu l’émotion ambiante] . Pour nous remonter un peu tout en restant dans cette ambiance, ils nous jouent Akatsuki, dans la fosse on saute et on chante, ils bougent tous sur scène. Daisuke vient même en dehors de la scène pour se mettre devant nous, bien qu’il reste hors d’atteinte. Le groupe refait une pause mais bien moins longue que la première.
Puis ils reviennent et Daisuke annonce un nouveau titre... Alors qu’on est à deux chansons de la fin, une grande partie reste dubitative pendant cette chanson, après tout, il n’en restera plus qu’une et après cette set-list pas très attendue, tout le monde se demande ce sera laquelle... Sous une pluie d’applaudissements, Daisuke annonce la dernière : Zetsubou ni sayonara, pourquoi ne pas nous dire adieu dans le désespoir après tout ? Dans la fosse, ça réagit au quart de tour, la puissance de cette chanson nous permet mieux de tenir le choc que si ça avait été une chanson calme à la Kusatta umi de (...) !! On reprend tous en coeur le refrain, certains vont chanter du début à la fin, on sent que ça touche le groupe, pendant la chanson Daisuke crie des « Pariiiiis » et pendant qu’on chante le refrain , un « je vous aime » pratiquement dénué d’accent !! Un cri du coeur ? De la comédie ? En tout cas, l’émotion est là et c’est ce qui importe !! On le voit en larmes, il crie des « arigatou » et quand la musique se termine, chacun crie à sa façon qu’il ne veut pas que kagerou s’en aille maintenant... Puis parti d’un point, un mot se répand dans la fosse, que le public scande d’une seule voix « arigatou ! arigatou ! arigatou ! » je ne sais combien de fois tous les membres du groupes, sauf Yuana qui s’amuse comme un fou , nous montrent des yeux humides. Kazu reste plutôt en retrait, et Daisuke planté à sa place, nous regardant, le visage déformé par ses pleurs. Yuana saute partout, c’est sûrement sa façon à lui d’apprécier sa dernière prestation en France.. Finalement, Shizumi arrive sur le devant de la scène, un grand sourire aux lèvres mais des yeux plein de larmes qui ne veulent pas couler... Du coté des fans, ces adieux sont tellement déchirants pour certains qu’ils se mettent aussi à pleurer ou s’effondrent au milieu de la fosse, se fichant complètement de ce qui pourrait leur arriver. Pendant que d’autre font simplement la chasse au médiator... Une fin de concert presque comme les autres.
On regrettera surtout qu’il n’y ait pas eu deux dates d’organisées pour les européens, une dédiée à kurohata et l’autre, récapitulative, pour les fans qui les ont supporté depuis le début...

***

kagerou, live report du 17 décembre au Bataclan

Après 14h30 d’attente dans le froid, le Bataclan ouvre ses portes à l’heure prévue, 19h30. Heureusement car l’ambiance virait tout sauf sympathique, l’alcool aidant quelques fous furieux et les vigiles commençant à perdre patience…

Tout le monde prend place, la mienne se situant à quelques 3 ou 4 personnes des barrières, côté Yuana. Les lumières s’éteignent et le concert commence sans retard. Shizumi, nœud pap' et costard, entrent sur scène, suivi de près par Kazu, blond platine cette fois, brushing défiant la gravité comme à son habitude, Yuana toujours motivé, puis Daisuke, un look rappelant fortement Zetsubou ni Sayonara.
Ils entrent tout de suite avec Lily, du Kurohata donc, les trois premières en seront. Puis une petite vieille : 3.2.1 qui anime bien vite la foule qui connaît tout de suite mieux les paroles. Les chansons de Guroushoku et Rakushu entraînent davantage les réactions de la foule, beaucoup plus dans son élément même si Daisuke fait souvent appel au public, Kurohata est au final bien moins connu. La première partie se finit avec une extrême majorité de ce dernier album mais le groupe est fidèle à lui-même, Yuana n’est pas avare en grimaces, Daisuke vit toujours sa musique à fond, Shizumi toujours aussi expressif et amateur des mouvements de foule. Quant à Kazu, le peu que je le voyais, il avait le sourire et semblait beaucoup plus proche du public et à son aise que lors de leurs précédentes prestations. Les bouteilles volent, la braguette de Daisuke ne cesse de s’ouvrir et de se fermer. Quelques petits canards de Yuana mais le groupe en bons pro font mine de rien et tout passe fort bien. L’ambiance dans la fosse est agitée mais en essayant seulement de tenir debout, je finis projetée au 2e rang et la visibilité est bonne.

Le groupe revient le temps de se changer et de se démaquiller en ce qui concerne Daisuke et c’est parti pour une petite Kusatta umi de obore kakete iru boku wo sukutte kureta kimi, le public est alors plutôt réceptif mais la fin approche à grand pas et la tristesse de la chanson rend l’ambiance plus lourde. Ils enchaînent ensuite avec une petite de Guroushoku : Akatsuki, histoire de... Puis le groupe s’en va et revient bien vite, tout le monde ayant revêtu le T-shirt de la tournée et c’est le début de la fin avec une inédite : Ichirin ha aoku puis celle que la plupart du public attend avec impatience : Zetsubou ni Sayonara. Les kagerou ont déjà eu l’expérience de la réaction que provoque cette chanson chez le public français et c’est pourquoi ils nous l’avaient réservée bien au chaud pour la fin. Seulement voilà, Daisuke et Kazu se mettent à pleurer et le public n’est pas en reste. Yuana qui était plus calme depuis quelques chansons se remet à faire le clown pour détendre l’atmosphère mais rien n’y fait. Tout le monde chante, crie, hurle les paroles de la chanson attisant encore plus l’émotion du chanteur. Puis la fin arrive et Daisuke, en larme, crie des « ARIGATÔ » et des « MERCI », ayant déjà hurlé « JE T’AIME PARIS » pendant un solo de Yuana. Le public s’égosille à lui répondre puis il s’en va, le reste du groupe jetant tout et n’importe quoi dans la foule et la scène se retrouve vite vide. C’est fini.

Au final, la setlist en déçoit beaucoup, moi également pour une majorité de Kurohata. Certains titre « cultes » du groupe étant restés sur le bord de la route pour favoriser le dernier album, seulement cela n’a rien de surprenant étant donné que c’était la première et dernière fois que cet album aurait pu être joué sur le sol français. C’était donc un choix à faire et qui, ma foi, est tout a fait logique, je n’ai qu’à m’en prendre à moi-même si je ne connaissais pas encore les paroles. Et après, tout le groupe a aussi voulu nous faire plaisir, le fait d’avoir joué Zetsubou ni Sayonara (c’est fou comme ce titre se prête bien à l’occasion…) à la toute fin le prouve.
Et aussi quelques moments mémorables :
- Le gauffrage de Yuana en plein solo après avoir fait un de ses petits tourniquets dont il a le secret, il fallait que ça arrive mon cher, et vas-y que je finisse le solo par terre.
- Le passage de fan service entre Daisuke et Yuana, toutes langues dehors et léchage à gogo, les vigiles en ont senti leur dîner leur remonter dans le gosier on dirait…
- Shizumi et son passage de batterie debout en faisant bouger le public et toutes les fois où il était devant il trouvait moyen de faire son show.
- La reprise du thème « lalala » repris plusieurs fois un ton plus haut pendant lequel ils nous faisaient chanter, dommage car là encore, on ne connaissait pas trop la chanson d’autant plus que lorsque Daisuke essayait de nous relancer, on entendait pas grand chose et Yuana tendait l’oreille mais fort sympathique malgré tout.

Au final : un bon live, très bon, dans la lignée de leurs précédents à la différence de la setlist. Le groupe est toujours le même et ils nous ont offert ce soir-là un immanquable et mémorable concert d’adieu. Peut-être certains en auraient attendu plus pour un last live en France, cela dit je ne vois guère ce qu’ils auraient pu faire de plus… Adieu kagerou alors, puisque c’est ainsi… Merci.

***
SET LIST

1- Lily
2- Baita no Yuuutsu
3- Shitsuren toiu na no mujou
4- 3,2,1
5- Rakka suru yume
6- Aka no kyushoku
7- Zettyou Spice
8- Seisai to Hangyaku
9- Junkan kikei shoujo A
10- Rasen Kubi
11- Hikari no kage
12- Setsudan Shittyôshô
13- Shizumu Sora
14- Ochiba to kimi to boku to
15- Kogarashi
16- Hakanaki gekijô
17- Tonari machi no Kanojô
18- Morô epilogue

Encore 1- Kusatta umi de obore kakete iru boku wo sukutte kureta kimi
Encore 2- Akatsuki

Encore 3- Ichirin ha aoku
Encore 4- Zetsubô ni Sayonara

***

Merci à Jvstore, Ganshin France, Alias, le Bataclan.
Photos : Niok- et Ayou
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