Au départ la musique n'intéressait pas vraiment Maruosa, il préférait se plonger dans la lecture de Gegege no Kitaro de Shigeru Mizuki, un de ses mangas préférés. Mais un jour, il écoute par hasard un morceau de YMO, et découvre que la musique ne nécessite pas forcément de paroles, qu'elle peut être instrumentale. Il creuse cette piste jusqu'au jour où un ami lui montre un logiciel informatique qui lui permet de construire ses propres
morceaux.
Vers 2001, il commence par produire de la pop (!) et on lui propose de collaborer avec deux joueurs de Gameboy. Il accepte, mais prend le micro pour changer ses habitudes. Il se met à hurler et c'est le déclic. Sa
musique change subitement de direction avec cette nouvelle arme surpuissante qu'il vient de découvrir.
La formule est explosive. En l'espace de quelques années, Maruosa enchaîne les tournées marathons à travers le Japon et l'Europe, et monte même sur la scène du festival Sonar à Barcelone en juin 2008 avant d'attaquer
une série de concerts en Océanie.
Il est un homme actif. Il sait développer son réseau en organisant des
concerts sur Tokyo, et gère même son propre label Rendarec, qui diffuse enregistrements et informations provenant de ses copains musiciens MIDI-sai, aaaaa, Ove-Naxx, Bogulta, DJ Scotch Egg et DODDODO.
Un grand merci à sonore.com pour la biographie.
Dans un maelström supersonique, Maruosa exécute une performance à la violence digne d'une fresque infernale italienne du XVe siècle. Seul sur scène, notre homme dégage une énergie largement équivalente à celle d'un groupe de death metal tout entier passé à la moulinette breakcore électronique. Hurlements d'outre-tombe et tourbillon chevelu à émerveiller les vendeurs de shampooing du monde entier, Maruosa démontre pourtant que
l'ultra violence musicale n'est pas forcément synonyme d'épouvante et de destruction.
Hors de scène, il est un jeune homme calme et posé, soucieux de son hygiène alimentaire et physique. Ce qu'il veut transmettre au public c'est une énergie humaine et positive. Maruosa dit : "Il y a beaucoup de gens au
Japon qui ne se sentent pas bien, et ils écoutent de la musique ambiante, calme et planante pour se consoler. Je crois que c'est une erreur, ils feraient mieux d'écouter une musique comme la mienne pour se remonter le moral". Une thérapie par électrochoc comme le suggère le titre de son album Exercice and Hell. Paradoxe d'une transmission d'énergie positive puisée dans une musique à priori bruyante et chaotique.






