Kazuyoshi Saito

斉藤和義

également connu sous le nom de:   Saito Kazuyoshi  
major - actif (1991 - )
Il y a des carrières courtes et éphémères... Seul le talent et la vie sont les sources fragiles d'une carrière devant la lumière des projecteurs. D'autres s'échappent du "star system" pour pouvoir mettre en avant leur talent de la manière la plus libre possible. Saito Kazuyoshi est l'un de ces artistes un peu secrets de la scène japonaise, un talent rare, un bijou pour certains. Avec son physique d'éternel jeune rebelle, il a su forger un parcours culte en gardant un univers plus que personnel. Loin du côté superficiel, la musique de Kazuyoshi possède un style et une âme vraie.
Sa musique très subtile met en avant un rythme et une mélodie rare. De plus, il fait partie des musiciens les plus talentueux de sa génération multi-instrumentaliste. La guitare reste tout de même son principal moyen d'expression.
Mélange raffiné de folk, rock et pop, il est resté fidèle à certains de ces plus grands inspirateurs tels que Yutaka Ozaki ou les légendaire Rooters.
auteur: luca (2008-04-15)
composition
biographie
Saito est originaire de la ville de la préfecture de Tochigi où il voit le jour le 22 juin 1966. Il est alors fortement influencé par la scène folk rock britannique et américaine, tout en suivant le courant de revendication de son ainé (d'une année) Yutaka Ozaki.
Il se plaît aussi dans les mouvances "underground" de la scène tokyoïte des années 80.

Il débute alors sa carrière dans un petit groupe d'amis de fac avec une bonne vieille guitare sèche.
Dès 1991, il décide de quitter le groupe, son destin est celui du chat solitaire indépendant, loin des contraintes d'un groupe. Il enregistre des démos mettant en avant son panel sur tous les instruments.

Tout fleuve quel qu'il soit possède une source. Cette origine qui va faire basculer et qui est à l'origine de la carrière de Saito est une participation à la télévison TBS en 1992.

Les observateurs sont alors impressionnès de voir le charisme du jeune homme au look de gitan. Il signe dès lors auprès du label BMG Fan house.


Le prélude culte


En 1993, Kazuyoshi impose ses opinions et style plus que marquants. C'est à la fin de l'été 1993 que sort le premier album intimiste de l'artiste,
même s'il ne possède que sept titres. D'entrée de jeu, l'artiste est à maturité et cet album sera la découverte de l'année pour beaucoup au Japon. Cet album est un voyage d'une superbe régularité. Un mélange de gaieté (Tokyo blues), de romantisme (Rain Rain Rain) mélodique accompagné d'une présence pianistique importante. Certains standards de son répertoire sont là avec : boku no mi ta biitoruzu ha tiibui no naka.
Un slow envoûtant est aussi présent : boku wo uzume te.

Il enchaîne sur une petite tournée tout en restant concentré sur son second album qui sortira au début du printemps 1994.
Cet album est une confirmation, loin de rester sur l'effet de surprise du premier opus, Saito va prendre un tournant assez rock sur l'album Sutekina Nioi No Sekai avec certains morceaux : ichi Nin yogari. Son univers original est une vraie cure de jouvence. Ce qui surprend pour ce jeune artiste c'est une présence instrumentale intense et envoûtante sur la chanson Sutekina Nioi No Sekai).

Une sensation romantique sur aru hi no dekigoto est loin de mettre en échec cette impression.
Le titre culte, kanojo, fait lui aussi partie de l'album, un standard de l'artiste où sa voix et son style font des merveilles.

Son talent va lui permettre de faire ses premières apparitions télé sur les grandes chaines nationales.

Débordant d'activité, en février 1995 il sort son troisième album. Pour certains fans de la première heure, l'album est un peu moins constant que les précédents. L'artiste prend une route plus expérimentale avec des orientations parfois jazz.

Mais l'album possède des bijoux comme tatoeba kimi no koto et surtout celle avec laquelle on n'hésite pas à monter le son arui te kaero sans oublier déjà vu, plus exposée commercialement.


Le phénomène Kazuyoshi


1996-1997 : les années du prodige
En l'espace de 21 mois Saito va sortir trois albums.
Trois opus et pas des moindres.

En février 96 sort FIRE DOG, un album rock, un album choc, peut-être son meilleur. Cet album est un mélange fiévreux de rock folk et pop. Même averti par les méthodes et les architectures des oeuvres de Saito, on reste toujours surpris par la constance de l'album avec très peu de faiblesses.
Je ne citerai pas les titres phares de cet album, pourquoi ?
L’explication : tout amateur de musique japonaise se doit de posséder un tel album, lancez les commandes.

Jirenma sort un an après, moins revendicatif, plus pausé que son prédécesseur, l'album revient sur les racines de son pays. Une orientation qui va devenir très compulsive dans son futur. Jirenma est presque exclusivement électrique à l'exception de la mélancolique Inshou ni nokoru kisetsu.
On y trouve aussi des intonations un peu funky sur des morceaux comme
koufuku na choushoku taikutsu na yuushoku et kimi ga hyaku kai uso tsui te mo.
Au final, l'album est peut-être trop expérimental par moment mais il reste enraciné sur une terre fertile et stable : kyoushuu.

L'album sera aussi le début d'une réelle reconnaissance populaire en étant classé dans l'Oricon.

La fin de l'année 97 s'annonce pop avec un opus vivifiant : Because. Orientation anglo-saxonne, avec un côté assez délire, Saito nous surprend encore.
Il est vrai que j'avais été un peu déçu de Jirenma mais là sur Because on s'éclate comme des gosses.
Côté fantaisie : na ri tai ; nie kira nai otoko
Made in Saito traditionnel : Tsukikage ; utau tai no baraddo
Made in Jazz : sayonara
Made in Pop : Hey! MrAngryman
Que dire du dernier coup de sabre du samouraï avec une décapitation de folie sur le titre I'm free revendicatif et saignant à souhait : Une petite tuerie, encore un album à posséder.


Le break Live Live

Contrairement à ses premières années de carrière, il ne sortira pas de nouvel album. Il profitera de ses deux années 1998 et 1999 pour sortir un premier "best of" ainsi que deux albums "live".

Déjà aguerri aux scènes réputées (Nissin power station en 1994), il va se forger une solide réputation de soliste en concert. Il est aussi initiateur de nombreux festivals universitaires avec un public accroc à son style.
Tokyo est son poumon et toutes les salles sont et seront un lieu pour mettre en avant son talent.

C'est ainsi que sort Golden Delicious un album résumant les six premiers albums de l'artiste, une mise en bouche vitale pour les novices.

Mais la bonne surprise va venir de la double sortie en 1999 de deux albums "live".

Le premier Golden Delicious Hour est une version acoustique de ces concerts, déjà déroutant on y découvre le joyau folk Saito Kazuyoshi.
On citera le vieux proverbe du vieux qui se répète, mais la vérité est ailleurs. Cet homme, Saito, a un don! Le don de l'émotion, il retourne une âme à quiconque souhaite rentrer dans son monde. Je ne me suis pas encore remis de ses solos de guitare sèche et de piano.
Souvenir de concert et surtout souvenir des futurs et des actuelles prestations de l'artiste.


Le second, Décembre, est électrique ; une autre vision de l'artiste, plus gaie, plus folle mais tout aussi passionnante. L'album est pimenté de certains inédits. Reprise rock avec son style instrumental fougueux : spéciale jouissance sur I'm free ; sabaku ni akai hana ...

Avec ce double ticket live 1999, je vous promets un long moment de bonheur en perspective.

L'année 1999 se finira par une collaboration avec le réputé batteur Odawara Yutaka sur l'album Seven.


Le changement

Fin 1999, Saito change de maison de disques pour aller chez Victor Entertainment.

Le premier album dans sa nouvelle maison sera COLD TUBE, un album avec une majorité de textes en anglais. Avec un tel artiste, on est en droit d'être exigeant. L'album déçoit un peu, trop pop pour le fan de la première heure, on y retrouve tout de même le style de Kazuyoshi sur deux ou trois morceaux : NO BLUES ; umi ni dekake ta.

Il nous gratifie tout de même d'un super morceau final avec COLD TUBE.
On poursuit l'année avec cette petite lueur du temps passé plus vivifiant. Cette nostalgie ne sera pas effacée par le mini album qui sortira fin 2000.


Le retour


La résurrection va venir fin 2001 avec une tournée acoustique, redonnant le coup de fouet espéré pour reprendre la marche.

On n'est alors pas surpris par la sortie de son 8ème album en janvier 2002, 35 STONES. On peut alors regarder l'horizon par les fenêtres avec une pensée unique : Saito est de retour. L'artiste est en colère, l'album est en majorité très rock. On se sent chez soi, un sentiment de plaisir et de sécurité BAD TIME BLUES ; gekiteki na shunkan.

On retrouve le sourire, Saito se lance aussi dans des intonations rhythm'n'blues (guddo taimingu) inconnues alors, mais on ne va franchement pas s'en plaindre. On y retrouve aussi ces morceaux planants dont il a le secret : terepashii


Puis il y a des jours, des périodes où on tombe sur une lumière. December - Winter Caravan Strings est cadeau, un présent qui nous transporte sur un concert live de 2001 dans un théâtre. Saito est venu avec sa fidèle compagne, une bonne vielle guitare sèche. Mais sa guitare n'est pas seule car il est accompagné de six musiciens classiques, plantant une atmosphère subtile.

Ce double album live est un piège dans lequel on entre la tête la première.
Futur acheteur, je ne vous gâcherai pas le plaisir de le découvrir. Un achat obligatoire.

On retrouve Saito au début du printemps avec l'album NOWHERE LAND
. Un album de bonne facture avec de bons titres comme : kono furugi ha dare gaki teitaNdarou ; yawa rakana bi. Cet opus reste toute de même un album de transition.



L'hommage

Après plusieurs représentations scéniques, l'année 2004 sera marquée par un hommage à l'un de ces modèles, le mythique Yutaka Ozaki. Il enregistrera le titre Yami no Kokuhaku (Exist In The Dark) pour l'album hommage BLUE - A TRIBUTE TO YUTAKA OZAKI.
Quand la musique est à l'unisson de l'émotion, les larmes ne se cachent plus. Saito retournera le coeur de bon nombre de fans de l'étoile Ozaki lors de l'interprétation de ce titre. Il sera aussi l'un des plus impressionnants lors du concert hommage à Ozaki en 2004. Merci Saito !!!!

L'année 2004 sera aussi marquée par la sortie de son 10ème album studio Seishun Blues. Un album symbole où il s'affiche avec son écusson : deux têtes de mort, l'une fumant une cigarette.
Un opus mettant en avant toute la maturité de l'artiste. Le travail mélodique est très abouti. Mettant en avant son côté charmeur sur furui rajikase, l'une de ses meilleures productions. L'orchestration est assez importante avec l'apport de nombreux instruments.

Pas avare de surprises, il part sur une petite folie rétro sur le morceau kanashiki machikado

Il sera aussi le 30 juillet 2004 au Fuji rock festival pour la première fois.

J'ai souvent insisté sur le côté spécial de la sorite des albums live de l'artiste. Ces prestations sont de hauts volets. On découvre alors l'une des facettes les plus précieuses de l'artiste.

Fort de cette réputation, c'est le 26 novembre 2004 que je vais connaître de manière physique l'atmosphère particulière d'un concert de Saito.

Ce concert sera retranscrit avec la sortie de l'album live Hikigatari 12gatsu in Budokan - Seishun Blues Kanketsu Hen en 2005.

Concert acoustique, une vraie claque, on y découvre un artiste proche de son public intimiste, envoûtant avec ses solos de guitares. Parfois surprenant mêle, quand après le premier rappel il revient sur scène avec un kimono traditionnel orné de deux têtes de mort. Impossible de se remettre de l'enchainement sur des morceaux furui rajikase et boku no kakato ha nakanaka hera nai.

Une bête scénique se cache derrière cet homme. Un fauve encore plus dangereux quand il chasse seul.


La quarantaine

En 2005, il se fait plaisir en participant au second album hommage aux Rooters.
Il mettra en avant les coqs japonais avec toute sa vie.

L'année 2005 s'achèvera avec la sortie de compilations collector retraçant principalement ses cinq dernières années avec plusieurs bonus dont son dernier single Fly. Un bon moyen de faire le bilan de sa carrière et pour les fans novices de rentrer dans son univers. Les deux compilations Kuroban et Shiroban sont gratifiées d’une couverture très "sexe" avec un prix raisonnable alors sortez la carte bleue.


Abordant sa 40ème année en 2006, la route va encore être jouissive

To be continued...
auteur: luca (2008-04-15)
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